Berlin victime d’un « chantage à l’holocauste », dit un polémiste .
Thilo Sarrazin, ancien membre du directoire de la banque centrale d’Allemagne et acteur controversé du débat public en Allemagne, a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que son pays était l’otage de la zone euro et la victime d’un « chantage à l’Holocauste » le contraignant à financer les errements budgétaires de ses partenaires.Dans un essai à paraître mardi, « L’Europe n’a pas besoin de l’euro », Thilo Sarrazin estime qu’on force l’Allemagne à accepter les principes d' »euro-bonds », des emprunts communautaires européens, et de mutualisation des dettes pour prix de son passé nazi.
En acceptant de renflouer la Grèce, écrit-il ainsi, l’Allemagne a révélé sa « prédisposition au chantage ».
« Cette politique fait de l’Allemagne l’otage de tous ceux qui, au sein de la zone euro, pourraient avoir, un jour ou l’autre et pour quelque raison que ce soit, besoin d’aide », ajoute Sarrazin dans cet essai dont le magazine Focus publie des extraits.
Quant aux partisans allemands des obligations européennes, « ils sont poussés par ce réflexe très allemand selon lequel nous ne pourrions finalement expier l’Holocauste et la Deuxième Guerre mondiale qu’une fois transférés en des mains européennes l’ensemble de nos intérêts et de notre argent ».
La coalition conservatrice d’Angela Merkel, qui prône l’austérité budgétaire pour sortir l’Europe de la crise des dettes souveraines, est soumise à de fortes pressions pour accepter le principe d’emprunts communautaires européens et intégrer des éléments de croissance dans le Pacte budgétaire signé par 25 des 27 Etats-membres de l’Union européenne.
Ces pressions se sont accentuées depuis l’élection de François Hollande à la présidence française.
Le nouvel essai de Thilo Sarrazin, déjà critiqué en 2010 pour ses thèses sur l’islam et la place des étrangers en Allemagne, a suscité la controverse avant même sa publication.

Dans le Bild am Sonntag, le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, estimait dimanche qu’en développant « cette absurdité absolue », Sarrazin agissait « soit parce qu’il en est convaincu, soit par calcul méprisable ».
« Il est pathétique qu’il se serve de l’Holocauste pour assurer la plus grande attention possible à ses thèses sur les euro-obligations », a surenchéri l’écologiste Jürgen Trittin lundi dans le quotidien Die Welt.
ZoneBourse.com Article original
Le recours à une pratique exceptionnelle dans le monde antique peut redonner un sens emblématique à la civilisation européenne.
La notion de jubilé comme principe applicable dans la résolution du surendettement dans l’Antiquité
Le 22 janvier 2013 marquera le 50e anniversaire du traité de l’Élysée qui marqua la réconciliation de la France et de l’Allemagne.
La célébration d’un évènement au terme d’une si longue période à l’échelle humaine se nomme un jubilé.
Mot directement issu de l’Ancien Testament (jobel) et repris dans la langue française (jubiler) et allemande (jubeln) pour signifier que l’on se réjouit vivement de quelque chose.
Il faut dire que dans la tradition biblique cette fête solennelle publique, célébrée donc tous les cinquante ans, avait de quoi réjouir le peuple puisqu’elle avait notamment pour effet d’éteindre à intervalle régulier les dettes et les créances.
Une remise des compteurs à zéro en somme.
Une « règle d’or » avec un tout autre contenu dont on ne sait d’ailleurs si, elle aussi, elle était strictement observée.
Quoiqu’exceptionnelle, une telle « régulation » de la vie économique par remise de dette ne fut pas rare dans l’antiquité et sous diverses latitudes.
Elle perdure même de nos jours sous quelques formes : pour les particuliers, avec les législations sur le surendettement et, dans les relations internationales entre États, avec les remises de dettes parfois accordées aux pays en développement surendettés.
Dans ces colonnes, un membre du Cercle, Dominique Doise, a fait une belle relation historique de cette pratique voici peu de temps.
Et, extrapolant aux États une coutume qui bénéficiait aux particuliers, il en a tiré un mode opératoire pour la résolution de la crise de surendettement qui affecte nombre d’États européens, dont la Grèce en particulier.
Je ne puis qu’en recommander la lecture, car les bonnes idées ne sont pas si fréquentes et doivent être rappelées.
Pourquoi, au-delà de l’effet d’aubaine et de l’apparente récompense de l’incurie, une telle mesure de désendettement des États par rachat ultime et partiel de la dette publique par la BCE serait-elle la bienvenue ?
