Face au nazislamisme : Laurel-et-hardysme ou engagement sur le long terme ?
Jacques Borde : Comme le maçon :

Jacques Borde : Hélas, même pas. Relisez donc ce que nous en dit Dominique Jamet. Que nous rappelait-il ? Qu’« Il n’a tenu qu’à la prudence et au bon sens de la majorité du Parlement britannique, l’été dernier, que David Cameron et François Hollande – entraînant derrière eux un président américain qui n’y allait qu’en traînant les pieds – se lancent et nous embarquent dans une fumeuse et funeste opération de représailles contre le gouvernement syrien, accusé d’avoir recouru contre la rébellion à des armes chimiques, interdites par le savoir-vivre international qui ne s’alarme pas autrement des bombardements au napalm, au phosphore et autres gadgets en usage dans les armées occidentales » (1).
Dominique Jamet : "Les médias : une école de… par revue-medias
En fait, les Communes (2) nous ont bien évité le pire ! Faire tomber le verrou syrien.
Jamet poursuit : « Que serait-il résulté de cette brillante initiative ? Au mieux, rien. Au pire, la défaite et la chute de Bachar el-Assad, une étape de plus – décisive – dans la déstabilisation du Proche-Orient et l’instauration du califat islamique de Damas et Alep aux portes de Bagdad » (3).
Jacques Borde : Au moins en 1940, si la gauche (qui votera les pleins pouvoirs à Pétain livrant le pays à Hitler) désarmait le pays, elle n’armait pas les nazis ! Apparemment, là, prétendant que nous savions faire la différence entre le
Jacques Borde : Vraiment, vous trouvez ? Là encore, je ne peux que partager l’analyse de Jamet qui se pose la question: « Est-il vraiment indispensable, comme l’ont appris à leurs dépens les États-Unis, de fournir indirectement des armes aux djihâdistes dont les caisses sont déjà alimentées par le pillage, le racket, le trafic de pétrole et l’argent des rançons, et dont les troupes n’ont eu qu’à se montrer pour hériter des matériels ultra-modernes que l’armée irakienne en déroute leur a abandonnés sans combat ? ».
Bon, vous me direz qu’on leur filait déjà des rançons. Alors, un peu plus, un peu moins…
Jacques Borde : Oui. Si Bagdad ou Damas tombent, le domino suivant pourrait être Amman ou Beyrouth !
Vous connaissez Le Bossu de Paul Féval. Il fait dire à son héros : « Si tu ne vas pas à Lagardère. Lagardère ira à toi » ! Alors, ne nous leurrons pas, si nous différons notre combat avec les Kamiz brunes de l’État nazislamique. Tôt ou tard, ce sont eux qui viendront à nous.
« Entre les armes supposées de Saddam Hussein et ce qu’on voit aujourd’hui » (5), notait, de son côté, François Clemenceau. Alors, a-t-on vraiment le choix ?
Jacques Borde : Non, bien sûr ! Comme l’a écrit Dominique Jamet, « Il faut y aller, y compris avec des gouvernements, des régimes et des hommes avec lesquels nous n’avons aucune affinité, que nous désapprouvons, que nous réprouvons. Avec la Russie ? Cela va de soi. Avec l’Iran ? Bien entendu. Avec l’Irak ? Naturellement. Avec la Syrie ? Évidemment. Avec l’Arabie Séoudite ? S’il le faut. Avec le Qatar ? Même avec le Qatar, qui s’avise un peu tard qu’il est dépassé par sa créature » (6).
Car, in fine, l’opulente pétromonarchie n’aura pas fait mieux dans le Laurel-et-hardysme que nous-mêmes ! Il est temps qu’elle se reprenne…
Sinon, Américains, Britanniques et Français qui (repassez-vous en boucle l’entretien avec l’ancien juge antiterroriste Marsaud) ont forgé l’outil militaire d’Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Cham (7) dans l’espoir (moment rare d’égarement géopolitique) que les nazislamistes nous débarrassent d’un Bachar el-Assad qui, au demeurant, ne nous avait rien fait (8) !
Or,
Jacques Borde : Jusqu’au bout pardi. Éliminer un à un tous les nazislamistes enkystés au Levant. Ou, alors, laisser les coudées franches à ceux qui y sont prêts. Et, évidemment, leur donner toute l’aide, logistique notamment, nécessaire…
Comme le souligne Dominique Jamet, « C’est un cancer qu’il faut éradiquer avant qu’il ait poussé plus loin ses métastases. Et s’il nous reste un peu d’énergie, de logique et de sagesse, qu’on s’occupe aussi de la Libye et de Boko Haram, avant qu’il ne soit trop tard » (9).
