La bataille des tunnels de Gaza.

Pourquoi Israël n’a t-il pas instauré un système de sécurité pour traiter les tunnels de la terreur du Hamas, en dépit qu’il les connaissait depuis plus de dix ans ?

En juillet 2010, le Yediot Aharonoth projetait de publier un reportage d’enquête complète, qui devait alerter d’un grave problème militaire, dont seulement une poignée d’experts étaient avertis à l’époque : les tunnels terroristes du Hamas.

A ce moment-là, Gilad Shalit était en captivité à Gaza depuis plus de 4 ans, et nous avions réunis des preuves que le Hamas était en train de transformer la méthode utilisée pour kidnapper Shalit – une attaque terroriste à travers un tunnel – pour en faire une stratégie principale dans sa doctrine de combat.

Le Ministère de la Défense et Tsahal ont multiplié les plus grands efforts pour nous convaincre que la menace des tunnels n’était pas aussi grave et qu’ils prenaient des mesures contre le système de tunnels. Des mesures supplémentaires et même bien meilleures, nous disaient-ils, seraient bientôt employées, en un rien de temps.
Nous avons, en définitive, décidé qu’il s’agissait d’un problème important et fondamental, et publié le reportage d’investigation.


Des Motocyclettes trouvées à l’intérieur d’un tunnel de Gaza au cours de l’opération Bordure protectrice

La conclusion était que les postes de Tsahal et les communautés dans le voisinage de Gaza (tout comme à la frontière libanaise, confrontée au Hezbollah) sont exposés à des attaques terroristes ou des kidnappings à travers ces tunnels, et que l’appareil de la Défense n’a pas de contre-mesures efficaces contre eux, en dépit du fait que le Ministère de la Défense a reçu des propositions pour des systèmes de repérage et de localisation des tunnels, depuis le début des années 2000.

Quatre après la publication de ce rapport, devoir détruire les tunnels offensifs du Hamas est devenu l’un des principaux objectifs de l’invasion terrestre de l’Opération Bordure Protectrice (Roc inébranlable). Les évènements des dernières semaines ont démontré que les tentatives terroristes du Hamas d’infiltrer le territoire israélien par les tunnels ne sont plus du toutr un simple scénario journalistique.

Il n’y a qu’une seule chose qui n’ait pas change au cours de toutes ces années : Israël n’a toujours aucun moyen technologique de détecter les prochains tunnels de la terreur.

La communauté du renseignement israélienne pourra difficilement prétendre avoir été surprise par l’usage systématique faite des tunnels du Hamas, au cours de l’opération Bordure Protectrice.


Tunnels découverts à Gaza au cours de l’opération Bordure Protectrice (Photo: IDF Spokesman)

Au cours d’une discussion interne en janvier2010, par exemple, le Colonel Ilan Sabag, qui occupait, à l’époque, le poste d’officier-commandant le corps du Génie pour la region Sud, disait que “Le Commandement Sud est bien conscient de l’existence de tunnels d’infiltration du Hamas, qui atteignent notre territoire. Pour autant que le sache le Commandement Sud, ces tunnels sont destinés à être utilisés pour kidnapper des soldats. Le Commandement du Sud estime que le Hamas décidera quand il utilisera ces tunnels, à la lumière des considérations relatives à la libération de Guilad Shalit, etc. ».

Il ajoutait qu’il manquait au Commandement du Sud des moyens efficaces pour localiser les tunnels (excepté par le renseignement), et que les mesures déployées le long de la route bordant la frontière de Gaza n’était plus en usage, puisqu’elles s’étaient avérées inefficaces.

Les sources des renseignements militaires pensent qu’il a fallu environ un an pour creuser un tunnel, depuis les faubourgs de Gaza jusqu’en Israël. Les tunnels plus larges et plus étendus ont pris plus de temps. Cela signifie que sans moyens technologiques, six mois après que le dernier soldat de Tsahal sera sorti de la Bande de Gaza, le Hamas sera en mesure de restaurer certaines de ses capacités souterraines dont il disposait avant l’Opération Bordure Protectrice.

