Le mouvement islamiste du Hamas à Gaza ne prend pas au sérieux les menaces du Premier ministre israélien. En lançant ses missiles sur Israël, il croit pouvoir forcer l’Etat hébreu à négocier avec lui. Une erreur que les Arabes ont commise à de nombreuses reprises.


Abou Obeida, le porte-parole officiel da la brigade Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas lors d’une conférence de presse, le 3 juillet 2014 à Gaza (AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)

Deux scénarios se présentent aux Israéliens et ils sont tous deux déplaisants.

Tout d’abord, le Hamas – désespéré – a choisi de mourir comme Samson . Si le mouvement islamiste du Hamas »>Article original doit se retrouver dos au mur, ce ne sera pas faute d’argent pour verser les salaires ou faute de partisans au sein du monde arabe. Ce ne sera pas, non plus, parce que ses membres en Cisjordanie ont été gravement touchés ces dernières semaines ou parce que le mouvement a été abandonné par la population de Gaza. Ce sera le choix d’un suicide collectif .

En Israël, le second scénario est perçu comme étant plus réaliste : à Gaza, les membres de la branche militaire du Hamas ont évalué la stratégie israélienne et ils en ont conclu que le gouvernement bluffait. Les principaux ministres israéliens se contenteraient de proférer de vaines menaces.

Le Hamas doit prouver sa puissance à Israël

Si le Hamas veut que la série actuelle d’attaques aboutisse à quoi que ce soit, s’il souhaite dissuader Israël durablement, il doit lui prouver sa puissance. Les missiles lancés en direction de Tel-Aviv sont une ouverture pour déclencher des négociations.

En deux mots, les membres du Hamas avaient une idée, qui repose par ailleurs sur des faits. Une majorité israélienne au sein de l’Etat – le gouvernement et l’armée – ne voyant aucun avantage à affronter le Hamas à Gaza, elle a donc cherché à éviter un conflit. Le Premier ministre et le ministre de la Défense ont appuyé cette stratégie.

Lorsqu’un camp n’accorde plus aucune importance aux menaces de l’autre, ce dernier n’a plus aucune force de dissuasion. Un processus dangereux a commencé : le Hamas se permet une débauche de violence et Israël, qui n’a pas la gâchette facile, se voit contraint d’intensifier la réponse militaire, avec notamment un recours à des forces terrestres.

Le Hamas ne prend plus au sérieux les menaces

Le gouvernement n’a pas tort de croire qu’il parviendra à ses fins de cette manière, mais il doit prouver, à lui-même, à ses habitants et au Hamas qu’il tiendra sa parole. La crédibilité est le maître mot de cette bataille. Au lendemain des combats, nous devrons nous demander pourquoi un ennemi comme le Hamas ne prend plus au sérieux les menaces du Premier ministre israélien.

Est-ce parce qu’Israël a trop menacé l’Iran, le Hamas et l’Autorité palestinienne sans jamais agir ? Ou le Hamas n’est-il plus capable d’écouter et de comprendre le processus de prise de décisions en Israël ?

Par le passé, ce genre d’erreur a été commis par le camp arabe à de nombreuses reprises. Le chef d’état-major de l’armée israélienne s’est rendu à la division de Gaza le 8 juillet pour adopter une stratégie. Reste à savoir si les brigades d’infanterie déployées autour de Gaza entreront dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza.

Lieberman est prêt à payer le prix d’une intervention

Lors de l’opération Pilier de défense, en novembre 2012, l’illusion d’une opération terrestre a été créée, mais les forces militaires ne sont pas réellement entrées en action dans les camps de réfugiés. Le Hamas a subi quelques dégâts, mais n’a pas été anéanti. A proprement parler, il n’y a pas eu de combats.

Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères israélien, a exigé lors de réunions gouvernementales que des tactiques différentes soient mises en œuvre : il a demandé que l’armée israélienne porte un coup décisif. Il est prêt à payer le prix de ce choix, en termes de pertes humaines parmi les soldats et les civils (dans les deux camps), mais aussi en termes d’images brutales que le monde relaiera.

« La prochaine fois, affirme-t-il, le prix sera plus élevé. Le Hamas n’aura pas 3 000 missiles, il en aura des dizaines de milliers. » Pendant ce temps, Avigdor Lieberman reste minoritaire : une majorité, au sein du gouvernement, cherche à éviter de porter un coup décisif à Gaza.

YEDIOT AHARONOT | NAHUM BARNEA
10 JUILLET 2014|

courrierinternational.com Article original

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Levana Seba

Nos soldats. Bennis d HACHEM. vont massacrer tout. Ces CAFARDS POURRIS. STOP A LA RIGOLADE A PRESENT. YORA. JAMAIS DE pAIX AVEC Avec ces vermines ET ON EN VEUX. PAS W AILLEURS. QUILLE AILLENT. PERIR. EN ENFER. LE BEITAAR AURAIS. DU EN BRULER PLUSIEURS Comme ILS SMUTIPLIS COMME DES CAFARD….. A mort 7 race modite

yacotito

Lieberman a raison: il faut éliminer une bonne fois le Hamas car la prochaine fois, ce sera pire.

beaucoup de gens n’aiment pas Lieberman car il dit tout haut ce que les autres ont peur d’entendre. Mais il a raison. Ce sont des hommes forts qu’il nous faut, de ceux qui n’ont pas peur de l’opinion internationale et qui pensent à Israel, qui est à la fois notre peuple et notre pays.