Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, est arrivé à Moscou aujourd’hui pour des entretiens avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, alors que la Russie appelle le régime de Damas et l’opposition à entamer un dialogue direct pour mettre fin au conflit armé. Les deux hommes doivent se rencontrer vers 08H30 GMT au ministère russe des Affaires étrangères.
« La Russie accélère ses efforts en vue de contribuer à un règlement rapide du dangereux conflit syrien », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé la veille de cette visite.
« Nous travaillons dans ce but à la fois avec le gouvernement, l’opposition et avec d’influentes forces extérieures », a-t-il souligné.
Sergueï Lavrov avait fait état la semaine dernière de « signaux positifs de la part du gouvernement et de l’opposition » syriens en faveur d’un dialogue.
Le ministre russe avait également mis en garde le régime syrien et l’opposition contre la poursuite du conflit armé qui « mènera à la destruction mutuelle ».
« Toutes les parties extérieures intéressées doivent faire le maximum d’efforts pour que les Syriens se mettent à la table des négociations et commencent à se parler » pour « mettre fin à l’effusion de sang, aux souffrances du peuple syrien et à la destruction de la Syrie », a souligné pour sa part le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Outre d’éventuelles solutions à la crise syrienne, Sergueï Lavrov et Mouallem vont également « aborder la question de sécurité des citoyens russes et des établissements étrangers en Syrie », selon le communiqué.
La Russie a également invité pour des négociations le président de la Coalition nationale syrienne, Moaz al-Khatib, qui pourrait se rendre à Moscou début mars, selon la diplomatie russe.
La Russie, un des derniers soutiens du régime syrien auquel elle livre des armes, s’oppose à toute ingérence dans le conflit, qui a fait près de 70.000 morts depuis son commencement il y a près de deux ans, selon l’ONU.
Seule grande puissance à encore entretenir des relations étroites avec Damas, la Russie a jusqu’ici bloqué, avec la Chine, tous les projets de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant le régime du président Bachar al-Assad.
25-02-2013/AFP
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