Mazen veut un Etat-membre avec Jérusalem-Est pour Capitale©

6
1044

ABU MAZEN SE RENDRA PROBABLEMENT FIN FEVRIER A L’ONU

pour DEMANDER

LA RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE COMME ETAT MEMBRE AVEC JERUSALEM-EST COMME CAPITALE.

 

Le journal saoudien Asharq al-Awsat déclare, selon des sources palestiniennes, que Mahmoud Abbas a l’intention de se rendre à la fin du mois au siège de l’ONU à New York pour mobiliser les états, dans l’intention d’exiger que le statut de l’Autorité palestinienne à l’ONU passe du statut d’Etat  observateur à celui d’état membre, avec pour capitale Jérusalem-Est. Il s’agit d’isoler le président Trump et d’écarter les USA du rôle de médiateur dans les négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne.

Si l’Autorité palestinienne est acceptée comme Etat-membre, les Palestiniens ont l’intention de traduire des hauts responsables israéliens devant la Cour internationale de justice. Pourtant, cette initiative est en contradiction avec l’accord entre les deux parties, depuis Oslo, de ne pas mener d’action unilatérale.

En outre, le représentant de l’Autorité palestinienne à l’ONU, Riyad Mansour, va convoquer le Conseil de sécurité, afin que M. Abbas fasse un discours aux membres du Conseil.

Abou Mazen, semble-t-il, veut présenter un dessein, qu’il n’est pas prêt à abandonner  : Jérusalem comme capitale de l’Etat palestinien. Abbas a décidé de « briser les règles » devant le président américain Donald Trump, après qu’il fut révélé les détails du plan de paix américain (selon le New York Times et d’autres médias). Abou Mazen a compris que la présence de l’Autorité palestinienne à Jérusalem serait limitée à Abu Dis.

Dans son discours, Abu Mazen va probablement mettre en avant la position palestinienne  : l’arrêt de l’occupation et l’établissement de l’état palestinien dans les limites de frontières de 1967 avec  Jérusalem est comme capitale.

Cela signifie que la zone qui comprend la vieille ville dans ses murs, y compris le Mont du Temple et tous les quartiers juifs, le Mont des Oliviers, la ville de David et le reste des zones autour de la vieille ville sera situé sur le territoire de l’État souverain d’Israël. A l’époque des anciens premiers ministres Ehud Olmert et Ehud Barak, Israël avait accepté un consensus sur l’unité de Jérusalem et a présenté des concessions sur la base d’une nouvelle division, cependant, l’autorité palestinienne l’a refusée.

A présent, il est clair pour l’équipe américaine, qu’il est impossible d’offrir une telle concession, ce qui met en colère Abu Mazen. Cependant, Abu Mazen n’est pas dupe, il sait qu’aucune résolution contre Israël ne passera au Conseil de sécurité de l’ONU avec le veto américain.

Après la déclaration du Président Trump, Abu Mazen a choisi de créer à la hâte un clash avec Trump, ainsi, une fois encore, il n’a pas raté l’occasion de rater l’occasion, et a continué d’exiger sans rien proposer. Abu Mazen comme Arafat ont toujours été d’accord de négocier sur tout, sauf sur leurs exigences…

Abu Mazen n’obtient rien de constructif des Etats-Unis, mais, bénéficie d’un « soutien moral » et des discours de sympathie, de la part de l’Europe.

Un haut responsable de la Maison Blanche a déclaré au journal israélien Israël Hayom : «C’est une honte que les dirigeants palestiniens condamnent notre plan par avance, alors qu’il n’est pas encore achevé et n’a pas encore été révélé : ni aux Palestiniens, ni aux israéliens. Pour le moment, nous continuons à travailler avec vigilance sur le projet qui devrait convenir aux deux parties. Certains éléments tentent de critiquer le plan de paix par avance, tout en sapant les efforts pour parvenir à une paix durable”.

