A cause de la coopération secrète, Zelensky a évité Israël.
Les tensions diplomatiques entre Jérusalem et Kiev s’intensifient, mais il s’avère qu’en coulisses, les armées renforcent leurs rangs. L’ambassadeur d’Ukraine en Israël, Yahan Kornychuk, a abordé aujourd’hui la question de l’absence de visite officielle du président Volodymyr Zelensky en Israël lors de son récent séjour dans la région. Il a précisé que la raison en était simple : le président ukrainien n’avait reçu aucune invitation officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Dans une interview accordée à « Kan News » sur la chaîne B, l’ambassadeur a tenu à souligner que, malgré les répercussions politiques, la coopération sécuritaire entre les deux pays demeure solide.
Selon l’ambassadeur Korniychuk, la coopération en matière de renseignement et de défense militaire contre « l’axe du mal » Iran-Russie s’est poursuivie discrètement, les deux pays reconnaissant ouvertement mener la même lutte. Il a souligné que les canaux de communication entre les services de sécurité n’ont jamais été interrompus, et a employé une image forte pour illustrer les liens unissant les peuples : « Nous sommes plus que des amis, nous sommes une famille. Et dans une famille, même face à des relations complexes, nous trouvons toujours une solution. »
Parallèlement aux messages conciliants sur le plan sécuritaire, l’ambassadeur n’a pas ménagé ses critiques à l’égard du système judiciaire et répressif israélien dans l’affaire dite du « vol de céréales ». Cette saga juridique et économique porte sur des allégations de vol de céréales en Ukraine, alors sous occupation russe, et de leur déchargement dans des ports israéliens. Kornychuk a affirmé qu’Israël traînait des pieds et ignorait les renseignements et les images satellites indiquant l’origine des marchandises, allant même jusqu’à critiquer le système israélien : « Israël dispose de services de renseignement tout aussi performants que les nôtres ; ils pourraient facilement prouver l’origine des céréales s’ils le voulaient. »
L’affaire du blé volé a débuté avec le cargo « Panormitis », qui faisait route vers le port de Haïfa avec une cargaison de blé soupçonnée d’être volée. La crise entre les deux pays s’est apaisée seulement après le départ du navire sans décharger sa cargaison, empêchant ainsi Israël d’acheter ces marchandises litigieuses. Cet incident fait suite à un précédent problématique survenu en avril 2026, lorsqu’un autre navire, le « ABINSK », a déchargé une cargaison similaire à Haïfa malgré des avertissements préalables de Kiev. De leur côté, les importateurs de blé continuent d’affirmer qu’il s’agit de transactions normales avec des fournisseurs russes connus et qu’aucune directive gouvernementale ne les interdisait.
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