Former French Prime Minister Manuel Valls gestures as he announces that he will run for mayor of Barcelona during an event in Barcelona, Spain, September 25, 2018. REUTERS/Albert Gea

CATALOGNE – Un meeting de Manuel Valls a été perturbé par une trentaine de personnes ce mardi 4 décembre à Barcelone.

Alors que le candidat à la mairie de Barcelone pour 2019 s’exprimait dans le quartier populaire du Raval, des militants indépendantistes et d’extrême-gauche ainsi qu’un collectif de prostituées (Putes Llibertàries), munis de drapeaux antifascistes et de banderoles prônant la liberté d’expression, se sont fait entendre.

Les messages les plus répétés ont été en faveur de la liberté de dirigeants indépendantistes emprisonnés, ainsi que des insultes envers Manuel Valls, le qualifiant de fasciste, raciste et lui intimant de rentrer en France, rapporte El Paiscomme on peut le voir dans notre vidéo en tête d’article.

 

L’ancien Premier ministre français, venu pour exposer ses propositions en matière de sécurité, a déclaré que ces contestations étaient un signe de « l’intolérance vécue à Barcelone et en Catalogne ».

Il a dû finir par quitter le quartier, escorté par des forces de l’ordre jusqu’au métro. En partant, Manuel Valls a dit « une bise à tous et beaucoup de tolérance et de respect », selon les images diffusées sur les réseaux sociaux.

La sécurité, argument central de sa campagne

Une demi-heure avant le meeting du candidat, des membres de Putes Llibertàries avaient diffusé ce message:

« Il semble que Manuel Valls envisage de venir au Raval pour semer son discours rétrograde et contraire à la classe ouvrière, face à ceux qui souffrent le plus des politiques néolibérales et racistes qu’il représente ».

Manuel Valls a fait de la sécurité l’un des arguments centraux de sa campagne alors que la criminalité, et surtout les vols, ont augmenté de 19% depuis le début de l’année à Barcelone, selon des chiffres officiels datant d’octobre.

Élevé à Paris par un père catalan et une mère italo-suisse et naturalisé français à 20 ans, il s’est engagé de l’autre côté des Pyrénées après l’échec de ses ambitions présidentielles en France en 2017.

C’est pourtant le moins apprécié des candidats pour les élections municipales de mai, où Ernest Maragall, candidat du parti indépendantiste ERC (gauche républicaine catalane) fait figure de favori devant la maire sortante Ada Colau, selon un sondage publié le 18 octobre par le journal El Periodico de Catalogne.

Le HuffPost

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