Jacques Borde : Gardons-nous de cette idée. Ils ont (plutôt) la tête sur les épaules. Certes, les nazislamistes,
Jacques Borde : Oui et non. Tout d’abord, il est à rappeler que si les Américains
Ensuite, méfions-nous. Lorsque des voix comme celle du US State Secretary of Defense (ministre de la Défense), Charles Timothy Chuck Hagel, nous parlent de taper en Syrie :
Q : Beaucoup accusent Bachar el-Assad d’avoir aidé l’ÉIIL ?
Jacques Borde : C’est la vieille tarte à la crème des anti-Bachar ! Tantôt, on nous présente Assad comme un monstre sanguinaire, tantôt on lui reproche ne ne pas tuer assez de ses ennemis (qui sont, tout autant, les nôtres).
Faudrait savoir ! Je vous rappelle, qu’à l’origine, le Dr. Bachar el-Assad se destinait à une carrière médicale (en ophtalmologie me semble-t-il). Il a, très certainement, commis des erreurs de stratégie. Plus que nous autres Occidentaux ? En sommes-nous si sûrs ?
Par ailleurs, lorsque certains l’accusent d’avoir fait libérer des membres de l’ÉIIL, n’oublions jamais que c’est NOUS Occidentaux qui avons fait pression sur Damas pour que soient élargis à outrance ses opposants. Opposants qui, une fois libérés, ont rejoint le camp de leur choix. Dont… l’ÉIIL.
Q : Et qu’aurait-on dû faire ?
Jacques Borde : Laisser Damas faire son nettoyage de printemps ! L’y inciter même.
Lorsque, Assad père a fait le ménage à Hama (11), tombée sous la coupe d’extrémistes de la même eau que nos nazislamistes, cela a (certes) fait 20.000 morts. Mais le Levant a connu VINGT ans de tranquillité !…
Q : Miser sur le mauvais cheval : cela a été notre erreur ?
Jacques Borde : Notre erreur de fond, oui. Comme le suggère Alain Marsaud, tel Paul de Tarse, il va falloir reprendre le chemin de Damas. Officiellement, je veux dire. D’ores et déjà les SR syriens travaillent avec leurs homologues occidentaux. Allons plus loin et
Comme le soulignait Frédéric Pons, nous avons été aveuglés par « notre obsession de faire tomber Bachar » (12). Or, nous rappelle-t-il, dès le début, la rébellion (sic) était métastasée, « tenue en fait par les islamistes » (13). En parfait autistes géopolitiques, on a voulu croire « à la fiction » (14) des bons Contras syrien de l’ASL. Et « tout le monde a livré des armes » (15) à peu prés tout le monde. On n’a jamais trop su « à qui » (16), en fait.

Jacques Borde : Outre les aveux de Hollande ? Oui, bien sûr. On a même des images de nazislamistes tirant au Famas (17) ! Ce me semble, la France n’en a livré aucun ni à l’Irak ni à la Syrie. Comment ce type d’ustensile à-t-il fini entre les mains de Takfiri en armes ? Mystère et boules de gomme. Même s’il est possible d’envisager quelques voies détournées. La plus probable serait celle d’armes dérobées au Groupe d’intervention de la présidence tunisienne. On a déjà vu pas mal de
Tout cela c’est le bal des faux c..ls dont je vous ai déjà parlé. Par ailleurs, comme a eu raison de le souligner Hasni Abidi, l‘ASL dans sa débandade a vu
Un remake évident de ce qui s’est passé en Libye. Il va bien falloir remettre de l’ordre quelque part. Et le plus tôt sera le mieux…
Notes
1 Boulevard Voltaire (23 août 2014).
2 Parlement britannique.
3 Boulevard Voltaire (23 août 2014).
4 Daach, ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
5 C’est-dans-l’Air (22 août 2014).
6 Boulevard Voltaire (23 août 2014).
7 Daach, ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant).
8 Notons ici que même Jérusalem, qui a quelques vrais griefs contre Dams, s’est toujours gardé d’adopter à l’endroit de le Syrie le politique du pire.
9 Boulevard Voltaire (23 août 2014).
10 C’est-dans-l’Air (22 août 2014).
11Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers des Tafiri issus des Frères musulmans s’emparent de la ville de Hama où ils passent méthodiquement au fil de l’épée (façon James Foley), fonctionnaires, militaires, membres du Ba’as. On estime entre 7.000 et 35.000 le nombre de victimes lors de la reprise en main par Damas.