Certes, Netanyahou a fixé comme principes d’un accord que Jérusalem reste unifiée, pas d’évacuation des implantations et sans le retour des réfugiés. Par conséquent, même si des concessions sont susceptibles d’être faites, pour Abu Mazen les principes américains sont probablement basés sur les lignes de Netanyahu.

Est-ce que l’ONU peut accepter l’Autorité palestinienne comme membre actif de l’ONU ?

Pour cela, il faut qu’un Etat réponde à quatre critères qui déterminent un Etat, cités dans la Convention de Montevideo sur les droits et les devoirs des États, signé à Montevideo (Uruguay) le 26 décembre 1933 au cours de la septième Conférence pan-américaine qui détermine dans le système légal international la consolidation du statut d’Etat.

Cette convention est citée en droit international en particulier pour sa définition d’un État souverain respectant quatre critères :

  • être peuplé en permanence,
  • contrôler un territoire défini par des frontières fixes,
  • être doté d’un gouvernement,
  • être apte de gérer les affaires intérieures et des relations avec les autres États.

Pour accepter un nouvel Etat membre à l’ONU, il faut la recommandation du Conseil de sécurité de l’ONU. Il faut obtenir pour cela une majorité de 9 voix sur 15 membres du Conseil (sans le veto d’un membre permanent).

Dans ce cas, la proposition passe au vote à l’Assemblée générale de l’ONU, où le nouvel Etat doit obtenir une majorité de 2/3 de voix pour être accepté comme membre de l’Assemblée.

Dans l’éventualité de la reconnaissance par l’ONU d’un Etat palestinien, Abu Mazen annule une grande majorité des exigences palestiniennes. L’OLP qui, selon sa charte, représente tout le peuple palestinien dans le monde, ne sera plus reconnue comme organisation de défense du peuple palestinien à l’ONU. Le fait de se constituer en Etat, annule la représentativité de l’OLP et les droits de retour de réfugiés en Israël va perdre sa légitimité.

La reconnaissance unilatérale d’un Etat annulera aussi automatiquement tous les accords signés avec Israël depuis 1993.

Les USA n’acceptent pas un Etat dans les frontières de 4 juin 1967, contraire à la lettre d’engagement du président Bush adressé à Ariel Sharon de 2004 dans laquelle, pour les USA, revenir aux frontières du 4 juin 1967, assimile Israël au fait de vivre dans les « lignes de cesser le feu » de 1948. Il est inacceptable, pour les USA, de revenir en arrière.

Abu Mazen va, sans doute, jouer au poker menteur à l‘ONU, à moins qu’il accepte de vivre dans l’illusion que même une grande majorité de pays arabes ne soutiennent plus.

Par ©Claude Tencer

6 COMMENTS

  1. Dans cette histoire, ce qui est imbécile ce sont les occidentaux, et le pape en tête!, qui veulent avec moult compassion que les lieux saint du christianisme passent sous domination musulmane. Car les lieux saint du christianisme se trouvent bien à “Jérusalem-est”, n’est-ce pas? Le christianisme serait-il un sous produit de l’islam?
    Si les occidentaux savaient cela, peut-être serait moins dans un palestinime de pacotille.

  2. Ce clown n’a toujours pas compris ! Il commence vraiment à fatiguer….
    “La folie consiste à refaire toujours la même chose en espérant des résultats différents” – Einstein.
    Mais avec le cirque qu’est l’ONU on n’est jamais à l’abri des surprises.
    En 70 ans les falestiniens, ce peuple inventé, n’ont jamais été capables de formuler les critères de bases pour l’existence d’un état viable.
    Ça n’a d’ailleurs jamais été leur intention qui est de simplement faire disparaitre Israel.

  3. Abou Mazen veut un Etat-membre avec Jérusalem-Est pour Capitale.
    Le Mensonge de 60 ans continue.
    Si le Grand Machin accepte l’Etat Terroriste “Palestinien” alors pourquoi ne pas faire rentrer l’Etat Corse, l’Etat Basque, l’Irlande du Nord, Chypre turque, etc…..

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.