A moins, bien sûr, qu’Israël soit capable de détecter ces tunnels auparavant.

Attermoiements et bureaucratie

Actuellement, les tunnels sont localisés grâce à l’aide de deux facteurs, tous deux étant loin d’être hermétiques et exacts : les renseignements et la chance. La chance, par exemple, a été un facteur déterminant, i l y a plusieurs semaines, lorsqu’une patrouille de Tsahal s’est jetée sur des terroristes du Hamas sortant d’un tunnel souterrain, près du Kibboutz Ein Hashlosha, en chemin pour perpétrer une attaque terroriste.
Des renseignements exacts sont, bien sûr, hautement préférables – et c’est ainsi que la plupart des tunnels ont été détectés au début de l’opération – mais se reposer uniquement sur le renseignement pourrait aussi s’avérer très dangereux.

Le meilleur exemple est illustré par l’enlèvement de Guilad Shalit. La communauté du renseignement avait des informations générales disant que le Hamas voulait kidnapper un soldat dans cette zone, mais personne ne savait précisément où, ni qu’il prévoyait d’utiliser un tunnel, et absolument pas ni où ce tunnel commençait et se terminait.

Et c’est bien là que la troisième voie, qu’on peut supposer le meilleur moyen et le plus exact de localiser les tunnels, est entré dans le tableau : la technologie adéquate. ET c’est aussi là que les erreurs ont commencé de se multiplier.

Il faut remonter en 2001, au beau milieu de la Seconde Intifada, et la vague d’attentats-suicide augmentait. Les tunnels de cette période étaient essentiellement utilisés pour le trafic d’armes clandestines à l’intérieur et à l’extérieur de la Bande de Gaza. Mais certains responsables de la Défense ont été rapides à détecter ce danger et se tournés vers des experts en recherches souterraines : l’équipe de l’Institut géophysique d’Israël (GII).

La réflexion rationnelle était que ceux en charge de localiser les champs de pétrole, de gaz et d’eau seraient aussi capables de trouver une solution à la question des tunnels de la terreur.
Et c’est exactement ce qui s’est passé.

Le GII a relevé le défi et développé un système appelé “la barrière sismique souterraine”. L’idée était de déployer des capteurs appelés géophones, qui seraient cachés à plusieurs mètres sous terre. Ces capteurs seraient interconnectés et liés à un ordinateur central.

Les géophones détectent tout bruit souterrain et peuvent aussi, selon le GII, détecter le creusement d’un tunnel en train de progresser. L’ordinateur, qui ferait fonctionner le signal du géophone, les détecterait et il enverrait une alerte appropriée aux forces de sécurité.

En 2001, les chercheurs du GII avaient achevé les essais du système et réussi à détecter des tunnels en train d’être creusés à différentes profondeurs. Satisfait par son succès dans la résolution d’un grave problème rencontré par l’Etat d’Israël, le GII a informé le Ministère de la Défense des résultats des tests.

Certains des essais réussis, du coup, se sont tenus non loin de Kerem Shalom, l’endroit où, plusieurs années plus tard, le tunnel utilisé pour enlever Gilad Shalit vers Gaza serait creusé, et la zone où plusieurs tunnels de la terreur ont été découverts au cours des dernières semaines. Il est possible que le système, qui avait été testé dans cette même zone il y a treize ans, aurait, alors, pu être actif et donner l’alerte pour ces tunnels.

Alors que le temps passait, les travailleurs du GII ont commencé à se demander pourquoi le Ministère de la Défense prenait tout son temps. Puis, ils ont découvert que le Ministère était occupé à mener d’autres essais : « des exercices de fréquence le long de la Route Philadelphi et l’insertion de caméras localisant les tunnels », ou, « la topographie souterraine utilisant des radars ».

N’entrons pas sur le terrain de savoir quelle méthode est préférable et la plus efficace. Le résultat, c’est qu’aucune de ces idées – pas plus celles examinées par le Ministère de la Défense que celle suggérée par le GII- n’a été retenue et développée pour en faire un système opérationnel sur le terrain.

