C’est le vieil argument des antisémites : ils sont responsables de l’antisémitisme dont ils sont victimes. Quoi qu’ils fassent, c’est toujours leur faute.
A l’époque de la peste noire, au 14e siècle, les européens en ont profité pour massacrer les Juifs évidemment.
Dans les régions où les Juifs avaient une bonne hygiène, on les accusait d’avoir empoisonné certains puits pour contaminer la population, alors on les a brûlé vifs.
Dans les régions où les Juifs étaient atteints comme tout le monde, on disait que c’est eux qui avaient contaminé la population, alors on les brulait vifs.
Il serait fou d’imaginer que les antisémites aient évolué. L’antisémitisme n’appartient pas à l’intelligence mais aux bas instincts – jalousie, ressentiment, haine, peur de « l’étranger », idées ancrées dès le plus jeune âge dans les esprits malléables.
Ce qui a changé, et cela est fou, c’est que les Juifs, en France et en Belgique,n’ont plus le droit de dénoncer un antisémite.
S’ils les font, ils doivent se préparer à affronter la justice, avec l’incertitude très forte d’un jugement rendu en fonction de l’intime conviction d’un juge – et de ses propres préjugés. La jurisprudence s’étant abstenue de construire une procédure et une liste de critères objectifs pour définir les propos antisémites.
Ainsi, il n’est pas difficile d’imaginer qu’un juge antisémite ne rendra pas le même jugement qu’un juge sensible, et que le juif qui aurait à se défendre devant lui aura plus de difficultés à défendre son point de vue.
Le contexte social joue également un rôle prédominant. L’exemple courant est celui de l’Allemagne nazie. On ne considérait pas alors comme antisémite de dire que les juifs ont trop de pouvoir, c’était une information tenue comme factuelle et banale. Aujourd’hui, pourtant, c’est un des marqueurs de l’antisémitisme retenu par toutes les enquêtes d’opinion européennes.
Lorsqu’en 2004, le rapport Ruffin commandé par le premier ministre sur l’antisémitisme et le racisme est paru, il a brillamment démontré l’usage de l’antisionisme radical pour cacher l’antisémitisme.
La gauche et l’extrême gauche antisémites risquaient d’y perdre leur prétexte antisioniste, et elles ont hurlé au retour du délit d’opinion.
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Résultat, le tribunal, que l’on soupçonnait de pointer à gauche, mais dont la preuve formelle n’est arrivée qu’avec le courage journalistique de Clément Weill-Raynal qui révéla le mur des cons, décida de protéger la gauche antisioniste, et refusa les critères du rapport Ruffin.
Ainsi, les « antisionistes » pouvaient continuer à formuler leurs accusations antisémites sans risque.
Dieudonné a fait lui aussi brillamment la preuve qu’il n’existe pas plus d’antisionisme non antisémite que de beurre en branche.
Mais seule la justice, en France et en Belgique, possède le droit de dire qui est antisémite et qui ne l’est pas sans risquer aucune sanction. Cela ne nous concerne pas car nous vivons dans un pays libre. Nous bénéficions de la protection du 1er amendement.
Les journalistes européens, baignant dans une société permissive à l’antisémitisme, protégés par les juges rouges, feignent d’ignorer le rapport Ruffin et Dieudonné, et continuent impunément à déverser leur haine des Juifs par état juif interposé, au mépris de toute neutralité déontologique.
C’est dans ce contexte que les journalistes C. Biourge avec D. Fontaine accusent Yehuda Glick, le militant israélien des Droits de l’homme, sur le site de la RTBF d’être responsable du coup de feu à bout portant qu’un terroriste islamiste a tiré sur lui.
90% des Juifs du monde vivaient en Europe, ils ne sont plus que 9%. C’est, entre autres, parce que les journalistes C. Biourge avec D. Fontaine peuvent écrire ce qu’ils écrivent avec le soutien de leur profession, de la société, et de la justice.
[© Hervé Roubaix pour Dreuz.info.
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L’antisémitisme s’exprime aussi maintenant au quotidien avec les jeunes que l’on a éduqué pour continuer à porter ces idées. Ils sont antisémites et fières de l’être. On a honte quand on entend leur propos défendus par les parents. Dans les villes socialistes majoritairement musulmanes, un juif n’a pas le droit de contester un musulman. Il est accepté d’office que le juif est forcément raciste et méchant à l’encontre du musulman gentil et sympathique. Tout ce que peut dire un juif sur les musulmans est forcement raciste. A l’encontre des musulmans qui peuvent exprimer leur antisémitisme sans être inquiétés.
Les journalistes européens ne sont pas les seuls responsables de l’entretien de l’antisémitisme en faveur des musulmans et à l’encontre de l’état hébreu. Les politiques, les enseignants entretiennent une haine farouche des juifs. Mais là encore, le juif n’a pas le droit à la parole.
C’est pour cette raison que je suis devenue patriote. Je combat la des-islamisation de l’Europe. Le seul combat politique qui reconnait aujourd’hui les juifs et l’état d’Israël.