12 C’est-dans-l’Air (22 août 2014).
13 C’est-dans-l’Air (22 août 2014).
14 C’est-dans-l’Air (22 août 2014).
15 C’est-dans-l’Air (22 août 2014).
16 C’est-dans-l’Air (22 août 2014).
17 Fusil d’assaut réglementaire de l’armée française.
18 Le fusil d’assaut réglementaire au sein de l’armée et de la Gendarmerie tunisiennes. Entrée en service depuis 1978 du AUG A1, puis les version les plus récents A2 et A3 au sein des Forces Spéciales.
25 AOÛT, 2014
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PS : avant de « juger », et puisque M. Jacques Borde précise son parcours, j’aimerais assez qu’il précise aussi sa pensée sur ces questions fort « implicites » : je note trois grands absents dans son tableau :
– les Kurdes, qui sont montés au-devant de la scène, ces derniers temps, comme ultime rempart contre le Jihadisme en Irak (Ninive- Barrage de Mossoul, libération des alentours jusqu’à pas loin de Tikrit, l’ancien fief de feu Saddam…)
– Israël comme verrou, avec l’Egypte d’El-Sissi, et la Jordanie, menacée par l’afflux de réfugiés, où là aussi, tous les chats sont gris.
– > Les Sunnites « modérés » ou traditionalistes, dont certains se reprennent, mais un peu tard, d’avoir laissé filer le train des Islamistes… (via la doctrine Wahhabisme, tolérance mal avisée envers les Frères Musulmans qui rêvent d’une union sacrée avec la « Révolution Islamique Iranienne » – et cela vaudrait pour la Turquie d’Erdogan et le Qatar, qui se fait actuellement taper sur les doigts par l’A.S…)
Si des Sunnites de l’Anbar (Irak) ont laissé s’installer l’EI, certains s’en sont vite mordus les doigts et des tribus se sont alliées pour chasser le Jihadiste…
Maintenant, le problème des extrémismes, c’est qu’ils sont des deux côtés de « l’héritage du Prophète » : les fous de Dieu verts et les Panchi’ites.
L’autre problème, ce que je perçois le pouvoir d’Assad, un peu comme celui de Maliki en Irak : l’un comme l’autre ont favorisé deux versions différentes du sectarisme :
– l’un alaouite, avec un appareil répressif inspiré de RDA-Roumanie de Ceaucescu, des nominations préférentielles à une sorte de garde rapprochée ou garde noire-maison.
– L’autre a exclu tout ce qui n’appartenait pas à son clan chi’ite, de manière symétrique, entraînant une « rébellion » sunnite faisant le lit de l’EI, quand celui-ci y a vu l’opportunité de lancement pour son Califat.
Doc, a priori, les deux sont des causes directes de la radicalisation sunnite, au point où un moment, on semble ne plus pouvoir faire machine arrière.
Et les deux, hasard, sont de fidèles alliés de l’Iran et du Hezb, venus à leurs secours.
PS : avant de « juger », et puisque M. Jacques Laborde précise son parcours, j’aimerais assez qu’il précise aussi sa pensée sur ces questions fort « implicites » : je note trois grands absents dans son tableau :
– les Kurdes, qui sont montés au-devant de la scène, ces derniers temps, comme ultime rempart contre le Jihadisme en Irak (Ninive- Barrage de Mossoul, libération des alentours jusqu’à pas loin de Tikrit, l’ancien fief de feu Saddam…)
– Israël comme verrou, avec l’Egypte d’El-Sissi, et la Jordanie, menacée par l’afflux de réfugiés, où là aussi, tous les chats sont gris.
-> Les Sunnites « modérés » ou traditionnalistes, dont certains se reprennent, mais un peu tard, d’avoir laissé filer le train des Islamistes… (via Wahhabisme, tolérance mal avisée envers les Frères Musulmans qui rêvent d’une union sacrée avec la « Révolution Islamique Iranienne » – et cela vaudrait pour la Turquie d’Erdogan et le Qatar, qui se fait actuellement taper sur les doigts par l’A.S…)
Si des Sunnites de l’Anbar (Irak) ont laissé s’installer l’EI, certains s’en sont vite mordus les doigts et des tribus se sont alliées pour chasser le Jihadiste…
Maintenant, le problème des extrémismes, c’est qu’ils sont des deux côtés de « l’héritage du Prophète » : les fous de Dieu verts et les Panchi’ites.
