L’Egypte a un « besoin pressant d’argent frais » pour faire face à un déficit budgétaire croissant, a déclaré mercredi le ministre des Finances Hazem Beblawi, au moment où les incertitudes liées à la transition politique aggravent le marasme économique.
« L’Egypte a un besoin pressant d’argent frais pour faire face au déficit budgétaire de l’année 2011/2012 et maintenir la stabilité économique à court terme », a déclaré à la presse M. Beblawi, également vice-Premier ministre.
« Sur le long terme, l’Egypte a besoin de davantage de financements pour des projets d’infrastructures ou des projets visant à accroître les capacités économiques du pays », a-t-il poursuivi.
La semaine dernière, l’agence de notation financière Standard & Poor’s a abaissé à « BB- » la note de la dette à long terme en devise de l’Egypte contre « BB » auparavant, avec une perspective qualifiée de « négative », en se basant notamment sur son déficit budgétaire et sur les perspectives politiques incertaines depuis la chute du président Hosni Moubarak en février.
Au centre des préoccupations, la fonte d’un tiers des réserves en devises du pays, passées de 36 milliards de dollars fin 2010 à 24 milliards en septembre. Le déficit budgétaire est quand à lui estimé à 9,5% du PIB pour l’année 2010-2011, contre 8,1% l’année précédente.
Les grandes puissances du G8 et les organisations internationales ont annoncé le mois dernier leur intention de doubler leur aide financière aux pays du « printemps arabe ».
Leur aide globale pourrait ainsi atteindre près de 80 milliards de dollars entre cette année et 2013, au lieu des 40 milliards annoncés en mai à Deauville (France).
M. Beblawi a déclaré qu’il avait cherché à savoir quelle part de cette somme irait à l’Egypte, lors d’une récente rencontre au Caire avec l’ancien Premier ministre français Edouard Balladur, émissaire du G8 pour ce dossier.
LE CAIRE, 26 oct 2011 (AFP)
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