Peres, Lieberman disent (officiellement) à leurs homologues américains, Obama et Kerry, que le chaos récent en Irak autorise les Kurdes à créer un Etat de facto.
Ce lobbying pro-kurde, alors que Washington s’y oppose, ne peut se faire sans l’accord préalable du sommet du gouvernement kurde. Barzani a « laissé entendre » que son peuple et lui s’y préparent activement.
Mais, si la question n’est pas nouvelle (1920), le « problème kurde » se manifeste aussi (et surtout?), comme le « problème juif », par le fait de donner des idées à d’autres minorités : ainsi des Chrétiens Assyriens Article original du Nord de l’Irak, dans les flancs du Kurdistan – et probablement protégés par lui – envisagent aussi la possibilité de progresser vers la création d’une zone chrétienne autonome et sécurisée Article original, à l’égard des persécutions des Jihadistes. Actuellement, des forces de sécurité mixtes kurdo-chrétiennes regroupent 5.000 hommes pour dissuader les hordes islamo-barbares… L’éclatement que connaissent l’Irak et la Syrie sont aussi un avertissement pour d’autres puissances régionales : dont la Turquie… et l’Iran. Tous deux ont des populations multiples : kurdes, Alévies, Awazh, Azéries, ou encore baloutches, à la frontière de l’Iran et du Pakistan…
Israël a fait savoir aux Etats-Unis, hier jeudi, que l’indépendance kurde dans le Nord de l’Irak est « inévitable” et les experts israéliens prédisent que l’Etat Juif reconnaîtra rapidement un Etat kurde, dès son apparition, soit dès que les Kurdes le demanderont à la Communauté Internationale.
Israël maintient des liens discrets, à la fois
Les Kurdes ont saisi l’occasion de l’actuel chaos confessionnel en Irak pour étendre leur territoire autonome du nord et y inclure Kirkouk, située sur de vastes champs de pétrole, qui pourraient faire du rêve ancestral d’indépendance une réalité économiquement viable.

Washington veut absolument que l’unité de l’Irak qui s’effondre soit
Ensuite, Kerry a discuté de la crise irakienne avec le Ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman à Paris, ce jeudi.
“L’Irak est en pleine rupture, devant vos yeux et il semble que la création d’un Etat Kurde Indépendant
La veille, le Président israélien Shimon Peres a transmis un message identique au Président américain Barack Hussein Obama, qui recevait le vieil homme d’Etat, du parti des « Colombes », à la Maison Blanche.
En s’expliquant devant les journalistes, Peres a dit avoir confié à Obama qu’il ne percevait plus un Irak unifié comme étant de l’ordre du possible, sans une intervention militaire étrangère « massive » et que cela supposait, sinon, une séparation des Kurdes à l’égard de la population chi’ite majoritaire et de la minorité sunnite arabe.
“Les Kurdes ont,
Il a ajouté que la Turquie voisine semblait accepter le statut actuel des Kurdes (tout du moins, ceux d’Irak),
Une histoire marquée sous le sceau du silence
Israël a pris livraison, vendredi, de ses premiers arrivages de pétrole brut controversé, car en provenance du nouveau pipeline du Kurdistan. Les Etats-Unis
Il y a 30 millions de Kurdes dispersés sur une bande de territoire qui traverse l’Est de la Turquie, le nord de la Syrie, le nord de l’Irak et l’Ouest de l’Iran. Ils ont toujours hésité à se déclarer indépendant de l’Irak, car pleinement conscients de l’opposition des états voisins qui comportent des populations kurdes importantes.
Le Ministère des affaires étrangères d’Israël reconnaît qu’il n’y a pas de relations diplomatiques formelles avec les Kurdes. Les responsables israéliens refusent officiellement de commenter les liens
“Notre silence – en public tout du moins – est le mieux qu’on puisse faire. Tout bavardage inutile de notre part ne peut que leur porter préjudice (aux Kurdes) », a rappelé le responsable de la Défense, Amos Gilad, jeudi.
Alors qu’on lui demandait sur la radio de l’armée, si l’Indépendance du Kurdistan était souhaitable, Gilad a souligné la force du partenariat israélo-kurde, depuis longtemps et dit : « On peut étudier l’histoire et en
Les membres chevronnés des renseignements israéliens affirment que cette coopération a pris la forme d’un encadrement à l’entraînement militaire au profit des Kurdes du Nord de l’Irak (les

Eliezer Tsafrir, ancien chef de l’antenne du Mossad au nord de l’Irak kurde, aujourd’hui, retraité de tout service en faveur du gouvernement, disait que le secret autour de ces relations a toujours été maintenu à la demande expresse des Kurdes.

“Nous aurions aimé qu’on puisse s’en ouvrir, disposer d’une Ambassade, là-bas, avoir des relations “normales”. Mais nous avons maintenu ce caractère clandestin, parce que c’est ce qu’ils veulent », a-t-il dit à Reuters.
Ofra Bengio, expert de l’Irak à l’Université de Tel Aviv et auteur de deux livres sur les Kurdes, a déclaré que la livraison de pétrole de la semaine dernière, ainsi que d’autres relations commerciales entre Israël et le Kurdistan s’inscrivaient « évidemment », dans le cadre bien plus large de la fondation d’un « quasi »-Etat.
« Je pense certainement que dès que le moment sera venu où le Président kurde Masoud Barzani déclarera l’Indépendance, ces liens seront élevés au stade de relations ouvertes et publiques », a-t-elle affirmé. « Cela ne dépend que des Kurdes ! ».
Le Gouvernement Régional Kurde (KRG) a, évidemment, démenti avoir vendu du pétrole à Israël, que ce soit directement ou indirectement. Et le Gouvernement israélien a refusé de commenter l’existence ou non de la livraison de vendredi dernier.
A lire :
« Mossad sent me to Kurdistan to help the Kurds »: Sagi Chori 13.7.2011
Saqi Chori interviewed by Israel-Kurd http://www.ekurd.net/mismas/articles/misc2011/7/state5261.htm Article original
Reuters
Publié le : 27.06.14, 09:41 / Israel News
ynetnews.com Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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