Selon les experts, « l’impact du conflit existe bel et bien mais va être très vite effacé ». Les prix dans le secteur de l’immobilier ne se sont pas effondrés. Au contraire, la demande en logements venant de jeunes couples israéliens reste très forte, même si l’on observe un ralentissement des transactions dans le pays.
Les acheteurs étrangers potentiels ont repoussé leurs visites dans le pays. Ce qui est certain, c’est qu' »en l’absence de main d’œuvre, de nombreux chantiers immobiliers ont été interrompus en Israël, ce qui retardera le planning des livraisons et alourdira le montant des échéances pour les promoteurs. Quant au volume des transactions immobilières dans le sud, il est étonnamment stable » (Hamodia).
La Knesset a repoussé la proposition de TVA à 0% de Yair Lapid car elle coûtera très cher à l’Etat, qui fait déjà face à des coûts imprévus énormes liés à la guerre. Le marché immobilier est en stand by : beaucoup de transactions sont retardées.
Le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid avait proposé en début d’année de supprimer purement et simplement la TVA sur l’achat d’un logement neuf. Les couples qui répondent aux conditions requises devraient bénéficier d’une réduction de 18% sur le prix d’achat d’un appartement neuf. Pour les caisses de l’Etat, le manque-à-gagner est estimé à 2 milliards de shekels (420 millions d’euros).
Yaïr Lapid ne voulait plus attendre de voir les prix des logements baisser par eux-mêmes. A défaut de résoudre rapidement la pénurie de logements, il avait proposé une mesure choc : faire baisser immédiatement les prix des logements neufs de 18%, dans l’espoir que cette baisse se propagera aussi aux logements d’occasion.
Le « Plan Lapid » devait s’accompagner de conditions précises pour bénéficier de l’exonération de la TVA: il devra s’agir du premier logement neuf acheté par le couple ; un des deux membres du couple aura effectué son service militaire ou civil ; le couple habitera en Israël et il aura au moins un enfant. Par ailleurs, le prix du logement ne devait pas dépasser le prix moyen de la région, jusqu’à un maximum de 1,6 million de shekels (330 000 euros) ; si le logement est revendu dans les cinq ans après l’achat, la TVA devra être remboursée.
JForum – Jerusalem Plus
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