A French gendarme waits for the start of the trial of Jawad Bendaoud, the man accused of housing the suspected planner of the November 2015 attacks, at the courts in Paris, France, January 24, 2018. REUTERS/Christian Hartmann

Au quatrième jour d’audience, le tribunal s’est penché sur la vie du « logeur des terroristes » du 13-Novembre, et celles de ses deux co-prévenus.

Le tribunal s’est penché, au quatrième jour, lundi 29 janvier, du procès de Jawad Bendaoud, accusé d’avoir hébergé deux des terroristes du 13 novembre 2015, sur la vie des trois jeunes prévenus. C’est finalement assez bref : ils ont passé plus de temps de leur vie d’adulte derrière les barreaux que dans leur cité. Sauf Youssef Aït Boulahcen.

Le jeune homme de 25 ans, soupçonné d’avoir aidé sa sœur à cacher Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attentats, et poursuivi pour « non-dénonciation de crime », fait tout pour se faire oublier. Lui n’a pas de casier, comparaît libre, pointe ponctuellement au commissariat chaque semaine, a changé très officiellement de nom et endure les audiences le nez baissé, une écharpe sur le visage. « Vous permettez que je me tourne pour pas être photographié ou dessiné ? », dit Youssef Aït Boulahcen. « C’est pour ça, que vous vous cachez depuis le début de l’audience ? », répond la présidente, Isabelle Prévost-Desprez.

C’est pour ça. Il vient de décrocher son diplôme d’ambulancier, travaille aussi « sans relâche » comme livreur de journaux et gagne autour de 3 000 euros par mois. Il aide son petit frère, lui a même donné sa voiture, il est célibataire, sans enfants. Des personnes à charge ? « Avant, j’avais un chat. » Il est poli, bien habillé, parle en termes choisis et s’efforce d’être absolument lisse. Pour faire oublier la littérature djihadiste trouvée chez lui, qu’Abaaoud aussi était son cousin, même s’il ne le connaissait guère, et qu’une de ses sœurs le traitait de « sale radicalisé » – ce qu’il nie hautement.

Mohamed Soumah, dit Mouss, est son exact contraire. C’est lui qui a mis Hasna, la sœur de Youssef, en contact avec Jawad Bendaoud. Une mère guadeloupéenne, très catholique, un père guinéen, musulman. Il a choisi à 13 ans l’islam, « parce que je porte le nom de mon père », mais il est aussi loin des djihadistes qu’un dealer de coke d’un amateur de thé au ginseng.

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