Dominique Strauss-Kahn est arrivé mardi matin au tribunal de grande instance (TGI) de Paris, où se tient une audience visant à statuer sur le livre de Marcela Iacub, «Belle et Bête», qui relate la relation de cette juriste avec l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI)Un ouvrage controversé, dont DSK demande l’interdiction.

Ce-dernier a assigné en référé (procédure d’urgence) Marcela Iacub et son éditeur pour «atteinte à l’intimité de la vie privée», selon ses avocats.

A l’issue de l’audience, la juge Anne-Marie Sauteraud devrait rendre sa décision rapidement, le jour même ou dans les prochains jours.

DSK demande l’insertion d’un encart dans chacun des exemplaires de «Belle et Bête», ainsi qu’«à titre subsidiaire» une interdiction de diffusion du livre à paraître mercredi.

Une telle mesure est rarissime.

Le dernier exemple recensé remonte à 2004 concerne le livre d’une ancienne prostituée de l’affaire Alègre.

Autre cas : en 1996, deux jours après la mort de François Mitterrand, le livre de son ancien médecin, détaillant le cancer de l’ancien président, est retiré de la vente. Après une condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l’Homme, l’ouvrage a finalement été réédité en 2005.

DSK, «mi-homme mi-cochon».

Dans «Belle et Bête», Marcela Iacub relate sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn de janvier à août 2012.

Même si l’ancien ministre n’est jamais nommément désigné dans le livre, l’auteur confirme dans un long entretien au «Nouvel Observateur» qu’il s’agit bien de DSK, tout en précisant que l’ouvrage contient des éléments de fiction.

Le personnage principal y est décrit comme un être «mi-homme mi-cochon».

Dans un courrier publié sur le site du «Point» et adressé à Jean Daniel, un des fondateurs du «Nouvel Observateur», DSK a dit son «dégoût» et fustigé «le comportement d’une femme qui séduit pour écrire un livre, se prévalant de sentiments amoureux pour les exploiter financièrement».

Une «opération qui donne la nausée», a-t-il dénoncé.

Anne Sinclair dénonce un «récit trompeur»

Anne Sinclair, présente dans l’ouvrage également de façon anonyme et qui a rencontré Marcela Iacub, n’est pas tendre non plus.

C’est «un récit trompeur et fielleux de (leur) entrevue en se livrant à une interprétation diffamatoire et délirante de (ses) pensées». «Comment, pour des raisons mercantiles, le «Nouvel Observateur» a-t-il pu descendre aussi bas dans l’abjection ?», demande-t-elle dans une lettre à Laurent Joffrin, directeur de l’hebdomadaire, et Jérôme Garcin, responsable des pages culturelles.

Interrogé sur ce livre lundi matin sur France Inter, Manuel Valls a déclaré qu’il ne l’avait pas lu, mais qu’au vu des extraits publiés dans la presse, «c’est plutôt le dégoût qui l’emporte».

100 000 euros demandés aussi au Nouvel Obs

L’ancien favori dans la course à la présidentielle demande 100.000 euros de dommages et intérêts solidairement à Marcela Iacub et à son éditeur, Stock, et la même somme au «Nouvel Observateur», qui a publié une interview de l’auteur et des extraits du livre. DSK demande également la publication d’un communiqué judiciaire couvrant l’intégralité de la Une de l’hebdomadaire.

26-02-2013/ Le Parisien.fr Article original

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meller1

j espere que ce torchon va etre jetter a la poubelle