Israël a décidé de fermer ses frontières, après que des citoyens israéliens eux-mêmes non vaccinés aient importé le variant sud-africain.

Que penser de cette décision :

  • Interdire l’entrée d’un variant est totalement illusoire.(voir article ci-dessous)
  • C’est à chaque fois des citoyens israéliens qui importent les variants et le gouvernement pénalise les non-Israéliens, pour jouer aux gros bras, alors qu’il ne fait rien contre les non-vaccinés israéliens.
  • Que seule une vaccination obligatoire permettra de réduire vraiment les risques.
  • De deux choses l’une : soit les gouvernements sont convaincus que le vaccin est efficace, et le rendent obligatoire, soit ils n’en sont pas convaincus et ce serait grave, et cela expliquerait pourquoi ils se déchargent sur leurs concitoyens pour qu’ils prennent la responsabilité de se faire vacciner et c’est alors de la lâcheté. D’autant que cela autorise les non-vaccinés à être dans la majorité ceux qui plombent tous les services de santé, et à être les vecteurs de l’épidémie.

Cela pour dire que tous les gouvernements, alors qu’ils savent rendre obligatoire une dizaine de vaccins, ne sont pas capables de rendre obligatoire, un vaccin pour une épidémie qui a fait à ce jour plus de six millions de morts dans le monde en un peu plus d’un an.

Quels sont les vaccins qui sont devenus obligatoires ?

En plus des 3 vaccins actuellement obligatoires :

– la diphtérie, – le tétanos – la poliomyélite

S’ajoutent :

– l’Haemophilus influenza B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), – la coqueluche, – l’hépatite B, – la rougeole, – les oreillons, – la rubéole, – le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites), – le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites)

En pratique, l’extension à 11 vaccins obligatoires représente 10 injections pour les enfants, étalées sur 2 ans. Au moins 70 % des enfants connaissent déjà ces 10 injections sur 2 ans et 80 % plus de 8 injections. 

Tout cela pour dire, tant que les gouvernements ne rendront pas obligatoire la vaccination complète, pour leurs citoyens, et tous ceux qui veulent entrer sur leurs territoires sont responsables de cette pandémie qui perdure, avec les dégâts humains, économiques, politiques et sociologiques.

Covid-19 : la fermeture des frontières peut-elle arrêter le variant Omicron ?

L’émergence de ce «variant préoccupant» aux 32 mutations a fait vivement réagir la communauté internationale. De nombreux pays, dont la France, limitent les déplacements avec l’Afrique australe.

La question divise l’opinion publique et la communauté scientifique à chaque fois qu’un variant émerge. Les uns ricanent, citant le nuage de Tchernobyl qui s’arrête miraculeusement à la frontière, ou dénoncent un repli nationaliste ; les autres voient au contraire dans le contrôle aux frontières une solution pragmatique et réaliste dont l’efficacité n’est certes pas absolue, mais qui permet de limiter les dégâts.

Force est de constater que les mesures de fermeture partielle ou totale des frontières, très décriées au début de l’épidémie en mars 2020 – l’OMS était catégorique pour affirmer leur inutilité – sont devenues une solution plébiscitée par nombre de pays au fil des vagues épidémiques. Avec le variant Omicron, découvert jeudi en Afrique du Sud, jugé «préoccupant» par l’OMS et qui compte un nombre record de 32 mutations au niveau de sa protéine Spike, les décisions de limitation des déplacements ont été encore plus rapides que pour les variants Alpha (apparu en Angleterre) et Delta (apparu en Inde).

Les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, la Suisse, l’Arabie saoudite, notamment, ont d’ores et déjà interdit les vols en provenance d’Afrique du Sud et des pays voisins (Botswana, Zimbabwe, Namibie, Lesotho, Eswatini, Mozambique et Malawi). La Russie suivra dimanche, et l’Espagne mardi. Le Japon a quant à lui choisi de durcir ses restrictions d’entrée, avec notamment 10 jours d’isolement pour les personnes en provenance de cette région d’Afrique. La France a aussi décidé de renforcer les contrôles à sa frontière avec la Belgique, où un premier cas européen du variant Omicron a été détecté. Deux autres l’ont été au Royaume-Uni tandis que deux sont étudiés, en Allemagne et en République tchèque.

Mesures drastiques ?

Toutes ces mesures peuvent-elles être utiles ou sont-elles illusoires ? Les scientifiques sont au moins unanimes sur un point : une fois qu’une épidémie est installée sur un territoire, des contrôles aux frontières sont absolument inopérants dans la mesure où les contaminations venues de l’extérieure ne représentent plus qu’une infime partie de l’ensemble des cas. Le débat porte en revanche sur leur efficacité au tout début de l’épidémie.

Le «Plan national de prévention et de lutte Pandémie grippale » de 2011, établi après l’épidémie de grippe H1N1 et toujours en vigueur, ne s’étendait guère sur les restrictions frontalières mais précisait néanmoins : «Un contrôle sanitaire aux frontières n’est efficace qu’au début de l’épidémie, lorsque les cas sont rares en France». La version précédente du plan, datant de 2009, était beaucoup plus précise et favorable aux contrôles aux frontières. «Dès lors que le démarrage d’une pandémie paraît imminent», trois «mesures drastiques» étaient notamment prévues : un «contrôle aux frontières, efficace s’il est mis en œuvre précocement» ; une «interruption des arrivées et départs internationaux de passagers, notamment aériens, vecteurs d’importation de l’épidémie» ; une «mise en quarantaine des équipages et passagers à l’arrivée des vols en route depuis les pays touchés lors de la décision d’interruption».

