L’armée égyptienne, qui dirige le pays depuis février, a indiqué jeudi que le pays organiserait comme prévu en septembre ses premières législatives depuis la chute d’Hosni Moubarak et préparerait ensuite une Constitution avant un scrutin présidentiel.
Le général Mahmdouh Chahin, membre du Conseil suprême des forces armées, a déclaré que les élections législatives se tiendraient « pas plus tard que le 30 septembre », a rapporté l’agence Mena.
« Après les élections législatives, une nouvelle Constitution sera rédigée et ensuite une élection présidentielle sera organisée », a dit le militaire cité par Mena.
Le général Chakin s’exprimait à l’occasion de l’annonce d’une loi amendée sur la participation qui stipule que des juges surveilleront le scrutin, qui se déroulera en deux ou trois tours.
L’amendement ne précise pas si les Egyptiens à l’étranger pourront voter et le général Chahin a souligné qu’il existait des problèmes logistiques qui devaient être pris en compte pour les votes par correspondance.
Les législatives de septembre seront les premières depuis la dissolution du Parti national démocrate (PND), dissout après la chute le 11 février du président Moubarak, sous la pression de la rue.
Les Frères musulmans, le plus influent mouvement d’opposition en Egypte, ont créé fin avril leur propre parti avec l’ambition de briguer la moitié des 508 sièges aux législatives.
L’opposant Mohamed ElBaradei, possible candidat à la présidentielle, a estimé, dans un message posté sur Twitter, que la loi amendée « prive des millions d’Egyptiens à l’étranger de leur droit à choisir leurs représentants ».
La loi, dans son état actuel, autorise tous les Egyptiens adultes, à l’exception des criminels, à voter, mais ne précise pas si ce droit s’applique aux Egyptiens vivant à l’étranger.
LE CAIRE, (AFP) –
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