Ces deux organisations tirent leur puissance du soutien extorqué aux populations locales ; améliorer les conditions de vie des gens de la rue et créer un conflit d’intérêt entre la population et les terroristes peut contribuer à rebattre les cartes.

Les organisations terroristes ont une habitude particulièrement irritante – même après leur déroute, elles proclament leur victoire et cherchent une issue par des négociations pour mettre un terme au combat, comme si c’étaient eux qui dictaient les termes et elles agissent comme si elles se montraient assez magnanimes envers l’autre camp, en étant encore trop bonnes de lui concéder ne serait-ce qu’un cessez-le-feu.
Cette façon de se conduire découle du fait que les organisations de guérilla et aux entités non-étatiques n’ont pas besoin de vaincre des armées nationales, au cours de guerres asymétriques. Cela suffit aux terroristes d’être en mesure de disparaître au sein de la population, après avoir subi une grave défaite et de réapparaître au moment où cela leur convient.

C’est ainsi que cela se passe dans le monde entier, au cours des guerres asymétriques qui en sont la caractéristique centrale des conflits du 21ème siècle. Cela a été le cas pour les Américains en Irak et en Afghanistan, pour Israël au Liban, et dans des dizaines d’autres cas. Aussi ne faut-il apas trop s’exciter, à propos de cette tactique irritante de négociation du Hamas. Israël ne peut pas laisser l’agacement obstruer sa perspicacité à observer les faits avec justesse, mais s’ils sont déplaisants.
1er fait : le Hamas a bien planifié ses actions, avec talent et créativité, au cours du cycle actuel de combats. Il a tiré parti de tous les bénéfices qui lui étaient apportés par sa bonne connaissance de son territoire, autant que des petits cadeaux de ses parrains iraniens et qataris. (Le puits iranien a été asséché il y a quelques années, mais depuis, tout ce que le Hamas possède, y compris le savoir suffisant pour fabriquer des roquettes lui provient d’Iran et de Corée du Nord). C’est le Hamas qui a pris l’initiative du cycle actuel de violence, non seulement parce qu’il se trouvait en détresse politique et économique, mais aussi parce qu’il était parfaitement préparé.

Deuxième point : des sections substantielles de la chaîne de commandement du Hamas et de ses forces spéciales ont fait preuve d’une motivation forte et d’un engagement notable au combat. Et ils ont eu plus que de la motivation – ils avaient aussi une mission claire de surgir des tunnels en mode de combat, de kidnapper un soldat de de s’évaporer rapidement. Ils ont essayé d’accomplir cette tâche avec une détermination remarquable, mais, au grand soulagement d’Israël, ils n’y sont jamais parvenus. Les tunnels n’étaient pas conçus pour pouvoir aisément faire disparaître des corps.

Ces deux faits indiquent qu’Israël est confronté à un ennemi qui a changé. Malheureusement, on doit reconnaître que le Hamas a démontré des capacités et un esprit au combat qui vaut bien celui du Hezbollah, durant la Seconde Guerre du Liban. Mais, plutôt que de reconnaître ces faits déplaisants à constater, Israël continue de mener les guerres du passé, en accusant et en critiquant Tsahal. Admettons, il y a eu des erreurs et des omissions, au cours des réalisations de Tsahal, mais elles étaient l’exception, face à des situations inconnues, à la fois durant la Seconde Guerre du Liban et l’Opération Plomb Durci. La vérité est que le Hamas a subi un revers fatal, duquel il aura bien du mal à se relever. Aussi, personne ne doit se laisser impressionner par les déclarations voyantes que font, actuellement, ses dirigeants.
La tendance à nous battre la coulpe nous empêche aussi de constater quelque chose d’autre : les conditions désastreuses à Gaza, la détresse économique d’une population vivant de la charité et le fait que la bande n’est plus, en réalité, qu’un énorme camp de détention sont les véritables raisons pour lesquelles le Hamas a pu facilement recruter des gens pour creuser ses tunnels et des combattants pour sa branche militaire.
Le Hamas était en mesure de retourner la colère populaire contre Israël, même si on ne peut accuser Israël de cette situation. La fermeture de la Bande de Gaza, qui provoque une souffrance palpable dans la population, est destinée à empêcher le renforcement militaire du Hamas qui serait ensuite utilisé à tuer des civils israéliens. Israël ne faisait que se défendre, mais le Hamas a réussi à faire de lui le camp coupable et à transformer le public palestinien de Gaza en la véritable source de sa propre puissance.

