L’armée israélienne a fait exploser vendredi un de ses dispositifs d’espionnage dans le sud du Liban qui surveillait un réseau de communications, a indiqué le mouvement chiite Hezbollah.
« L’ennemi israélien a fait exploser un dispositif d’espionnage attaché à un réseau de communications entre les villages de Srifa et Deir Kifa, à l’aide d’un drone », affirme un communiqué de la formation armée, soutenue par Damas et Téhéran.
Dans son communiqué, le Hezbollah affirme qu’Israël a fait exploser le dispositif après que le parti libanais l’eut découvert, précisant que l’explosion, à l’est de la ville côtière de Tyr, n’avait pas fait de blessé.
Plus tôt vendredi, le Hezbollah avait envoyé cinq de ses membres dans la zone où le dispositif avait été posé, ce qui a pu alerter les Israéliens sur le fait que leur engin avait été découvert, a indiqué à l’AFP un responsable du Hezbollah dans le sud du Liban.
Interrogé, le porte-parole de l’armée israélienne s’est abstenu de tout commentaire.
Le 3 décembre 2010, Israël avait déjà fait exploser deux de ses dispositifs d’espionnage dans le village de Wadi al-Qaysiyya, dans le sud du Liban, blessant légèrement deux passants, selon l’armée libanaise.
L’explosion de vendredi survient deux jours après un tir de roquette du sud du Liban sur Israël, la première fois depuis plus de deux ans.
L’artillerie israélienne a riposté en tirant des obus vers le sud du Liban.
L’attaque, qui n’a pas fait de blessé, a été revendiquée par un groupe dans la mouvance d’Al-Qaïda, les Brigades d’Abdallah Azzam.
Le Hezbollah a relancé une campagne contre des réseaux présumés d’espionnage américains et israéliens au Liban, annonçant notamment avoir découvert des agents de la CIA dans ses rangs.
Depuis avril 2009, plus de 100 personnes ont été arrêtées au Liban pour espionnage pour le compte d’Israël, notamment des militaires et des employés du secteur des télécommunications.
Le Hezbollah, qui contrôle une grande partie du sud du Liban, et Israël se sont livrés une guerre dévastatrice à l’été 2006.
TYR (Liban), 2 déc 2011 (AFP)
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