Ballet diplomatique en Israël pour conclure une trêve.
Plus de 100 sites terroristes bombardés par Tsahal à Gaza.
3 roquettes explosent dans Béersheva, pas de blessé.
Des dégâts dans 2 écoles d’Ashkelon lundi.
Une quarantaine de roquettes ont été tirées depuis ce matin sur le sud d’Israël, dont une vingtaine sur Béersheva, où 3 engins ont explosé en zone urbaine, frappant de plein fouet une habitation.
Les habitants étaient aux abris et n’ont pas été blessé. Un autobus a également été touché par des éclats de roquette, et une voiture a également fait les frais d’une roquette.
Il n’y a que quelques personnes commotionnées.
Dans le conseil régional de Shaar Hanéguev, une roquette a également explosé dans le parking d’un établissement éducatif, sans faire de blessés mais causant des dégâts.
Lundi, ce sont quelque 140 missiles en tous genres qui se sont abattus sur Israël, dont 2 sur des établissements scolaires d’Ashkelon.
Cela représente une baisse significative par rapport aux premiers jours de l’opération Pilier de défense, durant lesquels l’armée a recensé en moyenne 300 tirs quotidiens.
Selon un bilan établi par Guysen à partir des chiffres du porte-parole de Tsahal de lundi, près de 1.200 roquettes ont été tirées sur Israël à partir de la bande de Gaza depuis mercredi, dont plus de quarante sont tombées en zone urbaine. 121 roquettes sont tombées en territoire palestinien.
Plus de 350 roquettes ont été interceptées par le système Dôme de fer.
A Gaza, Tsahal a bombardé une centaine de cibles terroristes cette nuit, dont des lance-roquettes enfouis sous terre, des tunnels piégés, et des entrepôts d’armes.
Des bâtiments appartenant à plusieurs cadres terroristes ont également été visés, ainsi que la Banque islamique du Hamas à Gaza.
Au total, Tsahal a bombardé quelque 1450 sites terroristes dans la bande de Gaza depuis mercredi, et dit disposer d’une importante banque de cibles supplémentaires.
Pour la première fois depuis le début de l’opération, Tsahal a procédé lundi soir à des tirs d’artillerie sur des zones suspectes au nord de la bande de Gaza
Côté palestinien, on fait état de plus d’une centaine de morts depuis mercredi, et de 7 blessés pour la nuit de lundi à mardi.
Tirs de roquettes et bombardements à Gaza n’ont pas empêché un vaste ballet diplomatique en Israël pour tenter de mettre fin à l’escalade.
Après la visite dimanche du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon est arrivé en Egypte.
Il est attendu ce matin à Jérusalem pour un entretien avec Binyamin Netanyahou et à Ramallah où il doit rencontrer Mahmoud Abbas.
A Jérusalem lundi, on a également assisté à la visite de l’émissaire du Quartette au Proche-Orient, Tony Blair et à celle du chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle, qui ont eux aussi plaidé pour un cessez-le-feu à Gaza.
Ce dernier a affirmé qu' »Israël est notre amie, notre partenaire et a le droit de défendre ses citoyens ».
Une délégation de la Ligue arabe doit se rendre à Gaza ce mardi.
Le ministre turc des Affaires étrangères Recep Tayyip Erdogan en fera notamment partie.
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton est également attendue ce mardi en Israël, et un entretien est prévu avec le chef du gouvernement israélien mercredi.
Dans ce contexte, la chaîne saoudienne Al-Arabiya annonce la signature imminente d’une trêve entre Israël et les factions palestiniennes.
L’Egypte aurait déjà entamé les préparatifs de la cérémonie. La chaîne saoudienne rapporte que les clauses du cessez-le-feu, cautionné par le président égyptien Mohamed Morsi, comprendrait la levée du blocus de Gaza et l’ouverture des points de passage.
La trêve devrait être testée dans un premier temps durant 24 à 48 heures avant d’être définitivement validée.
Selon un haut responsable diplomatique israélien ayant assisté cette nuit à la réunion du cabinet restreint de sécurité (dit »forum des 9″) Israël va tenter de privilégier une trêve à une offensive terrestre.
»L’objectif est de conclure un cessez-le-feu et pas de poursuivre l’opération », a-t-il indiqué, sous couvert d’anonymat.
Sur le terrain, cette décision suscite la désapprobation à la fois des réservistes sur le pied de guerre depuis 4 jours en bordure de la bande de Gaza, et des maires d’Israël.
Les réservistes estiment qu’un éventuel cessez-le-feu à Gaza marquerait un mauvais point pour Israël. Stationnés à la frontière de Gaza, ils attendent patiemment que le gouvernement prenne une décision sur une éventuelle offensive terrestre.
Une mesure que le cabinet hésite apparemment à prendre vu les risques et les retombées au niveau de la communauté internationale.

Les maires des grandes villes du sud d’Israël se sont tous quant à eux prononcés unanimement pour la poursuite de l’opération, craignant que l’arrêt du Pilier de défense ne replonge la région dans un scénario déjà vu et à terme n’épargne pas le pays de nouveaux tirs de roquettes.
Les dégâts en images :


20-11-2012/ GIN Article original
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