Une chose que le Hamas et l’Etat Islamique en Syrie et en Irak ont en commun, c’est le fait qu’aucune de ces organisations ne pourrait réussir dans la bataille ou recruter des combattants sans un fort soutien au sein de la population locale. Dans le cas de l’Etat Islamique, ce sont les tribus sunnites de l’Ouest de l’Irak, abusées par le pouvoir de Nouri Al-Maliki à Bagdad. Dans le cas du Hamas, c’est la population gazaïote désespérée qui lui offre cette charpente et ce soutien.

La conclusion est claire : améliorer la situation de la population locale est nécessaire, mais pas suffisant, pour vaincre les guérillas et les terroristes. Dans ce contexte on doit remarquer que depuis la révolte arabe de 2011, la rue arabe a gagné un pouvoir et une influence sur ses dirigeants dont elle ne disposait pas auparavant. Par conséquent, une mesure vitale pour combattre avec succès l’Etat Islamique consiste, pour le gouvernement irakien à offrir aux Sunnites un partage équitable du pouvoir et de la prospérité. Gaza requiert une amélioration radicale de sa situation économique et une libre circulation de sa population.
Encore une fois, c’est nécessaire, mais pas suffisant. Le Hamas doit être combattu et significativement affaibli. Il est impossible de le détruire complètement, même si Israël tue tous ses dirigeants un par un. Tout comme le Hamas s’est remis de la mort d’Ahmed Yassin et d’Abdel Aziz al Rantissi, après 2004, tout comme les Jihadistes se sont remis après la mort d’Abu Musba al Zarqawi en Irak, en 2006, de la même façon ces organisations se rétabliraient.

