L’ex-premier ministre revient sur les erreurs commises lors du précédent quinquennat, qui ont, selon lui, coûté la victoire à la droite à la présidentielle. «Il faut être lucide sur le bilan» de Sarkozy, assure-t-il au Figaro.Jean-Pierre Raffarin à contre-courant. Alors que l’association des Amis de Nicolas Sarkozy organise ce mercredi son premier colloque, les critiques de l’ex-premier ministre à l’encontre de l’ancien chef d’État, révélées par Le Monde, prennent une saveur particulière.
Dans L’État de l’opinion, la revue que TNS Sofres publie chaque année en collaboration avec Le Seuil, Jean-Pierre Raffarin fait un bilan sans concession des faux pas commis par Nicolas Sarkozy lors du précédent quinquennat et de la campagne présidentielle.
Pour le sénateur de la Vienne, les conditions étaient réunies pour que la droite l’emporte en mai 2012.
Mais l’échec a été causé par une série d’erreurs, qu’il impute directement à Nicolas Sarkozy.
Pour ce partisan du «droit d’inventaire», l’ex-président a commis un premier impair en amorçant une droitisation de sa politique, lors du fameux discours de Grenoble de juillet 2010.
Une stratégie appliquée également dans l’entre-deux tours de la présidentielle, qui a empêché le rassemblement des différentes sensibilités de la droite, accuse Raffarin.
Plus largement, l’ancien premier ministre porte un regard assez sévère sur une campagne menée en solitaire par Nicolas Sarkozy:
«Les comités de campagne étaient un salon convivial où le chef exposait sa stratégie et commentait ses performances», se souvient-il.
Une critique qui n’est pas neuve: en juillet dernier, il évoquait déjà dans Le Monde «l’exercice solitaire du pouvoir» de Nicolas Sarkozy.
Jean-Pierre Raffarin reproche à Nicolas Sarkozy de n’avoir pas été à la hauteur lors du débat télévisé de l’entre-deux tours:
«Peu de respect pour son adversaire, peu de considération pour ses arguments, peu de distance avec la pression, pas d’humour, pas assez de hauteur, ce débat était un combat bien peu présidentiel», attaque-t-il.
Il estime également que Nicolas Sarkozy a eu tort de ne pas changer de premier ministre à l’automne 2010. Cela lui aurait permis «d’enclencher une dynamique nouvelle», estime-t-il.
Enfin, l’élu de la Haute assemblée juge que l’ex-président «a fait cadeau du Sénat» à la gauche, citant pêle-mêle «des investitures sénatoriales absurdes, une réforme territoriale mal portée par le gouvernement, une réforme de la taxe professionnelle improvisée» et «une désinvolture permanente» à l’égard du Sénat.
Ces «erreurs» disqualifient-elles Nicolas Sarkozy pour 2017?
«Son retour est une question de circonstances (…)
Nous verrons en 2016», a éludé le sénateur de la Vienne, invité du Talk Orange-Le Figaro.
Insistant sur le rôle de «la nouvelle génération», qui «doit être dans la reconquête», il juge que «l’hypothèse Sarkozy ne doit pas empêcher l’émergence de talents» à l’UMP.
«Pour reconquérir la confiance des Français, il faut que nous soyons lucides sur le bilan» de la droite, ajoute-t-il.
Voilà Nicolas Sarkozy rhabillé pour l’hiver.
Ses proches, qui font entendre depuis plusieurs jours la petite musique d’un retour possible de l’ancien président en 2017, restent droits dans leurs bottes.
«Je souhaite que Nicolas Sarkozy revienne dans la vie politique», a assuré Claude Guéant mercredi sur i-Télé.
Pour l’ancien secrétaire général de l’Élysée, «la campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 était rassembleuse. Elle ne divisait pas».
«On le regrette (…) 75% des militants UMP souhaitent son retour», a renchéri Nadine Morano sur RFI.
Rassemblés toute la journée à la Maison de la chimie, à Paris, les sarkozystes historiques devraient avoir l’occasion de réitérer leur soutien à l’ancien président.
Mais, à droite, certaines langues se délient.
Si Bernard Accoyer juge le raisonnement de Jean-Pierre Raffarin «un peu expéditif», il estime qu’«il n’est pas interdit de regarder ce qu’on aurait pu faire différemment».
