L’ex-ministre UMP Valérie Pécresse, interrogée sur des débordements d’opposants au mariage homosexuel, a « condamné les violences d’où qu’elles viennent », mais accusé François Hollande de ne pas chercher de pacification. Sur France Info, la députée des Yvelines a commenté :
« Je les condamne avec d’autant plus de fermeté que j’ai moi-même été victime, quand j’étais ministre, pendant neuf mois, de mouvements étudiants extrêmement violents, avec séquestration de présidents d’université, dégradations de facs ».
« Jamais, à aucun moment, la gauche n’a exprimé la moindre réprobation« , a déploré Mme Pécresse qui avait piloté, au début du quinquennat Sarkozy, la réforme des universités.
« Je demande à tous ceux qui sont concernés d’être pacifiques », a-t-elle ajouté. « Nous avons trop de violences dans la société française, il ne faut pas les attiser », or « le gouvernement n’a eu aucun geste de pacification », a poursuivi la responsable UMP.
« En accélérant le calendrier » du débat parlementaire « il provoque la crispation », alors que « peu de textes ont généré des mouvements aussi importants », a poursuivi Mme Pécresse.
« Ca aurait valu la peine que François Hollande écoute, fasse des gestes, cherche le consensus, il n’a jamais voulu tendre la main« , a-t-elle accusé.
« Il revient, a dit la responsable de l’opposition, sur la réduction des déficits, la dette, l’augmentation des impôts, il se renie sur toutes ses promesses de campagne ».
Mais « sur celle qui crispe la société française il refuse de chercher le consensus ».
18-04-2013/ Le Figaro.fr Article original avec AFP
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