De grosses quantités d’armes ont été transférées par les tunnels sous la route Philadelphi, jusqu’au 12 décembre 2004, quand cinq soldats ont été tués et six autres blessés dans l’explosion d’un tunnel terroriste près de Rafah.

Le Directeur-Général du Ministère des infrastructures nationales, qui est en charge du GII, s’est tournée vers le Ministère de la Défense. « A la suite d’une enquête initiale, j’ai l’impression quil existe une capacité technologique de traiter le problème, dans des délais immédiats, par des moyens actifs et passifs », disait-il de façon optimiste. « Nous parlons d’un équipement disponible qui peut être acheté et activé immédiatement ».

Le Ministère de la Défense a répondu qu’une technologie identique à celle suggérée par le GII avait été proposée par deux entreprises civiles et que les résultats de ces entreprises s’étaient avérées meilleures.

Il a fallu six années supplémentaires au Ministère de la Défense pour reconnaître officieusement, en 2010, que ces systèmes avaient échoué et que l’argent qui y avait été investi était parti à vau-l’eau. Un responsable de haut-rang du Ministère de la Défense a, également, avoué cet échec, il y a plusieurs semaines, mais il a ajouté que : « Nous allons dans la bonne direction ».

Que s’est-il passé, entretemps? Jusqu’à ce qu’une solution se présente, Tsahal devait traiter le problème des tunnels d’une façon ou d’une autre. En 2004, le commandant des forces terrestres, le Major-Général Yiftah Ron-Tal a ordonné l’achat immédiat d’un outil excavateur américain impressionnant appelé une Trancheuse, qui comportait un bras et une énorme chaîne pour creuser. Pas exactement une solution high-tech, mais au moins, il y a avait quelque chose.

“Je savais que ce n’était pas une solution parfaite, et qu’en quelque sorte nous prenions du retard en matière de tunnel », dit aujourd’hui Ron-Tal. « Mais c’était un moyen de trouver une solution urgente jusqu’à ce qu’ils complètent le développement technologique qu’on m’avait promis être une priorité de premier ordre.

“Nous avons envoyé des gens en notre nom au Texas pour examiner l’efficacité de cette machine à creuser étrange et il s’est avéré qu’elle pouvait comporter un bras ayant une force massive dans le sol pour creuser une tranchée de vingt-cinq mètres.

“A cette époque, nous étions particulièrement préoccupés au sujet de la route Philadelphi et 25 mètres était plus ou moins suffisant, parce que c’était la profondeur de l’eau souterraine à cet endroit.
“J’étais très content de cette solution et j’ai alloué un budget de 50 millions de $ à ce projet. Ce n’est pas un versement modique, mais cela ne représente pas une somme énorme, si on considère la menace qu’il peut prévenir ou au moins largement réduire ».

C’est ainsi que les choses se passent. Tant que les bureaucrates n’auront pas changé de mentalité, Tsahal combattra les tunnels avec un outil conçu, à l’origine, pour creuser des tunnels défensifs au cours de la Seconde Guerre Mondiale.

Gagner du temps

Malgré l’achat de cette Trancheuse, Tsahal n’a pas abandonné l’espoir de trouver une solution technique pour localiser les tunnels. Quand Moshe Ya’alon a été nommé chef d’Etat-Major de Tsahal et que la bruine de roquettes Qassam provenant de Gaza s’est transformé en douche froide, il était clair que l’afflux d’armes à travers les tunnels vers Gaza devait être stoppé. Ya’alon a décidé qui si quelqu’un pouvait trouver une solution, ce pourrait être un colonel à la retraite, Yossi Langotsky.

Langotsky était décoré de la Médaille pour ses états de service au sein de Tsahal, durant la Guerre des Six Jours, avait remporté deux fois le prix Israël de la sécurité, était officier supérieur au sein du Directorat des Renseignements Militaires. Il est, plus tard, devenu célèbre, en tant que l’une des personnes ayant découvert l’énorme réserve de Gaz d Tamar, au large des côtes israéliennes (Tamar est le nom de sa Grand-Mère).

Langotsky a commencé à travailler. Il a rencontré du monde, recherché, est allé sur le terrain. En définitive, en 2005, il a rédigé un rapport très sévère, qui comprenait un bon paquet de critiques adressées au Ministère de la Défense.

