DSK et les furies

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Tel était le slogan scandé sous les fenêtres de DSK, par 3 militantes féministes de l’association ukrainienne Femen, ce lundi 31 octobre.

Mais comment est-il encore possible d’émettre la moindre réserve à ce sujet ?!!

On est tous (et toutes) au courant, la planète entière le sait : DSK est un homme, un vrai…

Femen est une association dite féministe, qui prétend dénoncer l’exploitation mercantile de la femme, de son corps. Entre militantisme et provocation, le message politique serait clair… : La femme n’est pas un objet, n’est pas soumise…

Mais franchement, n’est-ce pas un peu ambigu d’aller manifester ou… se manifester au pied du domicile de Strauss-Kahn avec des serpillières, des talons aiguilles, des résilles et… enlever le haut… ?

Les trois jeunes femmes ont également chanté la chanson : «Voulez-vous coucher avec moi, ce soir ?»

Doit-on y lire une pure ironie, parfaitement maîtrisée ? Ou bien…

Ces femmes se targuent de défendre la femme, sa dignité ; alors pourquoi ne pas manifester dignement, dans une attitude qui inspire le respect qu’elles réclament ?

Non, il faut une tenue légère sinon la presse ne fait pas le déplacement.

C’est certainement vrai. Mais alors, les militantes de Femen ne nous livrent que le spectacle de femmes englouties dans cette aliénation qu’elles prétendent dénoncer. Ce n’est pas du militantisme, mais plutôt un constat d’échec ; un état des lieux tout au plus où les «militantes» ne s’enfoncent que plus profondément dans l’exhibition impudique et dégradante.
Et par dessus le marché, on voudrait nous faire croire qu’il s’agit de militantisme, de féminisme même, rien de mercantile quoi !

Et si, par un de ces hasards les plus fortuits, au-delà de tout engagement politique, de tout militantisme, le DSCas… les avait fait, un tantinet fantasmer… Et bien, c’est tant pis pour elles ! C’est trop tard ! Il fallait penser à postuler avant. DSK nous l’a dit : «Cette légèreté, je l’ai perdu pour toujours.»

Shirel Mignon

JForum.fr

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Opération seins nus devant le domicile de DSK

Lundi, trois militantes de l’association féministe ukrainienne Femen ont manifesté à leur manière à Paris.

Armées de seaux, de serpillières et de plumeaux, lessivant le trottoir, elles chantaient, sous les fenêtres de Dominique Strauss-Kahn, place des Vosges, à Paris : « Voulez-vous coucher avec moi, ce soir ? » Scandaient : « Descends si t’es un homme. » Lundi, trois féministes de l’association ukrainienne Femen ont, pendant une heure, mené une action « topless ». Tenue de soubrettes et bas résilles, en référence à la plainte déposée pour viol par la femme de chambre du Sofitel de New York contre l’ancien directeur du FMI, elles ont ameuté photographes et habitants du quartier, n’hésitant pas à retirer leur soutien-gorge pour appuyer leur message.

Une certaine idée de la femme

A l’origine de Femen, qui, créée en 2008, a pour vocation de dénoncer une certaine vision mercantile de la femme, Sacha Chevtchenko, une blonde de 21 ans, et Ania Goutsol, une rousse de 26 ans. Elles vivent en HLM à Kiev. Disciples du socialiste allemand August Bebel qui, au XIXe siècle, dénonçait l’exploitation des femmes, elles ont lancé une véritable croisade contre le machisme, le boom du tourisme sexuel, la prostitution galopante et la corruption des élites qu’accompagne souvent le recul de la démocratie. Leurs armes et celles des amazones qui ont rejoint leur combat : leur beauté, généralement peu couverte et rehaussée par des talons aiguilles très provocants. Leur méthode : les coups d’éclat comme envahir un plateau de télévision, perturber une cérémonie officielle, manifester devant les grilles d’une ambassade, ou lessiver le trottoir devant le domicile d’un ancien président du Fonds monétaire international. Leur originalité : la provocation jusqu’à l’absurde qui leur permet de rameuter la presse au service d’un message politique clair.

“L’Ukraine n’est pas un bordel”

Leur première action n’est pas passée inaperçue : une dizaine de militantes, silhouettes de mannequins et seins nus, manifestent sur la place Maidan, haut lieu de la révolution « orange » de 2004, brandissant des pancartes : « L’Ukraine n’est pas un bordel ! ». Elles dénonçaient la complaisance du pouvoir à l’égard du tourisme sexuel, légal en Ukraine. Cette année, elles ont ressorti le slogan dans une campagne contre une radio néo-zélandaise, The Rock FM, qui avait organisé un jeu-concours dont le premier prix était… une femme ukrainienne, à choisir lors d’un voyage sur les rives du Dniepr !

