Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), s’est dit mercredi « extrêmement ému et heureux d’apprendre que le soldat franco-israélien Gilad Shalit a toutes les chances d’être libéré », après plus de cinq ans aux mains du Hamas.
« Nous rendons hommage à tous ceux qui ont travaillé à cette libération, à tous les négociateurs, à tous les amis de Gilad Shalit, et en particulier en France, au président de la République qui a été d’une fermeté et d’une constance absolument sans faille pour porter la cause de Gilad Shalit partout où c’était nécessaire », a-t-il déclaré à l’AFP.
« Avant d’exprimer encore plus fortement notre joie, nous attendrons que Gilad Shalit soit revenu dans les bras de sa famille. Sa libération aura lieu dans très peu de temps, mais nous ne savons pas exactement quand », a poursuivi M. Prasquier.
« Nous sommes également très, très fiers », a ajouté le président du CRIF, « que l’Etat d’Israël, le gouvernement israélien, la population israélienne, aient accepté cet échange, malgré toute sa dissymétrie – c’est-à-dire 1.000 prisonniers contre un otage – car Gilad Shalit n’est pas un prisonnier, mais un otage, alors que parmi les prisonniers, beaucoup ont du sang sur les mains ».
« Que les Israéliens aient accepté cet échange », a souligné M. Prasquier, « répond à une grande règle de la tradition juive, celle que l’on écrit sur les médailles données aux +Justes+ des nations, à savoir cette parole du Thalmud qui est: +qui sauve un homme sauve le monde+ ».
La prochaine libération est pour le CRIF « un élément d’apaisement indiscutable. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais c’est quelque chose de très important et sans la libération de Gilad Shalit, beaucoup de blocages ne pouvaient être réduits », a estimé le président du Crif.
« Pour autant, il ne faut pas oublier que Gilad Shalit a été enlevé, kidnappé, il a servi de rançon, il a été un otage, il a servi d’élément de chantage. Cela ne retire rien au caractère criminel de son enlèvement », a-t-il dit.
PARIS, 12 oct 2011 (AFP)
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