Le maréchal Hussein Tantaoui, chef de l’armée égyptienne, a assuré mercredi que le Sinaï était « à 100% » sous contrôle, après qu’un responsable américain l’a exhorté à renforcer la sécurité dans cette région qu’Israël estime servir de base arrière pour des attaques sur son sol.
« La situation militaire dans le Sinaï est à 100% sûre », a déclaré le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et premier dirigeant du pays, cité par l’agence officielle Mena.
En visite jeudi au Caire, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta s’était dit « préoccupé par la situation dans le Sinaï » et avait « pressé fortement » M. Tantaoui « d’assurer une meilleure sécurité » dans la péninsule où des militants ont récemment fait explosé un gazoduc, la sixième attaque de ce type depuis février.
Selon Israël, des militants à l’origine d’embuscades meurtrières dans le désert du Neguev en août étaient entrés sur le territoire de l’Etat hébreu depuis le Sinaï.
Le traité de paix israélo-égyptien de 1979 –le premier signé par Israël avec un pays arabe– prévoit une démilitarisation du Sinaï. Israël n’a accepté qu’une seule dérogation, en 2005, en permettant à une force de police égyptienne de prendre position à Rafah, le terminal frontalier entre l’Egypte et la bande de Gaza.
Le maréchal Tantaoui a précisé que l’armée « contrôlait totalement » les régions où elle était présente, conformément au traité, ajoutant que des troupes avaient été envoyées dans les zones démilitarisées après « avoir découvert que la situation sécuritaire dans le Sinaï était instable ».
En août, plus de 1.000 soldats et policiers, appuyés par des chars de l’armée égyptienne, avaient mené une opération contre des militants islamistes dans le nord du Sinaï, selon des responsables de la sécurité.
LE CAIRE, 5 oct 2011 (AFP)
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