Pas seulement à cause de notre culture judéo-chrétienne qui prône le pardon et la réconciliation.
Essentiellement parce que les circonstances s’y prêtent, voire l’exigeant.
Il faut avoir à l’esprit que « souvent la rigueur excessive du recouvrement de dettes a été à l’origine de graves crises sociales, voire d’insurrections populaires dans l’Ancien Israël, en Grèce (déjà) et à Rome ».
Et dans ces cas « la promulgation de lois jubilaires ayant pour objectif la remise générale de dettes était destinée à redresser la situation sociale et économique du pays par l’application de mesures de justice distributive et commutative ».
Situations qui ne sont pas sans rappeler le mouvement des Indignés et celui de Occupy Wall Street.
Sans parler de l’énorme taux de chômage des jeunes en Espagne, en Grèce, au Portugal et en France, ni du risque d’éclatement de l’euro et qui plus est de l’Union européenne.
Cette remise de dette jubilaire serait une mesure d’exception réfléchie, discutée, calibrée, décidée par les membres de l’UE.
Une sorte d’article 16 de notre constitution transposé à l’économie de l’UE, que la BCE accepterait d’exécuter sous condition.
La condition c’est évidemment l’acceptation par les États « bénéficiaires » de la règle d’or et le début d’exécution de réformes structurelles.
Une telle mesure permettrait d’épargner à l’Europe la décennie de stagnation qui, selon Thierry Breton, serait nécessaire pour réformer les vieux États.
Ceux-ci retrouveraient rapidement une marge de manœuvre conséquente (baisse du ratio dette/PIB, abaissement du coût de financement sur les marchés, recapitalisation et réforme du système bancaire de nature rouvrir le crédit à l’économie, mise en place d’une régulation financière efficace sur les produits dérivés et les ventes à découvert) et les replaceraient de façon définitive devant leurs responsabilités.
Cela éviterait l’épineux sujet des eurobonds dont un ancien membre du Directoire de la Bundesbank, Thilo Sarrazin, vient d’écrire que ses compatriotes qui en sont partisans « sont animés par un réflexe allemand caractéristique selon lequel l’expiation pour l’Holocauste et la Seconde Guerre mondiale ne sera parfaite que lorsque nos intérêts et notre argent seront dans des mains européennes ».
On voit qu’il y a du chemin à faire…
Il n’est peut-être pas nécessaire d’attendre la célébration du Traité de l’Élysée pour évoquer au niveau politique ce qui pour certains paraît une aberration économique, financière et monétaire.
En effet en matière de jubilée au moins français et Allemands parlent le même langage.
Même la période si délicatement évoquée par M. Thilo Sarrazin n’a éradiqué ni le terme ni l’idée.
osalteccino/ LeCerleLesEchos.fr Article original
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sarrazin est un homme merveilleux ! ce titre est lamentable…
Je crois que les nonnistes français du projet de Constitution Européenne font payer cher à l’Europe entière leur coup de gueule., leur « ras le bol » qui portait d’ailleurs sur d’autres choses. A ce moment là on aurait eu le temps d’organiser des institutions qui nous auraient permis une gouvernance économique, au lieu de laisser supporter aux forts, dont l’Allemagne et la France, les malaises des faibles ( ça c’est la gauche Bobo qui prône de redistribuer l’argent des riches aux pauvres.sauf quand c’est elle qui paye.)
Maintenant on est obligé au coup par coup, dans l’urgence, de monter des structures qui nous permettent d’agir, avec les dérives antisémites que l’on voit surgir de ci de là, surtout chez ceux qui sont solvables.
On y arrivera, mais les européens y perdent leur sang-froid. Ce qui nous manque, c’est une répartition plus équitable du comptage des voix des Etats, ce qui aurait été revue par le projet de constitution, et voilà..
Et encore citer l’ Holocauste, ou la « question juive » chaque fois qu’il est question de restrictions financières,de crise économique , alors qu’ils ont fini de payer leur réparations de 1945, et que les Allemands sont maintenant des amis, et les juifs ne sont pas les « riches » qu’il est jalousé partout
C’est bien ce qui s’est passé avec l’anti- Sarkozisme: parler d’austérité c’est donner prise à l’antisémitisme chronique dont il a fait les frais même s’il n’est pas juif, car de toute façon juif ou pas, l’antisémitisme cogne