Un nouveau rapport met en lumière de profondes disparités entre la “Start-up Nation” prospère et le « quart-monde israélien ».
Un Israélien perçoit une aide à l’Institut National d’Assurance (illustrative photo: Flash90)

Une étude récente révèle d’énormes écarts persistants entre les Juifs israéliens d’origine ashkénaze ou européenne et les gens originaires d’Orient (Séfarades, Yéménites, Irakiens…), ou Juifs en provenance du monde arabe.

Selon le dernier rapport annuel du Centre Adva, qui analyse “l ’équité et la justice sociale en Israël », publié mercredi matin, le revenu mensuel moyen des travailleurs salariés Ashkénazes des grands centres urbains, en 2012 a été plus élevé que le salaire moyen de l’ensemble des travailleurs salariés, de 42%, alors que les paies des travailleurs salariés d’origine orientale se situe juste à 9% au dessus de cette moyenne.

Les travailleurs salariés arabes israéliens traînent loin derrière ces deux groupes, en gagnant des salaires se situant à 34% en-dessous de la moyenne nationale, facteurs qui s’appliquent, en règle générale, aux travailleurs des zones rurales.

Ces écarts restent presque inchangés, au cours des douze années passées, selon ce rapport.

L’étude définit les travailleurs ashkénazes comme des enfants nés en Israël d’un père né en Europe ou aux Etats-Unis. Il n’y a pas de précision sur la façon dont l’étude traite du cas de Juifs iraniens nés aux Etats-Unis ou de la vaste majorité des Juifs français originaires d’Afrique du Nord … NdT : les frontières bougent : Nous sommes tous des Juifs-Allemands ?« >Article original


Le revenu moyen des salariés urbains par origine ethnique. la ligne du haut représente les Juifs Ashkenazes, ou Européens. La ligne du milieu représente les « Mizrahi », ou Juifs issus du monde arabe. La ligne du bas représente les revenus des Arabes Israéliens. La ligne marquée “100″ représente la moyenne nationale des salaires. (crédit: Adva Center)

Ce rapport se focalise aussi sur les disparités salariales observées, en général, dans l’économie israélienne, signalant que les cinq plus hautes positions de salaire, au sein des plus grandes entreprises côtées en bourse à Tel Aviv, atteignent une moyenne annuelle de 3.421 millions de shekels (980. 000 $) en 2012, soit 285.100 shekels (81.400 $/59 572,59 €) chaque mois. Le salaire moyen en Israël est de 9.018 shekels (2. 580$/1.888, 17€ ) par mois. Le salaire minimum en 2012 était de 4.300 shekels (1. 230$, soit moins de 900 €).

Les PDG de ces entreprises gagnent 42 fois le salaire moyen et 87 fois le salaire minimum.

“A côté de la fameuse “Start-up Nation”, qui récompense généreusement ses citoyens – environ 10% des travailleurs salariés israéliens – et même bien plus les dirigeants de vastes corporations, dont le 1% du haut du panier, qui touche de hautes rémunérations du capital, il existe un « quart-monde » israélien, où les ¾ des travailleurs salariés gagnent moins que le salaire moyen et 30% de plus que le salaire minimum voire, en-dessous de ce seuil », décrit ce rapport.

Il en va de même pour les travailleurs arabes israéliens, d’après ce rapport : “Alors que les responsables nationaux sont fiers du faible taux de chômage -5, 8%-, la courbe de ces chercheurs d’emplois dans les villes arabes se situe entre 15 et 20% et, dans beaucoup des villes en développement (paupérisées), entre 10 et 15% ».

Cette étude se montre très critique envers le gouvernement.

“L’inégalité est reconnue, à travers le monde, comme un fléau social et économique. Pas en Israël », a expliqué l’Institut, dans un communiqué accompagnant le rapport. « Ici, le gouvernement choisit de traiter –ou plus exactement, de ne pas traiter globalement – des inégalités, en renvoyant le problème à des commissions qui se concentrent sur des sujets très sectoriels : le Comité Trachtenberg sur le coût trop élevé de la vie« >Article original, le Comité sur la concentration économique monopoles, oligopoles« >Article original ou le Comité pour la guerre à la pauvreté.

