Quand les antisémites se font passer pour des moralistes

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Dernièrement Nathalie Arthaud et Eva Joly ont employé le terme de camps de concentration, tandis que certains Arabes se disent victimes de l’antisémitisme.
Dans les deux cas le négationnisme sous- tend l’utilisation volontaire de termes qui ont pour objet d’enfoncer le clou de l’antisémitisme, tout en voulant se faire passer pour des moralistes.

Dans le cas «des camps de concentration», leurs auteurs font mine de ne pas parler de la Shoah tout en parlant. Tout le monde sait bien que l’acceptation générale du terme renvoie aux camps d’extermination, et non aux camps de rétention. Quand on fait la moindre recherche sur le terme de Camps de concentration viennent toutes les références sur ce que furent les camps d’extermination et rien sur les camps de rétention, dont nous parlent les deux antisémites de gauche que sont Nathalie Arthaud et Eva Joli. Parler de Gaza comme étant un camp de concentration c’est vouloir insulter la mémoire de la Shoah, faire du négationnisme, soutenir l’islamo fascisme du Hamas, et vouloir – alors qu’elles font dans l’antisémitisme total- se faire passer pour des moralistes.

Dans le cas de l’antisémitisme, les Arabes qui se disant sémites prétendent se sentir visés par l’antisémitisme alors que ce terme n’est, en fait, réservé qu’aux juifs, parce qu’il a été “créé” pour nommer la haine du juif et non des Arabes.

Sur ce point, il est important de ne pas céder sur la terminologie. Il ne faut pas hésiter à parler d’antisémitisme, pour désigner la haine des juifs, sans avoir à recourir à d’autres termes (judéo phobie haine antijuive, etc., etc.) au prétexte que certains Arabes et leurs alliés veulent en réduire le sens ou plus exactement le dénaturer.

Dans les deux cas, il ne faut rien céder. Les termes utilisés par Arthaud et Joli sont choisis pour faire dans l’antisémitisme pervers et sournois. Sachons les dénoncer en tant que tel sans état d’âme. Quand à ceux qui veulent nous faire passer pour des paranoïaques, sachons leur dire qu’ils ne nous ferons pas taire, et que leur malhonnêteté intellectuelle et morale est démasquée.

JForum.fr

L’ANTISÉMITISME

En 1879, le journaliste allemand Wilhelm Marr inventa le mot antisémitisme, pour désigner la haine des Juifs, et des tendances politiques libérales, européennes et internationales des 18ème et 19ème siècles, associées aux Juifs.

Ce nouveau mot voulait désigner une haine des Juifs modernisée, alliée aux nationalismes. Parmi ces tendances, on retrouve les notions d’égalité des droits civils, de démocratie constitutionnelle, de libre échange, de socialisme, de capitalisme financier et de pacifisme.

La haine spécifique des Juifs, cependant, précéda l’ère moderne. Parmi les manifestations les plus communes de l’antisémitisme à travers les âges, figurent les pogroms (émeutes des populations locales dirigées contre les Juifs, et souvent encouragées par les autorités). Les pogroms avaient souvent pour prétexte des rumeurs villageoises, qui disaient que les Juifs utilisaient le sang d’enfants chrétiens pour leurs rituels religieux.

A l’ère moderne, l’antisémitisme prit une dimension politique. Pendant le dernier tiers du 19ème siècle, des partis politiques antisémites virent le jour en Allemagne, en France et en Autriche. Des publications telles que le Protocole des Sages de Sion furent à l’origine, ou contribuèrent à développer des théories fondées sur l’existence d’une conspiration juive internationale. Une des composantes importantes de l’antisémitisme politique était le nationalisme, dont les adeptes dénonçaient les Juifs comme étant des citoyens déloyaux.

Au 19ème siècle, le mouvement xénophobe “völkisch”, constitué de philosophes, d’universitaires et d’artistes allemands considérant l’esprit juif comme étranger à la germanité, formula l’idée selon laquelle le Juif était “non-allemand”. Des théoriciens de l’anthropologie raciale donnèrent un fondement pseudo-scientifique à cette idée. Le parti nazi, fondé en 1919 et dirigé par Adolf Hitler, donna une expression politique aux théories du racisme. Le parti nazi obtint en partie sa popularité par la diffusion d’une propagande anti-juive. Des millions de personnes achetèrent le livre d’Hitler Mein Kampf (Mon combat), qui appelait à l’expulsion des Juifs d’Allemagne.