La littérature scientifique confirme aussi l’efficacité de mesures de contrôle en amont d’une épidémie. «Les modèles épidémiologiques estiment que les restrictions de voyage fonctionnent au début d’une pandémie, mais deviennent de moins en moins efficaces au fil du temps», pouvait-on lire dans un article de Nature paru le 22 janvier 2021. Une autre étude publiée dans la même revue le 4 décembre 2020 révélait que les restrictions aux frontières étaient même le troisième type de mesure le plus efficace après l’interdiction des rassemblements et la fermeture des structures éducatives.

Si les mesures de contrôle aux frontières peuvent donc ralentir l’apparition d’une épidémie si elles sont prises tôt, elles ne sont pas pour autant une solution miracle. «Nous n’avons jusqu’à présent jamais réussi à empêcher un variant d’arriver sur le territoire français, reconnaît auprès du Figaro Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l’Université de Montpellier. Il serait donc illusoire de croire que les frontières arrêteront totalement le variant Omicron si celui-ci disposait de suffisamment d’avantages par rapport au Delta pour le supplanter, ce qui est loin d’être encore certain. Une bonne nouvelle n’est d’ailleurs pas à exclure, rappellent les épidémiologistes, qui appellent à ce stade à rester prudent.

Frontières et stratégie zéro Covid

«L’Omicron ou un autre variant peut l’emporter sur les souches actuelles de Covid-19. Devrions-nous complètement fermer nos frontières dans la durée ? Mais nous ne savons absolument pas combien de temps cette pandémie durera ! Dans nos sociétés, une telle solution jusqu’au-boutiste n’est ni souhaitable, ni viable. Seule la Chine y parvient jusqu’à maintenant», fait remarquer le Dr Pierre Parneix, médecin spécialiste de Santé publique au CHU de Bordeaux. «La fermeture des frontières a été plébiscitée par les pays favorables à une stratégie zéro Covid, mais ils sont en train de l’abandonner, comme la Nouvelle-Zélande, car elle n’est pas tenable dans le temps», abonde le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste et directeur médical de Doctissimo.

Ces arguments qui confortent l’idée qu’une frontière n’arrête pas un variant, sauf à vivre en totale autarcie pour une durée indéterminée, sont valides, mais n’enterrent pas les contrôles voire les fermetures provisoires des frontières pour autant. «On sait que les événements à l’origine d’une ‘épidémie dans l’épidémie’ sont cruciaux pour le début de la dynamique et, même si cela semble extrêmement difficile, il est donc essentiel d’en repousser au maximum la survenue, ce qui nous permettra d’accumuler des connaissances d’ici-là et d’adapter les mesures en conséquence», précise l’épidémiologiste Mircea Sofonea. Contrôler les frontières permet donc de gagner du temps. «Mais dans quel but ?», interroge, sceptique, le Dr Gérald Kierzek. «Pour préparer nos hôpitaux ? Nous ne le faisons pas depuis le début de l’épidémie ! Pour créer un vaccin spécifiquement conçu pour ce nouveau variant ? Nous prévoyons déjà une troisième dose de rappel avec l’actuel vaccin», argue-t-il.

Le médecin urgentiste plaide en revanche pour que les personnes qui arrivent en France soient mieux dépistées. «Pourquoi ne pas tester les eaux usées des avions, par exemple ? En attendant, vous isolez les voyageurs», propose-t-il. Car une chose est sûre : contrôler les frontières est vain si la politique de dépistage ne suit pas derrière. «Le variant Omicron est peut-être déjà en France !», craint le Dr Pierre Parneix. Santé publique France a déclaré ce samedi que «ce variant n’a[vait] pas été détecté sur le territoire», mais cela ne présage rien car le criblage des tests PCR positifs qui sert à reconnaître la présence ou l’absence de trois mutations du virus et qui est réalisé pour la moitié des dépistages effectués en France ne permet pas d’identifier le variant Omicron. La méthode qui le permet – le séquençage complet du génome viral – est beaucoup moins répandue dans l’hexagone, ce qui pose un réel problème pour identifier rapidement un nouveau variant sur le territoire. «On séquence très peu en France, regrette la biostatisticienne Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave Roussy. Si nous étions une île comme Taïwan et que nous avions une politique massive de dépistage de la population et d’isolement des cas positif, des contrôles aux frontières pourraient fonctionner, mais ce n’est pas le cas».

Bref, les contrôles voire la fermeture des frontières, notamment aériennes, ne sont pas une solution miracle capable d’arrêter un virus, l’ensemble des scientifiques s’accordent sur ce point. Une majorité d’entre eux estiment néanmoins qu’en amont d’une épidémie (ou d’une épidémie dans l’épidémie) et en parallèle d’une politique efficace de dépistage, ils permettent de freiner la dynamique épidémique et de gagner du temps. Encore faut-il employer ce temps gagné à bon escient.

Le Figaro – JForum

 

 

3 Commentaires

  1. Tout le monde appréhende le variant 0’micron et beaucoup en france semblent ignorer le VIRUS macron qui lui est entouré de pleins de métastases, ses ministres et députés de la france en marche arrière. Ce mal de france est quasiment incurable, car pendant encore 5 ans il va pouvoir ajouter 2 ou 3 millions de « chances pour la france » et de malchances pour les français. Enfin, ce sont eux qui l’auront voulu.

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