«Peut-être que certaines réformes n’ont pas été assez loin, que d’autres n’ont pas été faites à temps, que d’autres auraient pu être également conduites», a-t-il estimé sur LCI.
En janvier, l’ancien président de l’Assemblée nationale regrettait ouvertement que l’ex-majorité ne se soit pas suffisamment mobilisée pour «améliorer la compétitivité de l’économie française».
20-02-2013/ Le Figaro.fr Article original
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Rien à ajouter David c!
Entièrement d’accord avec vous.
Etant de droite, j’avais voté Sarko la première fois mais très rapidement, je m’en suis mordu les doigts.
Je confirme : ce type est une calamité, une véritable catastrophe ! Il n’a rigoureusement aucune compétence pour diriger un pays de plus de 60 millions d’âmes. C’est totalement au-dessus de ses capacités. Il a proprement bousillé le bien-être des Français avec sa façon de tailler à la serpe, toutes les décisions que son égo a prises (tiens par exemple, avec sa politique de représailles insupportable sur la route, on roule à présent avec l’œil rivé sur le compteur au lieu de regarder la route… Au moyen-âge, c’était les bandits de grands chemins qui disaient la bourse ou la vie. Sarko a placé durablement ce rôle dans les mains de la justice et à présent, c’est elle qui nous raquette quand on prend la route!)
Il y a certes la crise qui est responsable du climat économique, mais Sarko nous en a rajouté une sacrée couche!
C’est comme avec cette europe débile qu’il a défendue et qu’on nous avait « vendue » comme une nécessité pour notre économie, pour que nous soyons forts et solidaires ; Je m’en rappelle encore quand ils disaient « Un euro fort pour ne pas subir un litre d’essence dispendieux ! » La bonne blague… J’en ris encore chaque fois que je vais à la pompe ! Et tandis qu’on avait l’électricité la moins chère d’europe, il va falloir aligner les tarifs sur ceux de l’europe (les tarifs vont ainsi prendre 30% d’ici 2017). Et finalement, récemment à cause de Merkel, l’europe a diminué de 40% le budget d’entre-aide pour les plus pauvres. Et la « Merkel » a même le culot de déclarer que « l’europe n’avait pas pour vocation de nourrir les pauvres!!!!!!!! (sic!) »
Ah bon? Alors elle nous sert à quoi cette europe de vomissures? A nous imposer que seuls les plus riches s’enrichissent encore plus en nous prenant tout beaucoup plus facilement puisqu’il n’y a plus de frontière (tels les banques et les nouveaux milliardaires…)? A favoriser les déplacements rapides (Go Fast) des dealers de drogues ou à faciliter les délocalisations de notre industrie pour la même raison ? Ou bien est-ce pour nous imposer les décisions des lobbies agroalimentaires qui s’efforcent de développer des poisons pour s’enrichir de façon outrancière sur le dos de notre santé, avec la bénédiction et les encouragements de l’europe qui fait la promotion des OGM et de la farine à base de protéines animales pour nourrir les poissons, et ensuite les poules, et puis après les vaches afin qu’elles redeviennent folles…?
J’ai plus de respect pour certaines décisions assez courageuses (même si c’est loin d’être parfait) de Hollande et de ceux qui l’entourent, tel M. Valls qui force souvent mon admiration, que pour Sarko qui pour notre sérénité, n’aurait jamais dû quitter son nid doré de Neuilly.
Alors pitié ! Tout mais pas « Sarko 2 : Le retour ! »
Maintenant qu’il s’est « cassé », qu’on ne le recolle surtout pas.
M.Raffarin a toujours eu des conclusions pleines de bon sens ! et c’est le cas une fois encore ! de plus il reste bien mesuré ! la critique est bien plus lourde , car malgré ses qualités , M.Sarkozy détruit tout …. à cause d’un égo sur-surdimentionné ! Et cet « ego » lui a aussi fait établir un desert autour de lui… pour éviter la concurence 🙁 «ici il n’y en a qu’un qui parle»….) Alors, maintenant , pour la relève , il ne reste hélas que des demi-sels !
Mais il a eu une pensée tres juste quand il a dit «..l’histoire ne repasse pas 2 fois les plats !» mais encore une fois il semble l’oublier ….pour lui-même ! Cet homme a été une catastrophe .