De la Russie à L’Iran

L’an dernier, elles ont gâché une visite officielle du Premier ministre russe, Vladimir Poutine, chez son ami Viktor Ianoukovitch. Six jeunes femmes l’ont accueilli aux cris de « Ukraina is not Alina ! ». Faisant référence à la gymnaste Alina, qui, selon une rumeur insistante, serait sa maîtresse, elles lui signifiaient que Moscou n’était plus maître en Ukraine. Ex-communiste, Victor Ianoukovitch est l’une de leurs cibles favorites : à peine installé dans le fauteuil présidentiel, il a supprimé l’administration chargée de l’égalité hommes-femmes, des violences domestiques et du trafic des êtres humains. La même année, c’est l’ambassadeur d’Iran à Kiev qui était brusquement arraché à sa quiétude diplomatique par des cris et des seins à l’air sous ses fenêtres. Des militantes de Femen tenaient à exprimer ainsi leur solidarité avec Sakineh, l’Iranienne accusée d’adultère à Téhéran et condamnée à la lapidation. Autre ambassade qui a reçu leur visite : celle d’Italie. En plein scandale du « Rubygate », elles ont jeté des slips et des soutiens-gorge dans les jardins de la Chancellerie. Elles comptent prochainement se rendre en Italie interpeller Silvio Berlusconi sous ses fenêtres. 

Alain Vincenot

France Soir.fr

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DSK «est dans une tragédie», dit Michèle Sabban

Le club Strauss-Kahn s’effrite. Lâché par une grosse partie de ses anciens amis, l’ancien patron du FMI cultive la solitude. Remonté de l’enfer après l’épisode estival du Sofitel, à New York, sorti de l’affaire Tristane Banon qui l’accusait aussi de tentative de viol, celui qui devait jouer les premiers rôles pour la présidentielle face à Sarkozy, est rattrapé à l’automne par une sordide histoire avec des prostituées au Carlton de Lille où son nom est cité par des témoins.

Lui attend, impatient d’être entendu, pour tenter de mettre fin aux «insinuations calomnieuses», affirmait-il. D’après «le Monde», citant un proche, «il est chez lui toute la journée, il tourne en rond».

«Aujourd’hui, DSK est réduit aux pages faits divers, ne parlez pas de lui en politique», observe, très amer, un élu du Val-de-Marne, autrefois prompt à démolir toute contestation de son mentor.  Depuis quelques jours, les langues se délient. DSK semble bien lâché. «On devrait édifier une statue à Nafissatou Diallo…», souligne encore dans le quotidien du soir, une élue d’Indre et Loire. 

«Quel gâchis!»

Bref, la coupe est pleine pour certains socialistes qui veulent, aujourd’hui, «oublier» DSK et  mettre toutes leurs forces sur la présidentielle, derrière le candidat Hollande. Même Michèle Sabban, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, fidèle parmi les fidèles de DSK, est amère. Interrogée lundi par le Parisien.fr,  elle affirme sa déception mais continue à défendre «l’ami». 

«Quel gâchis!», s’exclame t-elle quand elle évoque le destin présidentiel raté de son mentor. Mais ajoute aussitôt que elle, elle ne l’a «pas lâché». Contrairement à d’autres, laisse t-elle entendre à demi-mots. «Il y a une amitié entre-nous qui date. S’il a besoin de moi, je serais là, bien sûr».

«Moi, je n’ai pas été trahie. Il m’a déçue. C’est tout»

Dans une allusion à peine voilée aux propos de certains camarades socialistes ayant accablé récemment DSK, Sabban est, là, sans détour: «Les propos de certains sont indécents. Alors qu’ils disaient être ses amis, qu’ils étaient Roissy à son retour de New-York, à 7 heures. Alors qu’ils n’avaient qu’à rester chez eux aussi tôt. Ce sont des courtisans. Aujourd’hui, ils ont vu s’envoler leurs carrières, ils réagissent en l’accablant. Certains parlent de trahison, je suis scandalisée. Entre la trahison et la décéption, il y a un monde», s’insurge t-elle.
«Moi, je n’ai pas été trahie. Il m’a déçue. C’est tout», clame Sabban.

Cependant, son dernier coup de fil à DSK remonte à deux semaines. «Il est dans sa vie privée. Il est dans une tragédie, Dominique. C’est dur. Ca fait beaucoup de peine», dit-elle en invitant ses amis socialistes à «plus de retenue». Et de conclure, «lui, il est face à lui-même dans sa vie privée. Et là, au PS on est dans une autre vie. Politique. Avec François Hollande pour battre Sarkozy…».  

Seul, face à lui-même, DSK a encore été, lundi matin, la cible d’un groupe activiste féministe manifestant, en petite tenue, ou en femmes de chambre, sous ses fenêtres, place des Voges, à Paris.

LeParisien.fr

1 COMMENT

  1. Heureusement que Félix Faure n’était pas Juif . L’affaire Dreyfus aurait été de l’eau de rose à côté .

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