“Avant qu’un désastre ne se produise, je vous avertis par la présente que le kidnapping, D.ieu préserve, de plusieurs soldats et leur transfert comme otages en territoire ennemi… le long de nos frontières avec la Bande de Gaza… est, malheureusement, une possibilité qui a de grandes chances de devenir réalité », écrivait-il alors dans son rapport. Il expliquait que « l’Etablissement de la Défense et Tsahal ont échoué à se préparer et à s’équiper de façon appropriée, y compris grâce à des systèmes qui sont déjà offertes « sur un plateau » pour les installer de long des frontières pertinentes ».

Le rapport de Langotsky sur les tunnels n’était pas seulement critique, mais il comprenait des recoomandations pour l’avenir.

L’une des principales recommandations était de commencer immédiatement à déployer un programme d’urgence, qui comprendrait le système GII et “l’instauration d’une administration compacte se consacrant au problème des tunnels, qui coordonnerait les éléments relatifs au problèmes sur une base permanente, durant les années à venir. On devrait apporter à cette task-force administrative des procédures spéciales qui lui permettrait une activité rapide et efficace ».

“Aux côtés de cette administration, il y aura une équipe de soutien composée d’experts/de techniciens qui pourrait intégrer des civils disposant de décennies d’expérience. L’instauration de toutes ces mesures pourrait apporter des solutions opérationnelles efficaces dès 2005 ».

Langotsky intégrait aussi une liste d’experts renommés qui seraient d’accord de soutenir le projet par volontariat. Ce rapport a été soumis après que Ya’alon ait quitté son poste, alors que le Chef d’Etat-Major était Dan Halutz.

“Salut Yossi!”, lui a répondu Halutz, en recevant le rapport. « Je l’ai eu, je l’ai lu. Impressionnant. On va en prendre soin et s’y conformer. On en reparle bientôt. Halutz”.

Il ne s’est presque rien passé depuis lors. Un système fondé sur les principes suggérés par le GII est, effectivement, en développement dans des entreprises de sécurité, mais cela prendra longtemps avant qu’il ne soit amené au stade du déploiement opérationnel, s’il y parvient jamais.
Langotsky s’est retiré très en colère, peu de temps après avoir rendu son rapport. « Tout le monde a promis que les choses allaient bouger, désormais, mais il ne s’est rien passé », dit-il. « Entretemps, les fonctionnaires du gouvernement remplissent des papiers et en font des piles. La conduite du Ministère est si infantile et si plein de confusion.

“Dans l’administration, je suis monté en grade, ainsi que dans les unités que j’ai commandées, il y avait un système de pensée et une conception totalement différente. Si on avait un problème opérationnel, sans compter même un problème stratégique de cette amplitude, je n’en aurais pas dormi de la nit et aurait ordonner à des centaines de personnes la mission de trouver une solution – jusqu’à ce qu’on la trouve ».

“Il est possible qu’il reste encore une poignée de ce genre de personnes au sein du Ministère de la Défense, mais ils sont dominés par la bureaucratie et aucun n’est capable de taper du poing sur la table et de dire que ce scandale doit cesser. On me dit qu’il y a un excellent renseignement concernant les tunnels qui sont creusés. C’est peut—être vrai, mais les Arabes ne sont pas aussi stupides, vous savez ».

Sonder la profondeur des gouffres

Actuellement, on met l’accent sur la Bande de Gaza et c’est justifié. Mais les tunnels peuvent aussi devenir un facteur de risque significatif dans le nord. Le Hezbollah a, par le passé, prouvé ses grandes compétences à creuser des tunnels à l’intérieur du Liban. Les informations du renseignement démontrent l’intention et les projets du Hezbollah dans l’utilisation de tunnels pour attaquer les avant-postes de Tsahal ou perpétrer, en cas de conflagration, des infiltrations en Israël.

Même si demain, on dispose d’un système place tout le long des lignes de la “barrière sismique », suggérée il y a 13 ans par l’Institut de Géophysique d’Israël –ou de toute autre technologie – Israël doit être en mesure de localiser les tunnels dès maintenant. Les tunnels qui ont, d’ores et déjà, été créé, requièrent un système complètement différent.