En publiant ce texte, je pensais plutôt que les intervenants critiqueraient cet auteur pour des idées qui semblent sauter aux yeux :
1) Contre : – une sorte de blanc-seing accordé à Assad et à l’Iran, donc au Hezb., dans une espèce de grosse salade, où la nuit, tous les chats sont gris.
-2) Pour : la critique de la posture d’apprentis-sorciers (ou Laurel&Hardy) chez les 3 dingues de Printemps : Cameron-Sarkozy/(Hollande qui passe le balai au Mali)- et surtout Obama (Monsieur Bons Offices des FM Qatar-Turquie).
Donc c’est la critique d’un Occident aveugle que j’ai trouvé assez perspicace, même si pas d’accord avec 1er point, soit les options à prendre sinon gare… . Evidemment.
Après est-ce qu’on passe en corbeille tout article contenant un défaut dans un arbre généalogique ou un CV?
1970, jouer les rebelles nationalistes, ça ne nous rajeunit pas (c’est un monsieur de 65-70 ans?), mais probable que la pensée de l’individu a mûri.
Alain Marsaud, cité en exergue, outre qu’il lui arrive de dire des choses justes, peut aussi avoir des suppléants, comme Fabienne Blineau-Abiramia, qu’on a soupçonné d’être déléguée auprès de certains partis de droite pour faire du lobbying pro-Hezbollah (style lave plus blanc).
Doit-on exclure du parti Dominique Jamet, à cause de son père un peu trop « neutre » durant la 2nde Guerre Mondiale? Ce qui ne l’empêche pas de faire la démonstration personnelle d’un vrai anticonformisme et d’une indépendance d’esprit assez rare.
Que dire de « l’outing » assez récent de Pascal Bruckner, sinon qu’il a eu, assez tôt des copains juifs?
Ce sont aussi des procès « d’intention » qu’un Valls va se permettre à propos d’un de nos grands amis : Claude Goasguen, qui a fricoté avec « Occident », au moment où le mouvement se réformait pour devenir une sorte de supplétif des services d’ordre de la Droite classique (on peut en dire autant d’Ordre Nouveau, qui faisait les meeting de Giscard).
Chez Elias Cannetti « masse puissance », on trouve cette expression de « phobie du contact ». C’est ce qui a fait écrire à Elisabeth Lévy les « maîtres-censeurs ». Je ne crois pas qu’on choppe la peste en lisant 2p word.
Au-delà de cela, il y a un aspect décapant dans le texte et j’ai lu des analyses de Jacques Borde, y compris sur des sites qu’on peut situer comme adverses, a priori, qui font preuve d’une certaine « mesure », a contrario de ce qu’on lit ici sur le présumé parcours d’un « idéologue forcené » et forcément antisioniste-antisémite viscéral.
Quelques textes parcourus : [http://www.geostrategie.com/4596/des-merah-par-milliers-nous-y-sommes-ou-presque/->http://www.geostrategie.com/4596/des-merah-par-milliers-nous-y-sommes-ou-presque/]
[http://www.geostrategie.com/4592/damas-vs-occident-episode-2/->http://www.geostrategie.com/4592/damas-vs-occident-episode-2/]
Tout ça pour dire que je ne crois pas beaucoup au côté : « patte blanche » de M. Jacques Borde, quand il se fait l’avocat de Bachar al Assad, du Hezb. « réformé » de l’intérieur, ou des bonnes paroles de M. Rouhani.
Il y a dans la vieille droite française une espèce d’anti-Américanisme primaire revanchard, qui ferait s’allier à n »importe qui, même aux nouveaux copains de M. Obama! (Car comme anti-Américain, difficile de trouver mieux sur le marché).
Cela dit, l’époque des bûchers pour mauvaises fréquentations est un peu dépassé. Ce qui est intéressant, dans ce texte, c’est que les « lignes bougent », -y compris dans les mouvances dites ED ou ex-ED- sauf qu’on n’y retrouve pas ses petits, exceptés les retours de tueurs en Syrie, à la Nemmouche, si on peut dire.
Publier un texte, ce n’est pas signer un pacte, un traité, une alliance. Surtout avec ce qu’on croit savoir du passé sulfureux d’un engagé.
