(une trentaine de kilomètres à l’est de Liège).

Abdelhamid Abaaoud, impliqué dans les attentats de Paris et mort le 18 novembre à Saint-Denis, était «le chef» de cette cellule, selon le parquet fédéral belge. D’après les informations du «Monde», la cellule de Verviers avait projeté un attentat dans un aéroport, selon «un mode opératoire correspondant en tout point à l’attentat-suicide de mardi dans l’aéroport de Zaventem». 

Ce qui est de sûr, c’est que les autorités soupçonnent cette cellule d’avoir voulu commettre un attentat contre des policiers en Belgique l’an dernier. Le 15 janvier 2015, dans cette ville de l’est de la Belgique, un spectaculaire assaut des forces spéciales belges contre la maison où elle avait ses bases s’était soldé par la mort de deux jihadistes, Sofiane Amghar et Khalid Ben Larbi. Un troisième avait été interpellé après avoir tenté de fuir par une fenêtre.


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«L’action publique est éteinte» concernant Amghar et Ben Larbi, ainsi que contre «le chef des inculpés Abdelhamid Abaaoud», tous trois morts, a précisé le parquet fédéral dans un communiqué. Mais seize de leurs complices présumés, inculpés au cours de l’instruction, seront jugés devant le tribunal correctionnel, à une date encore non fixée. Jeudi, «la chambre du conseil de Bruxelles (une juridiction d’instruction) a ordonné le renvoi devant le tribunal correctionnel de 16 personnes (dont quatre détenues préventivement) dans le cadre de la tentative d’attentat terroriste en préparation à Verviers», selon le communiqué. Aucune identité n’a été précisée. 

Amghar et Ben Larbi, originaires comme Abaaoud de la commune bruxelloise de Molenbeek, avaient également rejoint la Syrie en avril 2014, avant de rentrer clandestinement en Belgique et de se cacher rue de la Colline à Verviers début janvier 2015. Malgré les consignes de discrétion extrême de leur «chef», ils avaient évoqué leurs projets alors que la planque était sous écoute, ce qui avait permis leur neutralisation et probablement d’empêcher un bain de sang. 

Début mars le quotidien flamand Het Nieuwsblad avait affirmé que la cellule de Verviers n’était pas composée de 16 personnes encore en vie mais de 23, en comptant neuf membres en fuite à l’encontre desquels un mandat d’arrêt international a été émis. Le parquet fédéral avait refusé de commenter. 

Le Parisien

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