Un brillant général controversé appelle à une nouvelle approche de la guerre.
Prônant des forces de combat fondées sur les nouvelles technologies, les renseignements et les opérations-commandos, le Général Hirsch affirme que les nouvelles divisions requerront d’être dotées de nouvelles tactiques et d’être aptes à nouvelles règles du jeu.

Le Commandant-adjoint du Corps d’attaque en Profondeur מפקדת העומק »>Article original, cherche à rééquilibrer les données du champ de bataille à l’âge des méthodes de guerre non-conventionnelles. Il a appelé, récemment, à la mise sur pied de nouvelles divisions, sous la coordination d’officiers du renseignement et du personnel des forces spéciales, qui opéreraient bien au-delà des limites ordinaires auxquelles on s’attend, en général, ainsi que des règles communes d’engagement.
Se référant à la théorie du “ Cygne Noir Article original”de Nassim Nicolas Taleb – qui décrit les conséquences d’une portée considérable et exceptionnelle des évènements inattendus ou « évènements rares », en probabilité »>Article original – le Général de Brigade (de réserve) Gal Hirsh a rédigé un essai sur Israel Defense Article original , affirmant que, confronté à un ennemi qui opère au sein des populations civiles et échappe aux lois de la guerre, Israël devrait mettre en place un « cygne noir létal de son cru », qui opérerait « uniquement dans la quatrième dimension, la dimension conceptuelle de l’incertitude, de l’illégalité et du désordre, bien loin du modèle conceptuel généralement accepté ».
Les armées au service des nations démocratiques, écrit Hirsch, sont tenues à des modes pré-formatés d’action, à un armement normatif et à un code rigide. La nouvelle force de combat, poursuit-il, « opérera entre les lignes ». Elle opère loin des sentiers battus, en dehors des lignes auxquelles s’attend une force militaire et jamais dans le cadre qui est même prévisible ».

Ces actions, conjuguées avec des cyber-opérations, nécessiteraient “une nouvelle forme de légalité, qui, actuellement, n’est pas en cours”, dotée de nouvelles règles “surprenantes”, qui annuleraient l’asymétrie actuelle, qui semble s’enraciner, entre l’armée israélienne et les forces combattantes de ses ennemis ».
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Après s’être exprimé, cette semaine, au Centre BESA Begin-Sadate »>Article original de l’Université Bar-Ilan, Hirsch a clarifié qu’il ne voulait pas dire qu’on demanderait aux soldats d’opérer en violation des lois. Il a comparé leur mission à celle « des officiers de police israéliens Duvdevan? »>Article original dans la Bande Occidentale de Judée-Samarie, qui opèrent de la même façon que s’ils étaient des soldats sous le feu ». Il a refusé de dire, pratiquement, à quoi ressemblerait cette sorte de changement, pour les soldats opérant derrière les lignes ennemies.
Hirsch, ancien commandant de l’unité des forces spéciales de l’armée de l’air, le Shaldag (le martin-pêcheur) était commandant de la Division de Galilée, au cours de la Seconde Guerre du Liban. Il a fait l’objet d’un contrôle très rigoureux et de critiques, à la suite de l’enlèvement de deux soldats israéliens, à la veille de la guerre et a pu être perçu par certains comme ayant conduit un nouveau style de commandement derrière les écrans, faisant diffuser des ordres incompréhensibles.

Shaldag.
D’autres, au contraire, ont remarqué son brillant palmarès au sein de Shaldag et son rôle de premier plan durant l’Opération Bouclier de Défense, où, en tant qu’officier chargé des opérations du Commandement Central de Tsahal, où il défiait toute critique de la part de l’Etat-Major et a réalisé sa mission en apportant une victoire écrasante, par rapport au plan de bataille fixé, en prenant essentiellement la totalité de la Bande Occidentale de Judée-Samarie en à peine quelques jours, et en frappant ainsi de stupéfaction les terroristes, incapables de poursuivre leurs exactions.