Je n’adhère pas au « vite-vite, courons dans les bras d’Assad ou des Ayatollahs ». Mes « freedom-Fighters », je les trouve ailleurs. Les Kurdes sont légitimes, la preuve? Ils se retrouvent à canarder autant EI qu’Al Nusra et les « modérés » de l’ALS…
Dans la guerre qui se profile, évidemment que la ligue des dictateurs recyclés va vite se transformer en Mère Théresa.
Au-delà, je n’ai pas vocation à monter des camps de rééducation.
Si M J.Borde est si antisioniste que cela, il demandera à ce qu’on déprogramme son texte.
Précisions à mon sujet (suite à quelques commentaires):
1/ je ne suis pas « intime de Mohamed Latrèche, le gauleiter du Parti des Musulmans de France » (sic), je le connais. Cela fait partie de mon travail portant essentiellement sur le Moyen-Orient. À titre indicatif, je « connais » aussi le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Cheikh Na’ïm Qâssem, MM. Vélayati, Laridjani, etc. Mais aussi une bonne centaine de diplomates, hommes politiques responsables de lobbies, d’entreprises, de SR, d’officiers supérieurs occidentaux et non-occidentaux…
2/ Je n’ai, en revanche jamais croisé Thiriart, ni « co fondé » quoi que soit avec lui. J’ai, en revanche; co-fondé le MNR avec J.G. Malliarkis & quelques autres (en… 1979), d’où la probable confusion.
3/ Je n’ai pas « soutenu Gollnisch au congrès du FN ». Pour la bonne & simple raison que, n’étant plus adhérent de ce parti depuis 1978, je n’aurais pu (si tel avait été mon désir) prendre part à ce congrès, réservé à ses seuls membres à jour de leur cotisation et je n’ai pas demandé d’accréditation pour y assister… j’ai, accrédité, assisté à DEUX de ses réunions comme à plusieurs centaines de conférences, colloques, en Europe, Libye, Liban, Irak, Jordanie, Iran, etc.
4/ En tout et pour tout, j’ai adhéré à QUATRE formations politiques ! Ordre nouveau, les GNR de F. Duprat), le MNR et au… CNI de Malaud.
5/ J’ai longtemps milité dans le cadre de ce qu’on a appelé la « politique arabe de la France » ; ce qui m’a amené à participer à certains travaux sous mon nom ou sous pseudos (non déposés et, pour certains remontant à mes études) et collectifs… Quant à cette politique arabe de la France, je m’en suis (progressivement) détaché, en raison de ses dérives. Notamment l’alignement de notre diplomatie sur l’agenda politique de telle ou telle pétromonarchie et le fait que beaucoup voyaient en elle une politique pro-arabe de la France, ce qui n’est pas la même chose.
6/ Intellectuellement, je me définis comme gaulliste de gauche (jobertiste plus précisément). Rien d’autre.
Jacques Borde
PS:
Je remercie vivement JF Forum et JSSNews pour leur(s) reprise(s) et les mentions faites de mon blog.
Ratfucker, merci pour ces précisions peu ragoûtantes. Je m’y étais laissé prendre dans des interviews publiées par JSS.
Comme quoi, on est jamais trop prudent ni trop informé.
{{ {Curieux, j’ai eu la même réaction que vous, me renseigner sur ce Jacques Borde. Ces arguments ressemblent plus à ceux d’un râleur qu’à ceux d’un journaliste avisé
Pour défendre la cause du Sionisme, avons-nous besoin de faire feu de tout bois ? NON et 1000 fois NON car publier des gus de cet acabit, c’est oublier trop vite qu’ils nous détestent autant sinon plus, que les Musulmans qu’ils fustigent, histoire de purger leur haine naturelle.
C’est franchement lourd et ce n’est pas la première fois. Vous nous prenez pour qui ? Des boeufs assez stupides pour écouter les c……s du premier venu ? La prochaine c’est quoi, un édito de Soral ?} }}
Avant de lui donner la parole, vous feriez mieux de vous renseigner sur les antécédents de Jacques Borde, 1) intime de Mohamed Latrèche, le gauleiter du Parti des Musulmans de France, 2) Co fondateur du du groupuscule national-bolchevik de Thiriart (ex agent de la Gestapo de Bruxelles) et Gilles Munier (relai de Saddam Hussein auprès de la presse d’extrême droite), avec qui il projetait de créer des « brigades internationales antisionistes » soutenues par le régime algérien -qui s’est dégonflé.3) Compagnon de François Duprat (co fondateur du FN et inventeur de l' »antisionisme d’extrême droite »), il a soutenu Gollnisch au congrès du FN. Et si vous connaissez les références du personnage, je me pose des questions.