Mais, insiste Adva, “les inégalités sont un problème macro-économique et macrosocial qui doit être traité à bras-le-corps, au moyen de politiques gouvernementales et économiques au plus haut niveau ».

Il poursuit en recommandant : “de mettre en place les moyens d’une croissance équilibrée qui génère de l’emploi doté d’une paie correspondant au coût de la vie » et de « créer un système de services sociaux qui corrigeront les conséquences fâcheuses d’une croissance déséquilibrée ».

Adva se présente comme : “un Institut spécialisé dans l’analyse des tendances socio-économiques et la préconisation de mesures de politiques publiques adaptées en Israël, fondées sur les critères d’égalité et de justice sociale ».

Sur son site internet, il alerte du fait “qu’Israël est un cas classique de ces pays dont les indicateurs macroéconomiques sont globalement excellents, mais où la majorité des foyers n’est pas invitée à la f ête de fin d’année ».

PAR HAVIV RETTIG GUR 29 Janvier 2014, 10:07 am 6


Haviv Rettig Gur : correspondant politique.

Study finds huge wage gap between Ashkenazim, Mizrahim | The Times of Israel http://www.timesofisrael.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski

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meller1

Pour moi il n y a point de difference entre Asquenaze et Sepharade ou n importe qu elle israelien Mon epicier est d origine Ethiopienne de nos jours les asquenazes et les sepharades ce marient entre eux Mon aine travaille heures sur heures pour gagne de quoi vivre tandis que le technicien arabe travaillant avec lui gagne normalement tandis que mon cadet gagnent normalement sa vie en tant qu analiste FAIRE UNE DIFFERENCE DE SALAIRE SELON NOS ORIGINES EST DEGUEULASSE Dany une petite ashquenaze

lass77

Ces disparités entre citoyen relevent en generale des sociétés inegalitaires . Tandis que Israel existe grace à ces differentes communautés de toute origine. Les études sur des pareils sujets sont débutatives car on ne dit jamais comment cela s’operent ces disparités. Je ne pense pas l’Etat d’israel n’organise ces disparités entre ces citoyen meme si elles sont flagrantes pour les Arabes Israéliens comment expliquer pour les Noirs israeliens appelés les Falachas. J’ajoute je crois bien que à diplomes égaux c’est bien à salaire égal entre israeliens. Exemple j’espere un sergent de la police qu’il soit sepharade , falachas ou autre a le meme salaire que n’importe quel autre israelien .

isravie

Cela avait debute depuis de l’immigration. Depuis le premier gouvernement de Ben-Gourion, on avait jamais fait confiance a ces gens, venus de pays colonises, Ils avaient oublies qu’on avait notre age d’or …
Certe, il y a eu des erreurs, de debutants ! Mais a l’heure actuelle, on cherche toujours de maintenir cette disparite inutile , car presque chaque famille aujourd’hui, est composee , des deux origines .Les gouvernements d’aujourd’hui, devrait prendre en mains ce sujet primordial, et resoudre cet imparcialitee accablante, pour l’avenir du pays. Mettre au meme front : Defence. Education. Justice sociale et travail.
Pour l’education et la defence , on est en bonnes mains ! Pour la justice sociale et possibilites pour travail renumere, pour la basse classe, c’est a dire LA PLUPART DES SEPHARADES, on a besoin de « Buldozere »
qui fera bouger les etapes a pas de geants. Creer des stages specialises, selon les demandes pour travail renumere et specialise des start-up et autres. Les juifs ont toujours travavailles durs, faudrait rien que donner la possibite .

Davrog

Il faut se rappeler que les Sépharades reçoivent des salaires bas pour deux raisons: en tant que sépharades mais aussi en tant que appartenant en général à la droite. Les nominations sont réservées aux ashkénazim de gauche. Ils se nomment entre eux aux plus hauts postes : haver amène haver.