Lorsque les nazis arrivèrent au pouvoir en 1933, le parti ordonna des boycotts anti-juifs, organisa des autodafés, et mit en place une législation antisémite. En 1935, les Lois de Nuremberg définirent les Juifs par le sang, et ordonnèrent la séparation totale entre “Aryens” et “non-Aryens”. Le 9 novembre 1938, les nazis détruisirent des synagogues et les vitrines de magasins dont les propriétaires étaient juifs dans toute l’Allemagne et toute l’Autriche (ce fut la “Nuit de cristal”). Cet événement marqua la transition vers l’ère de destruction pendant laquelle, lors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage, le génocide devint le but unique de l’antisémitisme nazi.

United States – Holocaust Museum Article original

LA SHOAH – LES CAMPS DE CONCENTRATION.

LA SHOAH

La Shoah – mot hébreu signifiant “catastrophe” – désigne spécifiquement l’organisation par l’Etat, par le régime nazi et ses collaborateurs, de la persécution et de l’extermination systématique, et bureaucratique, d’environ six millions de Juifs. “Holocauste”, terme d’une acceptation plus large, est aussi utilisé. D’origine grecque, Holocauste signifit “sacrifice par le feu”. Les nazis, qui arrivèrent au pouvoir en janvier 1933, avaient développé une idéologie raciale qui voyaient dans les Allemands les représentants d’une “race supérieure” et dans les Juifs, des êtres “inférieurs”, “indignes de vivre”. Pendant la Shoah, les nazis s’en prirent aussi à d’autres groupes parce qu’ils les considéraient comme étant “racialement inférieurs” : les Tsiganes, les handicapés et certains peuples slaves (Polonais, Russes, etc…). D’autres groupes de personnes, tels que les communistes, les socialistes, les Témoins de Jéhovah et les homosexuels, étaient persécutés pour des motifs politiques ou de comportement social.

En 1933, la population juive d’Europe dépassait les neuf millions de personnes. La plupart des Juifs européens vivaient dans des pays que le Troisième Reich occupa ou contrôla pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1945, près de deux Juifs européens sur trois avaient été exterminés dans le cadre de la “Solution finale”, la politique nazie d’extermination des Juifs d’Europe. Bien que les Juifs aient été les principales victimes du racisme nazi, on compta aussi parmi les autres victimes des centaines de milliers de Tsiganes. Au moins 200 000 handicapés physiques et mentaux furent assassinés dans le cadre du programme d’euthanasie. A mesure que la tyrannie nazie s’étendait en Europe, les nazis persécutèrent et assassinèrent des millions d’autres personnes. Plus de trois millions de prisonniers de guerre soviétiques furent assassinés ou moururent de faim, de maladie, de manque de soins ou à la suite de mauvais traitements. Les Allemands firent également de l’intelligentsia polonaise non-juive la cible de leur politique. Ils déportèrent des millions de citoyens polonais et soviétiques pour le travail forcé en Allemagne ou en Pologne occupée. Pendant les premières années du régime nazi, les homosexuels et d’autres personnes, dont le comportement était jugé socialement inacceptable, furent également persécutés. Des milliers d’opposants politiques (dont des communistes, des socialistes et des syndicalistes) et religieux (tels que les Témoins de Jéhovah) furent aussi visés. Beaucoup moururent suite à leur incarcération ou aux mauvais traitements.

Carte des principaux camps de concentration

Camps de concentration

Dès 1933, les nazis créèrent des camps de concentration pour emprisonner les Juifs, les Tsiganes et autres victimes de la haine ethnique et raciste, ainsi que les opposants politiques. Pendant les années de guerre, les nazis et leurs collaborateurs créèrent des ghettos, des camps de transit et des camps de travail forcé. Après l’invasion de l’Union Soviétique en juin 1941, les Einsatzgruppen (unités mobiles d’extermination) menèrent des opérations d’extermination de masse contre des Juifs, des Tsiganes et des fonctionnaires de l’Etat soviétique et du Parti communiste. Plus d’un million de Juifs, hommes, femmes et enfants, furent massacrés par ces unités. Entre 1942 et 1944, l’Allemagne nazie déporta des millions de Juifs à partir des territoires occupés vers les camps d’extermination, où ils furent assassinés dans des installations de tueries spécifiquement conçues à cet effet.