Les fondamentaux technologiques pour construire de tels systèmes de détection sont, également disponibles – aussi bien à l’Institut géophysique que par l’entremise d’entreprises civiles externes. Le système de l’Institut Géophysique qui localise des tunnels secrets – connu sous le nom de « Ben Ari » – a été créé pour des recherches en profondeur visant à découvrir des gouffres autour de la Mer Morte. Avec ces gouffres, l’objectif est de trouver des crevasses souterraines qui peuvent provoquer d’énormes failles soudaines et dangereuses dans le sous-sol. L’Institut pense que cette technologie peut aussi identifier les tunnels du Hamas, bien que le taux de réussite du « Ben Ari » est plus faible que le système sismique. Dans tous les cas de figure, ces deux programmes de développement ont été stoppés.

En 2010, lorsque le Yedioth Aharonoth a publié son enquête, le Ministère de la Défense, disait en réponse qu’il disposait de « R&D en matière de capacités technologiques avancées pour s’occuper des tunnels », et ajoutait qu’il explorait sérieusement une diversité d’alternatives. Quoi qu’il en soit, la conclusion est claire. Même autant d’années après qu’il soit devenu évident qu’il s’agissait bien d’une menace aussi réelle que grave – Israël n’a pas essayé ni testé de technologie pour détecter les tunnels terroristes.

‘Dans la bonne direction’

Récemment, une longue conversation avec un officier supérieur de la Défense a souligné les tentatives pour découvrir une solution technologique à la question des tunnels au cours de toutes ces années. La source nous a demandé de ne pas entrer dans trop de détails sur ce qui avait été fait avant 2010, et de ne pas évoquer les différences d’opinion entre le Ministère de la Défense et Langotsky, autant durant son passage en tant que conseiller d’Halutz en matière de tunnels et, plus tard, en tant que simple citoyen inquiet. La source a bien confirmé, cependant, qu’un système, installé à Gaza, avait complètement échoué et qu’en 2010, on avait décidé d’arrêter de l’utiliser et de repenser le problème de fond en comble.

“Non seulement, nous avons eu tort”, nous a dit la source, “ mais quiconque traitait de ce problème et proposait des solutions supposait, de façon erronée, que la technologie utilisée pour étudier les profondeurs – la découverte de gisements de minerais, champs de pétrole ou de gaz souterrains – était parfaitement adaptée pour l’étude des faibles profondeurs de juste quelques dizaines de mètres. Mais sur le terrain, vous ne pouvez pas vous contenter de « copier-coller » des techniques. Oui, c’est vrai, le système que nous avons mis en place a échoué, mais je vous le dit avec certitude : tout système était un échec, parce que nous n’étions pas prêts, en termes de connaissances et de compréhension pour mettre en phase nos détecteurs sismiques avec la profondeur de ces tunnels ».

Le Think Tank convoqué par le Ministère de la Défense, en 2010, a conclu que, malgré l’investissement en années de recherches, Israël devrait modifier son approche. Depuis lors, nous a dit cette source, le Ministère a financé une étude universitaire complète sur le sujet et a également, augmenté son activité en matière de tests sur les tunnels, qui simulent l’activité du Hamas.

Le Ministère a aussi à nouveau demandé au GII et à d’autres de s’engager au développement accéléré de ce genre de technologies, qui seraient, en définitive,utilisés dans le processus d’identification des tunnels. En parallèle, d’autres essaient de développer une solution appropriée au problème des tunnels parmi toutes celles existantes. « Nous sommes à l’écoute de quiconque est en mesure d’aider ».

Cette source insistait sur le fait que, depuis 2010, il est devenu clair pour tout un chacun qu’il existe un budget illimité et des ressources affectées, puisque l’appareil de la Défense a classé le sujet comme urgent et le considère comme une haute priorité. Selon cette source, une équipe entièrement dédiée s’est mise en place pour traiter ce dossier, de nombreuses ressources ont été attribuées et des centaines de millions de shekels ont été investis jusqu’à présent afin de trouver une solution.

