Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a affirmé mercredi être intervenu une nouvelle fois, la veille, auprès des autorités israéliennes pour obtenir la libération « le plus vite possible » du Franco-Palestinien Salah Hamouri, détenu en Israël depuis 2005.
« Cela fait des années que la France et le président de la République demandent à ce qu’il bénéficie d’une remise de peine. Les autorités israéliennes ne l’ont pas voulu jusqu’à présent. Je l’ai moi-même demandé encore hier à l’ambassadeur d’Israël », de sorte que cette libération intervienne « le plus vite possible », a déclaré Alain Juppé sur la radio France Inter.
La mère de Salah Hamouri a reproché cette semaine aux autorités françaises de ne pas s’être mobilisées pour sa libération comme pour le soldat Gilad Shalit, à Gaza, ou Florence Cassez, la Française détenue au Mexique pour enlèvements.
« Salah a une date de sortie légale le 28 novembre et tout ce qu’on demande, c’est de faire en sorte qu’il sorte à la date prévue, puisqu’il (le président Nicolas Sarkozy) n’a rien pu faire pour qu’il sorte avant », a-t-elle affirmé.
Le cas de Salah Hamouri « est connu et nous nous battons pour qu’il retrouve sa liberté après avoir purgé la quasi-totalité de sa peine », a dit Alain Juppé, rappelant qu’il avait rencontré en juin en Israël les parents du jeune homme de 26 ans.
Né à Jérusalem de mère française et père palestinien, Salah Hamouri, arrêté le 13 mars 2005, a été reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien d’un projet d’assassinat, le rabbin Ovadia Yossef. Condamné à sept ans de prison, il a toujours clamé son innocence.
Il reste une incertitude sur sa date de sortie de prison, le 12 mars 2012 si la peine court à son terme ou fin novembre, comme l’affirme sa famille.
PARIS, 26 oct 2011 (AFP)
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