Le Hamas humilie le « Conseil de la paix » de Trump
par Khaled Abu Toameh
S’attendre à ce que le Hamas désarme volontairement, c’est comme s’attendre à ce que l’EI ou Al-Qaïda renoncent au djihad (guerre sainte) et deviennent des mouvements politiques pacifiques.
Malgré ces refus répétés, le « Conseil de la paix » persiste dans ses efforts embarrassants pour négocier avec le Hamas la reddition de ses armes. La situation est devenue surréaliste. Au lieu de contraindre le Hamas à des conséquences concrètes, les médiateurs internationaux semblent supplier le groupe terroriste de coopérer.
Les médiateurs, notamment le Qatar, l’Égypte et la Turquie – qui entretiennent tous des relations directes avec le Hamas et se présentent comme des acteurs clés des négociations – méritent également un examen attentif. Sans surprise, ces pays n’exercent aucune pression significative sur le Hamas pour qu’il désarme.
Pour le Hamas, la « résistance » armée n’est pas négociable: elle constitue la raison d’être même du groupe.
L’échec du plan de Trump pour Gaza devient désormais de plus en plus difficile à dissimuler.
L’incapacité persistante à imposer le désarmement nuit à la crédibilité des États-Unis au Moyen-Orient. L’Amérique semble désormais incapable de faire respecter ses propres conditions, même après avoir multiplié les menaces et les ultimatums à l’encontre du Hamas. Ses alliés, ainsi que l’Iran et ses autres soutiens terroristes, observent la situation de près.
Le « Conseil de la paix » de Trump devrait cesser de s’humilier en poursuivant des chimères sur la modération du Hamas. Plus les négociations s’éternisent sans résultat, plus le Hamas paraît fort et plus les États-Unis semblent faibles.
Khaled Abu Toameh est un journaliste primé basé à Jérusalem
Assez de là réhabilitation du Hamas: les familles endeuillées exigent l’arrêt immédiat de l’acheminement de l’aide humanitaire.
Le cri des familles endeuillées: le Forum de l’Héroïsme, qui rassemble plus de 300 familles ayant perdu des proches dans la guerre, a adressé aujourd’hui (jeudi) une lettre urgente et sans équivoque au Premier ministre Benjamin Netanyahu, exigeant l’arrêt immédiat de l’entrée des camions d’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

« Monsieur le Premier ministre, vous nous aviez promis que le Hamas ne représenterait plus une menace et que nous ne relâcherions pas nos efforts jusqu’à son anéantissement total. Malheureusement, le Hamas se reconstitue et renforce son emprise tandis qu’Israël lui fournit des marchandises – des marchandises destinées au terrorisme », ont écrit les familles, empreintes de douleur. Le forum souligne que les camions acheminés vers la bande de Gaza deviennent immédiatement « l’oxygène » de l’organisation terroriste et se traduisent par des fonds et des dollars qui financent son renforcement.
Dans leur lettre, les familles ont clairement indiqué qu’elles ne pouvaient accepter que l’ennemi se réimplante à Gaza au prix du sang de leurs proches : « Chaque camion qui passe met en danger la sécurité de nos soldats et des habitants du sud. Tous les ultimatums sont caducs – cessez immédiatement cette honte. »
Outre cette demande ferme, les familles ont signé un message de soutien à une position inflexible : « Nous vous encourageons à tenir bon sur tous les fronts. Le peuple est fort et, si Dieu le veut, nous vaincrons, mais nous le devons à nos héros bien-aimés tombés au champ d’honneur. »
JForum.fr avec gatestoneinstitute.org et Meta
Photo : Terroristes du Hamas à Gaza, le 25 janvier 2025. (Photo : Abood Abusalama/Middle East Images via AFP)
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