“C’est aussi vrai pour nos supérieurs, les commandants militaires et les chefs au Ministère de la Défense impliqués dans ce dossier, et qui nous réclament fréquemment des comptes sur ce qui est fait pour résoudre ce problème et comment”.

Des essais expérimentaux, ces dernières années, se sont avérés fructueux et se sont traduits par des succès, affirme cette même source.

“Les comparaisons qu’on se permet avec le Dôme de Fer sont fausses et injustes », dit-il, en faisant référence au système de défense anti-missiles très efficace./ « Dans le cas de Dôme de Fer, le débat ne porte pas sur le fait de savoir si c’était possible ou impossible de mettre ce système en place. Le débat portait sur sa fiabilité. Lorsque nous avons développé Dôme de Fer, on avait derrière soi 25 ans de développement et d’expérience, grâce au Arrow (Hetz) et d’autres systèmes parfaitement pertinents. Nous savions que c’était possible et nous savions que cela allait marcher ».

“Ce domaine de recherches est relativement nouveau et nous ne disposons pas de ce type d’expérience à ce propos, pas plus qu’il n’est évident de savoir dans quelle direction nous devrions aller ni quelle direction s’avérera la plus féconde. Nous nous tournons vers des sources à travers le monde entier et nous r&lisons qu’aucun pays n’a de solution pleinement efficace à ce sujet »

Quoi qu’il en soit, si vous prenez en compte les années d’activité en lien avec ce problème, depuis 2000, cela déjà fait 14 ans. Combien de tempsz cela prendra t-il encore?

“Ce serait irresponsable de ma part de présenter un calendrier, et si nous rencontrions des difficultés, vous pourriez revenir vers moi avec des plaintes demandant pourquoi nous n’avons pas suivi le programme prévu. Nous nous dirigeons dans la bonne direction et je pense que nous ne sommes pas loin de trouver une éritable solution. On doit se rappeler que même quand une solution est découverte, l’Etat doit encore s’engager à le réaliser, comme cela s’est passé pour Dôme de Fer, pour investir les fonds nécessaires à la réalisation effective de cette solution sur le terrain ».

Ronen Bergman

Publié le : 06. 08.14, 15:04 / Israel News

ynetnews.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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Niala

Pourtant il existe de nombreuses techniques de mesures physiques permettant la détection de tunnels ou cavités souterraines et plusieurs BET français sont spécialises dans cette activité, publics (BRGM) ou prives.
Est-il si difficile de les contacter ?

Roberto

Pourquoi ne pas injecter des gaz genre butane en énorme quantité et faire sauter le tout ensuite, une fois que c’est bien plein. Pourquoi ne pas utiliser des sismographes ultrasensibles qui se mettraient en marche à la moindre variation dans l’écorce terrestre, on arrive à détecter et à mesurer l’ampleur de tremblement de terre qui se produit de l’autre côté de la planète, alors où est l’ingéniosité des Israéliens, l’invention du Dôme de fer prouve que ces gens sont capables de tout. Alors !

David

D’une certaine façon, les terroristes font avancer la science. Israel finira bien par inventer un système qui détecte les tunnels situés a plusieurs dizaines de metres sous terre.

Ratfucker

De plus, pour épargner la vie des soldats guettés par les mines et pièges dans les tunnels, avant de les exploser si nécessaire, il serait si simple d’y injecter du gaz butane ou propane, plus lourd que l’air, qui s’infiltre dans toutes les galeries, même les dérivations dissimulées, et de craquer une allumette.

Lipowski

{{Nos jeunes ne doivent pas êtres morts pour rien.}}

J’ai essayé de contacter des officiers et leur ai envoyé des documents, proposer de construire un système simple et efficace que j’utilisais pour découvrir les cheminement des canalisations de drainages de gros diamètres et de grandes longueurs. Alors que je travaillais encore.
Qu’est ce qu’on risque je peux le construire à mes frais.

{{Si quelqu’un a des entrées
je suis disponible pour démontrer la faisabilité et retrousser les manches
Je sais que ça marchera, cela peut changer la donne!!!

