Selon les sources arabes, quelque 90 membres du Hezbollah libanais se seraient infiltrés, au sein de la milice terroriste de l’Etat islamique, Daesh.
Il s’agit d’une opération planifiée depuis plusieurs mois et qui a été couronnée de succès. Après avoir pénétré les rangs de Daesh, la mission de ces 90 combattants du Hezbollah consiste à recueillir des informations sensibles sur le compte de Daesh et de les transmettre aux cadres du Hezb ». Les sources arabes en question, qui n’avancent aucune preuve à l’appui de leurs dires, affirment, ensuite, que le Hezb transmet ces informations à l’Iran, lequel les communique, de son côté, aux combattants irakiens.
« Les membres du Hezbollah ont réussi à se rapprocher des éléments de Daesh et à se montrer bien intéressés par les idéaux véhiculés par le groupe terroriste ». Cette information est publiée, alors que le secrétaire général du Hezbollah a qualifié, dans son dernier discours, prononcé à l’occasion de la victoire de 2006 du Hezbollah, face au Daesh, la mise en échec de l’EI, de facile et, parfaitement, possible. Ces propos ont, par ailleurs, précédé plusieurs succès militaires de poids des combattants populaires irakiens, sur le champ de bataille contre Daesh. Des localités, à Tikrit, puis, Amerli, ont été libérés des mains de Daesh. Certaines sources n’écartent pas le rôle du Hezbollah, dans la fuite de Baghdadi de l’Irak, en Syrie, où il aurait été blessé.
Un changement de politique de la part du régime iranien ?
Si l’on en croit la BBC en langue perse, le guide suprême iranien aurait approuvé le principe d’une coopération avec les Etats-Unis dans la lutte contre l’Etat islamique en Irak.
Jusqu’ici, l’Ayatollah Khamenei avait fermement opposé son veto à une proposition de coopération avec les Etats-Unis faite par le président Rohani, pour faire face à la capture de Mossoul et Tikrit par les Jihadistes de l’État islamique en juin 2014.
L’Ayatohhal Khamenei avait régulièrement accusé les États-Unis d’avoir contribué à créer la menace jihadiste. Cependant, selon la BBC, le chef suprême aurait autorisé les Gardiens de la Révolution à coordonner leurs opérations militaires avec les États-Unis, ainsi qu’avec les forces irakiennes et les combattants kurdes. Une coopération est en effet nécessaire sur place dans la mesure ou Iraniens et Américains envoient ou pourraient envoyer des avions de combat dans le ciel irakien, ce qui pourrait créer des tensions entre les deux armées dans le cas d’une absence de communication.
Front syrien
L’Iran à nouveau
Rustam Qassemi – l’ancien ministre iranien du Pétrole, ancien chef de la branche de l’ingénierie Khatam al-Anbia des gardiens de la révolution, et aujourd’hui à la tête du Comité de développement des relations économiques irano-syrien – se trouve depuis trois jours à Damas. Il a rencontré le président Assad, mercredi 4 septembre, et Mohammad Jihad al-Laham, le président de l’Assemblée du Peuple syrien. Il a réaffirmé l’importance stratégique des liens syro-iraniens pour préserver la sécurité et la stabilité régionale et défendre les intérêts des peuples de la région . Mais au-delà des déclarations rituelles, on s’interroge sur les raisons réelles qui ont amené Qassemi en Syrie, après 42 mois de conflit.
Une raison tient au fait que l’agence d’ingéniérie Khatam al-Anbia aurait, naturellement, un rôle à jouer dans la reconstruction des grandes infrastructures du pays, une fois la guerre finie. Les travaux de reconstruction des infrastructures pourraient déjà commencer dans les villes reconquises par l’armée assadiste, comme Homs d’où les rebelles ont été chassés.
Une autre raison pourrait être la nécessité vitale pour le régime de Bachar el-Assad de maintenir une ligne de crédit auprès de l’Iran pour soutenir l’économie syrienne et assurer la fourniture de biens vitaux pour la population. Déjà, au cours de l’été 2013, l’Iran avait promis 3,7 milliards de dollars pour aider la Syrie. Il n’est pas sûr que Téhéran poursuive son effort financier.
Enfin, Qassemi a parlé d’un projet de développement de l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz syriens. Le problème est que les exploitations gazières et pétrolières se trouvent principalement dans la province de Deir ez-Zhor, à l’est du pays et cette région est contrôlée par les jihadistes de l’EI. Est-ce à dire que l’Iran va aider le gouvernement syrien à récupérer cette région des mains des Jihadistes ?
