JERUSALEM, 24 août 2010
Le syndicat du ministère israélien des Affaires étrangères, en conflit salarial avec son administration, a demandé à l’ambassade à Washington de boycotter la délégation aux négociations de paix avec l’Autorité palestinienne, rapportent mardi les médias israéliens.
Un responsable israélien a qualifié sous le couvert de l’anonymat une telle éventualité de « gênante », rappelant que « lorsque le Premier ministre est en visite, l’ambassade fournit une base logistique et un soutien ».
Le télégramme adressé par le syndicat aux employés de l’ambassade les appelle à refuser de prêter assistance à la visite, qu’il s’agisse de réservations d’hôtel, d’organisation des déplacements, de l’arrivée à l’aéroport du Premier ministre Benjamin Netanyahu, des conférences de presse ou de la coordination avec les autorités américaines, selon les médias.
Le Premier ministre est attendu à Washington pour la reprise le 2 septembre des négociations directes israélo-palestiniennes, après 20 mois d’interruption.
L’organisation de la visite de M. Netanyahu en Grèce au cours du mois avait été confiée au service de renseignements israélien, le Mossad, en raison de la grève perlée des services diplomatiques, qui avaient accusé le Mossad de casser leur mouvement. En juin, les diplomates israéliens avaient protesté contre leurs conditions salariales en venant au travail en jeans et sandales. Ce conflit a eu des répercussions sur le plan diplomatique. Plusieurs dignitaires étrangers ont ainsi été abandonnés sans préavis en pleine visite en Israël par leurs chauffeurs du ministère des Affaires étrangères, et ont dû être récupérés par leurs ambassades respectives.
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