}}

oxomars

Ces détails mettent en rogne beaucoup d’entre nous. Comment justifier cela auprès des familles de nos morts ?

Subir une guerre avec son cortège d’atrocités et d’horreurs, à cause de l’incurie de certains bureaucrates, cela est d’un ordinaire qui ne nous ressemble pas.
Je ne vais pas me permettre d’émettre le moindre jugement mais j’espère que cette monstruosité humaine va servir de vaccin, du moins j’ose l’espérer.

Lipowski

Mais où est donc passé le génie juif ?
Plus j’observe et plus je suis désespéré, Israël est devenu un monde sans imagination, face à des techniques vieilles comme le monde et qui marchent. Mais elle n’est pas la seule nation qui ne résonne qu’à partir des nouvelles technologies. Elles n’ont pas fini de subir des catastrophes, face à des moyens à peine plus perfectionnés que la fronde David. Si ce que je lis est exact et je n’en ai guère de doute.
En voyant que l’on en est à envoyer des Golanis dans les tunnels, munis d’une lampe et d’un révolver, et ils y vont ces jeunes qui en ont deux sacrément accrochées !!! je suis abasourdir que l’on emploie pas d’autres méthodes simples et efficaces utilisées dans le civil, mais inconnues des cerveaux obtus que vous décrivez.
Alors, voila, quand ces tunnels sont des labyrinthes qui se divisent et tissent une véritable toile d’araignée sous une ville, même avec le meilleur entrainement et le plus grand courage, la tâche est démesurée. Les pertes ne seraient pas à la mesure des résultats. Car quand on fait la guerre, on doit savoir si le sacrifice en vaut la peine.
Toutes les armées du monde sont rendues aux théories absurdes que les moyens modernes peuvent résoudre les problèmes. Elles se trompent :
•La CIA avec la NSA n’ont rien vu venir malgré des moyens de surveillances ultra puissants et ont subi le 11 septembre : Al Quaïda communiquait par la poste et par courrier, c’est con hein ? Des milliards de dollars pour rien…
•2006, Tsahal a commencé à se heurter aux tunnels, malgré la puissance des bombardements, c’est l’infanterie qui est allé chercher les tunnels. Des chiens et des enfants courageux.
•2014, c’est la guerre des tunnels, les boucliers humains et une des meilleures armée du monde se retrouve démunie.
Pour revenir à votre article, il semblerait que les responsables de Tsahal se foutent royalement des problèmes futurs. Qu’ils ne raisonnent que par Raphaël ou Elbit et que tout ce qui a été présenté par des spécialistes civils indépendants, se soit noyé dans les méandres administratifs des ronds de cuir de Tsahal.
Faut-il considérer ça comme un crime ? S il y a crime, il y a mobile, le tout est de savoir à qui le crime profite. Y a-t-il des conflits d’intérêts ?
Le génie juif na pas disparu, les start up et les technologies de pointe le prouvent, le problème est que les israéliens sont victimes de la pensée unique et qu’ils pensent savoir tout !!! Sauf aller chercher une technologie de l’âge de pierre comme cette trancheuse américaine qui a capacité de descendre à 25 mètres sous terre, Et les séduit, c’est américain !!! Alors c’est le top!!!
Pourtant des moyens simples existent pour révéler à partir d’une entrée sans risques mais trop simples pour intéresser les cerveaux de Tsahal, ils passeraient pour des cons. Des solutions existent pour faire sauter les tunnels sur toute leur longueur, sans même y pénétrer, c’est pareil les cerveaux ne sont plus curieux et passeraient pour débiles.