Même si Israël occupait la totalité de la Bande de Gaza et procédait à des arrestations et à des interrogatoires du Shin Bet chaque nuit pendant des années, dès qu’il s’en retirerait, si aucune administration efficace n’apparaît pour prendre sa place, la situation retournerait à ce qu’elle était avant. C’est la malédiction de la guerre asymétrique, où les terroristes forment des guérillas soutenues par la population des non-combattants et peuvent, ainsi opérer de façon ininterrompue à partir d’elle. On doit donc générer un conflit d’intérêt entre la branche militaire du Hamas et la population de Gaza qui se trouve sous le contrôle de l’organisation.
En outre, Israël doit empêcher un réarmement militaire et la reconstruction des forces combattantes du Hamas, et la condition pour y arriver sont aujourd’hui bien meilleures qu’elles ne l’étaient auparavant. La plus grande réalisation de l’Opération Bordure Protectrice à ce jour, c’est la coopération d’Israël avec l’Egypte. Ce partenariat nous permet de verrouiller presque hermétiquement les frontières de Gaza pour empêcher les armes lourdes et d’autres missiles et munitions d’être transférés clandestinement vers la Bande de Gaza.
Le déploiement de forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne à Gaza ne servirait qu’à renforcer cette réalité. Mais il est d’une importance primordiale que le ciment, le fer, les tuyaux et fertilisants envoyés dans la Bande de Gaza ne puissent être employés comme des matériaux bruts pour aligner de nouveaux tunnels ou pour la production de roquettes. On peut y parvenir en envoyant des observateurs internationaux, de préférence des Européens, sur chacun des projets de reconstruction à Gaza.
Et si aucune de ces mesures ne réussit, il peut être possible, dans une prochaine phase, de débarrasser Gaza de tout son armement lourd en échange de l’approbation par Israël de la construction d’un port maritime et d’un aéroport. Mais cela ne peut se produire que dans le cadre d’un accord politique sous les auspices des pays arabes. Et en tout cas, cela prendrait de nombreuses années, au cours desquels le Hamas devrait faire preuve d’une forte motivation à maintenir le calme.
A cet effet, Israël devrait faire tous les efforts possibles, dans les négociations qui se déroulent actuellement au Caire. Il ne faut pas se laisser impressionner par les démonstrations de puissance plutôt pathétiques du Hamas. Il n’y a aucune honte à maintenir une attitude calme et pragmatique. Et même ainsi, hurler et se laisser aller au désir d’humilier l’autre camp n’entrave pas seulement la possibilité d’une trêve de longue durée, mais cela ne fait que la raccourcir.
Et pour quiconque aurait besoin d’un exemple : l’humiliation des accords de reddition imposés à l’Allemagne, à la fin de la Première Guerre Mondiale a conduit directement à la Seconde Guerre Mondiale, déclenchée par une Allemagne dirigée par Hitler, afin de se venger de l’humiliation. Mais, après al Seconde Guerre Mondiale, les Alliés ont instauré le Plan Marshall, mis sur pied et conduit par les Etats-Unis, afin de réhabiliter l’Allemagne. Nous sommes tous parfaitement au courant des résultats.
La même chose pourrait advenir à Gaza également. Si Israël agit calmement et intelligemment, avec la Communauté Internationale, et plutôt que de chercher à faire porter le blâme aux Palestiniens, s’assure que les Gazaïotes peuvent vivre dans la dignité et que le Hamas ne conserve pas ses armes lourdes. C’est possible, tout comme semble l’avoir été la suppression des armes chimiques en Syrie.
Ron Ben-Yishai
Publié le : 14.08.14, 16:00 / Israel Opinion
ynetnews.com Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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3) l’extrême gauche….3bis) la droite et la gauche trouvant là un exutoire pour les laisser pour compte de leur politique.
A ce rythme l’Europe finira avec le trou du cul (des arabes) autour du cou………
Non, je ne suis pas d’accord avec ce discours car il ne fait qu’entretenir un problème de fond et permet d’aggraver la situation. C’est une évidence première de dire que hamas et autre en extorquer à ces « pauvres populations….. », mais qui, quelle idéologie et quelle support et de part la culture de la haine de ces populations ces islamo-nazi gagne du terrain?
-1) Ce n’est pas tout les allemands qui étaient pour Hitler, et nous savons à quel point les allemands étaient instruit.
-2) Les choses n’ont eu cesse d’empirer surtout avec les résidus néo-nazis de l’Europe qui ont envenimer ce conflit.
-3) Concurrence oblige, l’extrême y a été du sien
-4) Lacheté des pays arabes, et « intelligence » de certain qui ont très bien perçus la faiblesse de l’Europe et le terreau « Anti-impérialisme américain (surtout après le 11/9/2001) et Antisémite » de l’Europe pour y installer une succursalle de leur Djihad.
-5) Qui sont réellement ces dits « palestiniens »
-6) Dernier et plus important point quel place dans le monde ont ces arabes, pour n’avoir rien d’autre comme objectif de détruire la seul place pour les juifs en Israël.
Si on peur répondre à ces questions plutôt que tourner autour du « trou du cul » de ces arabes alors on pourra avancer.
{{LA SEULE SOLUTION EST DE METTRE LES PAYS ARABES EN FACE DE LEURS RESPONSABILITES POLITIQUES ET RELIGIEUSES.}}
Et pour l’Heure je ne vois qu’Israël et la Russie capable de mener ce combat.
Ce qui est vraiment stupide c’est de vouloir discréditer toute réflexion:(l’auteur est un doux rêveur,d’une bonté,d’une
naïveté stupide puis il devient aliéné ,puis traitre, carrément puisque le voilà islamisant..)
Toujours ce dénigrement irréfléchi et improductif..
Je trouve plein de bon sens, cet article de M.Baskin
Il faudrait pour que Vive Israël moins de vitupérateurs et plus de Baskin .