La bataille entre Kurdes syriens et Jihadistes de l’EI
De violents combats entre Kurdes et Jihadistes de l’EI se sont déroulés dans les secteurs de Rabiah, Sinjar et Jazaa. Ils auraient coûté la vie à 473 combattants jihadistes. Jazaa est aujourd’hui entre les mains des Kurdes de l’YPG, même si la localité est entièrement détruite.
La pire crainte d’un Jihadiste de l’Etat islamique est d’être tué par une femme kurde
Dans le nord de l’Irak, où les forces kurdes reprennent rapidement le terrain perdu, cette éventualité devient de plus en plus plausible. Nous avons vu le sort fait aux femmes jihadistes de l’Etat Islamique. Quelle différence avec les femmes kurdes, pourtant sunnites en majorité ! Il ya beaucoup de femmes soldates kurdes sur les lignes de front. Elles sont plus petites que leurs camarades masculins, mais elles sont aussi dures. Elles rôdent sur le champ de bataille serrant leurs fusils automatiques et jurant vengeance pour toutes les victimes des Jihadistes.

Cette vidéo est fournie par le centre de presse de l’YPG et montre l’entraînement des jeunes recrues féminines :
Les rebelles semblent avoir reçu en profusion des missiles antitanks téléguidés (ATGM) comme le prouvent ces vidéos prises sur différents terrains de bataille :
Quneitra
La bataille de Quneitra, dans le Golan syrien, se poursuit. La vidéo suivante montre les rebelles attaquer une position de l’armée d’Assad avec un missile sol/sol ATGM (antitank guided missile):
Ici, un ATGM est utilisé dans les combats par la brigade rebelle Saif al-Sham :
ou encore cette vidéo d’un tir de TOW :
Province de Hamah
La brigade Hamzah de la rébellion utilise également un missile guidé antichar HJ-8 ATGM contre une position de l’armée assadiste dans la province de Hamah :
Des drones américains en Syrie
Des drones américains auraient été aperçus au-dessus de Raqqa, la place forte de l’EI en Syrie. Information à suivre.
Front libanais
Concentration de rebelles syriens autour d’Ersal
Plus de 3000 rebelles syriens auraient gagné le jurd d’Ersal, au nord Est du Liban, ce qui laisse supposer l’imminence de nouveaux combats entre les rebelles et l’armée libanaise. L’objectif des rebelles serait de trouver un abri avant l’hiver, parce qu’il leur sera impossible de passer l’hiver dans le jurd connu pour son froid glacial.
EI exécute des hommes soupçonnés de liens avec le Hezbollah.
Au Liban, comme en Syrie ou en Irak, malheur à ceux qui tombent entre les mains des Jihadistes de l’EI. Ceux-ci seront tués dans la plupart des cas. C’est ainsi qu’un Libanais capturé à Ersal, Kayed Ghdadeh, a été exécuté. Il était accusé, lui et dix Syriens également enlevés dans la même localité libanaise, d’avoir des liens avec le Hezbollah chiite.
Pas d’échange de prisonniers jihadistes contre les soldats enlevés lors de la bataille d’Ersal
Des sources ministérielles ont révélé au quotidien libanais an-Nahar que de grands efforts sont déployés pour obtenir la libération des soldats enlevés, mais qu’il était hors de question de les échanger contre des détenus jihadistes.
Or, selon la chaine de télévision libanaise LBC, le front al-nosra aurait informé des médiateurs qu’il ne libèrera les soldats libanais que dans le cadre d’un échange.
Rappelons qu’un soldat enlevé, Ali Sayed, originaire du Akkar, avait été égorgé par les Jihadistes. Deux des hommes qui ont tué le soldat seraient membres de l’EI et originaires du nord Liban.
Les attentats contre le Hezbollah pourraient reprendre au Liban
Un atelier pour la préparation de voitures piégées appartenant au front al-nosra a récemment été découvert dans la région d’Ersal et un autre dans le Qalamoun syrien. Cette découverte laisse penser qu’al-Qaïda en Syrie préparait des attentats contre des barrages de l’armée et des sites sensibles du Hezbollah.
[Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)-JForum.fr>http://jrbelliard.blog.tdg.ch/hezbollah/ »>Article original
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