En 1944, il y a 70 ans en Normandie les GI’s étaient comme nos Golanis et Guivatis, face un problème que l’état major n’avait pas pris en compte.
Les Alliés ont pensé à tout… Sauf aux haies du bocage normand quasi infranchissables pour les tanks. Un bricolage astucieux règle le problème.
Au cœur de l’été 44, les Alliés découvrent le bocage normand. Il ralentit les déplacements de leurs tanks et les rend particulièrement vulnérables lors du franchissement des talus et des haies. Le tank, le nez pointé vers le ciel, offrant alors aux tirs ennemis son « ventre », c’est à dire sa face la moins blindée, tout en étant dans l’impossibilité à ce moment d’utiliser son armement.
Tactiquement les Allemands ont vite saisi l’intérêt d’utiliser les haies pour bloquer l’avancée des troupes américaines.
Embarqué sur un des tanks du 102nd Cavalry Reconnaissance Squadron (2e Division blindée US), le Sergent Curtis Crub Culin participe en juillet 44 à une discussion entre tankistes sur les difficultés à manoeuvrer dans le bocage. Il entend un soldat émettre l’idée d’installer des dents d’acier à l’avant des tanks pour ouvrir des brèches dans les talus normands. Au lieu de se moquer, comme tous les autres, il bricole sur son char un système de pointes d’acier qui seront surnommées « rhinoceros ». Les premiers essais sont très prometteurs.
Le 14 juillet la démonstration devant le général Bradley est éclatante. Le tank arrache et troue le talus bocagé. Le patron de l’armée américaine en Normandie ordonne d’installer des « rhinoceros » sur tous les chars. Soixante pour cent sont équipés pour le lancement de l’opération Cobra, début juillet, point de départ de la percée des Alliés vers la Bretagne et les Pays de la Loire. L’invention du sergent Culin a permis l’encerclement de l’armée allemande en Normandie.
Cet exemple peut-il se reproduire dans tsahal aujourd’hui ? L’armée israélienne a oublié la guerre d’indépendance et la « Davika », mortier bricolé de bric et de broc qui sema la terreur parmis les troupes arabes durant le siège de Jérusalem, fruit d’un ingénieur civil !!!
Il existe des systèmes de traçage de tunnel faciles à mettre en œuvre, mais peut être trop simples pour des esprits obtus. Quand à faire péter un tunnel, regarder la catastrophe de Taïwan la semaine dernière et celle de Guadalajara en 1992 au Mexique et vous aurez compris.

David

Voila les bonnes questions qui commencent à recevoir des réponses.

C’est le seul moyen d’avancer.

Kreuzer

ENTRE « La profondeur des gouffres » et «  » Les Hauteurs béantes ».

Messieurs Bergman, et Brzustowski, cet article laisse pantois.
Il y a qqs jours, déjà, jforum laissait penser qu’il y avait eu une grave incurie dans ‘Administration israélienne, et une fatale carence dans le Renseignement.
A vous lire, ce jour, l’on hésite entre « Les Hauteurs béantes  » de ZINOVIEV et « L’Etrange défaite » de Marc Bloch.
Pire. J’ai lu, il y a qqs jours, un article concernant les tunnels de CU CHI, à SAÏGON, dont vous connaissez certainement l’histoire, et qui furent FATALS aux Français, et aux Américains (1968: offensive du Têt).
la similitude de l’architecture frappe; l’efficacité de l’entreprise, aussi.
Je ne sais ce qu’enseignent les écoles de guerre.
Il est vain, quand on n’est pas citoyen d’un pays, de porter des critiques.
Ce qui s’observe, cependant : l’Egypte de SISSI semble être la seule puissance capable de tenir la dragée haute au Hamas.
Ne pourrait-elle conférer une véritable légitimité à Abu Mazen, même s’il manque d’allant?
Par comparaison avec les chefs terroristes Hamas (Haniyeh, Meshaal, Marzouk), il peut passer, faute d’autres prétendants, pour un démocrate.
Et, en gage de bonne volonté, il s’emploierait, dans un 1er temps, à détruire ces maudits tunnels dont maints habitants de Gaza connaissent évidemmt l’emplacement. Libérés de la terreur, ils parleraient.
(Ce qui implique , d’ailleurs, que les chefs Hamas seraient jugés par la CPI, en toute logique, comme le sont encore, présentement, qqs vieux Khmers Rouges);
Il va de soi que des aides financières internationales seraient allouées —et dûment conditionnées à une utilisation humaniste.

Que votr Jforum rende « dingues les islamo-fascistes » est un signe certain de sa qualité.
Soyez-en remercié!