L’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Abdel Ilah Khatib, a affirmé mardi que le régime libyen avait demandé son intervention avant l’offensive lancée samedi soir par les rebelles sur Tripoli.
« Quelques jours avant l’attaque des rebelles contre Tripoli, des responsables libyens m’ont demandé d’intervenir » auprès de l’ONU, a déclaré M. Khatib, un ancien ministre jordanien des Affaires étrangères, au quotidien jordanien semi-gouvernemental Ad Destour.
« Je leur ai dit qu’en tant que médiateur, je cherchais ce qui était acceptable pour l’autre partie. Or celle ci refuse de négocier quoi que ce soit avant le départ de Libye de Mouammar Kadhafi », a-t-il ajouté.
« Les rebelles ont été clairs : ils ne veulent pas négocier avant un engagement que Kadhafi s’en ira », a rappelé M. Khatib.
« Les dirigeants libyens ont mal interprété et sous-estimé la position internationale, pensant qu’avec le temps, elle s’affaiblirait ou changerait », a dit Khatib, qui a souligné que sa mission était « sur le point de se terminer ».
Les rebelles ont lancé une offensive samedi soir sur Tripoli, appuyés par des combattants arrivés par la mer de l’enclave de Misrata (214 km à l’est de la capitale) et à partir de dimanche par des combattants de l’Ouest, entrés dans la capitale libyenne pratiquement sans résistance de la part des forces pro-Kadhafi.
Les insurgés affirment contrôler désormais la majeure partie de Tripoli.
AMMAN, 23 août 2011 (AFP)
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