Vision depuis le fût de l’arme d’un soldat des forces spéciales de Tshal au cours d’un raid en prfondeur au Liban, dans la vallée de la Bekaa, au cours de la Seconde Guerre du Liban (Photo credit: IDF/ Flash 90)
Le Lieutenant-Général Benny Gantz, le chef d’Etat-Major, également vice-commandant des parachutistes de Shaldag est un franc partisan des idées de Hirsch. Il s’est battu pour qu’il reste dans l’armée, après la guerre de 2006 – Hirsch a écrit, dans ses mémoires de 2009 qu’il s’est senti trahi par le Chef d’Etat-Major de l’époque, Dan Halutz, qui ne soutenait pas ses officiers sur le terrain – et Gantz l’a nommé commandant en second du corps de combat en profondeur, en 2011.

Cette profondeur, dans l’intitulé du corps, au moins en hébreu, est souvent interprété comme synonyme d’intervention dans des pays comme l’Iran. Hirsch, qui dirige une société internationale de sécurité, appelée Bouclier De Défense et selon ce qu’on en dit Article original, souhaiterait la voir complètement réintégrée dans l’armée régulière, l’entend comme quelque chose de plus sytématique encore.
La notion traditionnelle d’une armée fondée sur de lourdes machineries de combat manœuvrant sur le terrain, les mers ou le ciel, écrit-il, a toujours vu les opérations-commandos comme « l’épice » ajoutée au plat principal ou une « capacité artisanale » qui a peu de choses à voir avec le rôle de défense fondamental d’une armée. Aujourd’hui, écrit-il, Israël est confronté à des ennemis mobiles et rapides, utilisant des tactiques sophistiquées et changeantes, qui laissent de très faibles traces exploitables par les renseignements.
Face à ce rival unique, a t-il dit devant l’Université Bar-Ilan, cela signifie que les forces de défense de Tsahal doivent réaliser “une nouvelle naissance”, d’abord perçue comme périphérique, “mais prenant la totalité de l’ennemi par derrière et par surprise ».
Hirsch, dont l’essai est rédigé dans un style postmoderne assez compliqué à suivre ou opaque au profane »>Article original, a affirmé que dans les dernières années, la révolution, en matière d’affaires militaires était largement perçue comme une question de technologie . Aujourd’hui, c’est largement insuffisant , écrit-il. Au lieu de cela, l’Etat a besoin de développer « une réplique qui soit unique, pour compléter cette révolution… une révolution conceptuelle-organisationnelle et nationale conjuguée à ces apports technologiques ».
L‘appareil sécuritaire de l’Etat ne doit pas, seulement, s’adapter à cette nouvelle réalité, mais plutôt se réorienter entièrement. Israël devrait développer des divisions radicalement différentes, en volume et dans leur conception, des unités actuelles de combat. Elles devraient être plus petites, reliées à la technologie, capables de tenir un territoire, comprenant des commandos, des agents opérationnels des Forces Spéciales et des renseignements , et, plus important, écrit-il : « elles doivent fondamentalement reposer sur l’état d’esprit, une approche différente, la mobilité et l’agilité, et être prêts et capables de prendre des risques calculés de façon responsable et professionnelle. Ces forces peuvent opérer sous leurs propres réglementation et procédures. Elles sont formées à improviser en toutes circonstances, à développer la connaissance pertinente pour prendre l’initiative et évoluer constamment ».
Hirsch, pour des raisons compréhensibles, est réticent à détailler plus avant le contenu de ses idées. Dans l’objectif de « rompre avec la symétrie, d’introduire une rupture des ponts et changer les règles du jeu », écrit-il, « Israël doit engager et former de nouveaux acteurs aptes à évoluer sur de nouveaux échiquiers ».
L’Unité du porte-parole de Tsahal, appelée à commenter cet article, a déclaré “n’avoir rien à ajouter” à ce que le Général de Brigade Hirsch a déjà écrit.
PAR MITCH GINSBURG 6 Janvier 2014, 6:49 am 2
Mitch Ginsburg correspondant militaire de The Times of Israel.
timesofisrael.com Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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