Le cessez-le-feu, observé depuis le 11 août entre le Hamas et Tsahal, a été rompu mardi par des tirs de roquettes sur Israël.

La Gazaouis fuient par centaines
Par ailleurs, six Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués mercredi 20 août lors d’un raid israélien contre une maison de Deir el-Balah, ont annoncé les services de secours palestiniens
Les habitants de Gaza, déjà durement éprouvés par un mois de combats, ont recommencé à fuir par milliers les secteurs les plus exposés. Des centaines de Gazaouis encombrés de sacs et de matelas ont notamment abandonné Chajaya pour aller s’abriter dans les écoles de l’ONU transformées en refuges. Selon le ministère palestinien de la santé, 2 019 personnes sont mortes, essentiellement des civils suivant la propagande palestinienne reprise sans contrôle par les médias français mais seraient en fait dans leur grande majorité des terroristes du Hamas. ily aurait eut plus de 10 000 blessées dans l’enclave palestinienne depuis le lancement de l’opération « Bordure protectrice » par Israël le 8 juillet. Côté israélien, 64 soldats et trois civils ont été tués dans les hostilités.
Arrêt des négociations au Caire
Sur le front diplomatique, la rupture du cessez-le-feu a provoqué un arrêt des pourparlers en cours au Caire entre Israéliens et Palestiniens ; des pourparlers qui étaient censés transformer cette pause dans les affrontements en trêve prolongée. Les deux camps se rejettent la responsabilité de cette reprise des combats, qui mettent fin à près de 10 jours consécutifs d’accalmie censés favoriser les discussions indirectes en Égypte sur un arrêt durable des hostilités.
Les négociateurs palestiniens ont quitté la capitale égyptienne mercredi matin. « Le cessez-le-feu est mort et Israël est responsable », a dit Azzam al-Ahmed, le chef de la délégation palestinienne présente au Caire. « Nous partons mais nous ne nous retirons pas des négociations », a-t-il dit à l’AFP ajoutant que les Palestiniens attendaient la réponse d’Israël à leur proposition de trêve des combats. « Nous ne reviendrons pas (au Caire) tant qu’Israël n’aura pas répondu », a-t-il souligné.
Ce type de reportage devrait faire l’objet de poursuites pour provocation à la haine raciale, dans le contexte actuel, et pour violation de l’éthique journalistique.
Le Hamas « responsable », selon Washington
De leur côté, les émissaires israéliens, rappelés par leur gouvernement, ont repris le chemin d’Israël dès mardi soir, le porte-parole de Benjamin Netanyahu, Mark Regev, ayant déclaré que les tirs de roquettes en provenance de Gaza avaient « rendu impossible la poursuite des discussions ». Signe que l’État hébreu s’attend à une poursuite des hostilités, l’armée israélienne a donné pour instruction aux civils de se tenir à nouveau prêts à se rendre dans les abris dans un rayon allant jusqu’à 80 km de la frontière de Gaza, soit au-delà de Tel Aviv.
Les États-Unis se sont dits « très inquiets » de la « rupture du cessez-le-feu », jugeant le Hamas « responsable » des tirs de roquettes et estimant qu’Israël avait le droit de se défendre. Maintenant que le Premier ministre israélien Benjamin « Netanyahu a délibérément bloqué les négociations au Caire, la résistance (les Palestiniens) examine toutes les options », a averti un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.
Conditions des négociations
Les Palestiniens – représentés au Caire par une délégation comptant des responsables du Hamas, du Jihad islamique et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) que chapeaute l’Autorité palestinienne – ont affirmé à maintes reprises qu’ils ne signeraient aucun accord ne prévoyant pas de levée du blocus israélien de Gaza. L’État hébreu fait pour sa part de la démilitarisation de l’enclave une condition sine qua non.
L’Égypte a soumis aux protagonistes une proposition par laquelle ils s’engageraient à cesser les combats et qui prévoit la réouverture des points de passage aux frontières. Elle fait la part belle à l’Autorité palestinienne, évincée de Gaza par le Hamas en 2007. Le sujet épineux de l’ouverture d’un port et d’un aéroport, à laquelle Israël est opposé, serait, lui, remis à plus tard.
Avec AFP et Reuters- Corrigé par JForum
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