Pendant les derniers mois de la guerre, les gardiens SS contraignirent les prisonniers des camps à des marches de la mort, tentant d’empêcher les Alliés de libérer un trop grand nombre de prisonniers. Lorsque les forces alliées avancèrent en Europe en lançant des offensives successives contre l’Allemagne, ils commencèrent à trouver et à libérer les prisonniers des camps de concentration, dont bon nombre étaient des survivants des marches de la mort. La Seconde Guerre mondiale se termina en Europe par la reddition sans condition des forces armées allemandes à l’ouest le 7 mai 1945, et à l’est le 9 mai 1945.

Après la Shoah, bon nombre de survivants trouvèrent refuge dans des camps de personnes déplacées administrés par les puissances alliées. Entre 1948 et 1951, près de 700 000 Juifs émigrèrent vers Israël, représentant plus des deux tiers des Juifs déplacés en Europe. Les autres émigrèrent aux Etats-Unis et dans d’autres pays. Le dernier camp de personnes déplacées ferma en 1957. La Shoah aboutit à l’anéantissement de communautés juives entières, et dans certains pays, de tous les Juifs qui y vivaient avant la guerre.

Article original

1 COMMENT

  1. petite annecdote dont je me souviens très bien,concernant la terminologie à laquelle votre article fait référence:
    j’ai participé il y a quelques années à une prise de parole de notre secrétaire nationa(d’alors)l, en visite à strasbourg,qui parlait d’un DEVOIR DE MEMOIRE:j’ai bien sûr tendu l’oreille…pour comprendre qu’il faisait référence au…21 avril 2002,présidentielle dans laquelle son prédécesseur,lionel jospin, s’est retrouvé derriere lepen.
    les palestiniens parlent de “naqbah”,les musulmans de “génocide”(à propos des palestiniens),le procédé est courant; qui sème la confusion,par l’immitation…n’a-t-on pas déjà vu les pancartes assimilants les sionistes aux ..n.azis,etc…
    vous souvenez vous du “carmel d’auschwitz”; où l’église catholique de pologne,envisageait de construire un carmel pour des bonnes soeurs, à l’emplacement même du camp d’extermination?
    …tous les moyens sont “bons”, pour faire oublier ,effacer, ce qu’ILS ont fait aux juifs,…ainsi ILS pourront recommencer,sans honte puisque çà n’aura pas existé…ainsi va l’histoire…et sa manipulation du langage!!!

  2. Hé oui!!!
    Des juifs vote pour la gauche et les extrême (y compris le sosie de son père J. M Le pen)!
    Ils n’ont pas compris la leçon de 39/45.
    Ils n’ont pas compris que si c’est la FRAISE DES BOIS qui est élue, à chaque demande de condamnation d’Israel la France sera en tête! Alors mes frères et soeurs, réveillez-vous!

  3. Et dire qu’il y a des Juifs qui votent pour ces 2 personnages nauséabonds ! Et d’autres qui ne comprennent pas que le PS ne fait que renforcer l’antisémitisme en prenant constamment des positions “antisionistes” et en favorisant l’émergence des musulmans.

    Quant aux Fabius, Lang, Moscovici et autres Juifs honteux du paysage politique, ils ont déja vendu depuis longtemps leur âme au diable pour pouvoir vivre aux frais de la république.

    On se demande ce que fait et à quoi sert le CRIF (à part faire des ronds de jambes auprès des politiciens), car si de tels propos étaient tenus concernant des musulmans, il y a déja longtemps que SOS racisme, MRAP et autres bouffons associatifs auraient déja intenté des procès pour racisme à leurs auteurs.

  4. suite

    Nul dans ce bas monde n a les moyens de donner des leçons de morale à Israël en le regardant droit dans les yeux .

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