Dans le précieux système des contre-pouvoirs américains , la politique étrangère est d’ordinaire un domaine réservé du président. Mais les atermoiements de Barack Obama sur les dossiers syriens ou russes ont contribué à la déroute électorale des démocrate et donné une voix aux républicains.

Il est peu probable que la politique étrangère américaine sorte transformée des midterms, mais le Congrès pourrait forcer Obama a trancher ses positions face à l’Iran ou à la Russie.

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Barack Obama et John McCain (ici lors de leur débat lors de la campagne présidentielle de 2008) se retrouvent une nouvelle fois face à face. McCain est l’un des leaders des républicains en matière de politique étrangère et il devrait prendre la tête de la commission de Sénat pour les Forces Armées.© STAN HONDA, EMMANUEL DUNAND / AFP

L’Iran, une question nucléaire

C’est le dossier le plus pressant au calendrier diplomatique américain, le premier qui testera les relations entre Obama et le Congrès. Les Etats-Unis et le G7 sont engagés dans des négociations sur le nucléaire iranien, qui doivent aboutir avant le 24 novembre.

La communauté internationale tente de persuader Téhéran de limiter son programme nucléaire en échange d’un allègement des sanctions qui pèsent sur le pays, voire d’une alliance contre Daech. L’élection d’un Congrès républicain, favorable à de nouvelles sanctions, remet en cause la capacité de Barack Obama à respecter les promesses faites.

Pour l’instant, Obama a la capacité de lever les sanctions à la fin des négociations. Mais selon de nombreux analystes, le nouveau Congrès est largement en faveur de sanctions renouvelées contre la République Islamique. Si le Sénat proposait une loi dans ce sens lors de son entrée en session en janvier, il pourrait forcer Obama à appliquer son veto (ce qui correspondrait à un suicide politique) ou à suivre le mouvement et adopter une attitude plus ferme face à Téhéran.

Les faucons de retour au Moyen-Orient ?

Sur le combat contre l’Etat Islamique en Irak et en Syrie, démocrates et républicains s’opposent farouchement. Les « faucons » républicains sont partisans d’un engagement militaire résolu à travers tout le Moyen-Orient.

Derrière John McCain, les républicains poussent pour une présence beaucoup plus importante de l’armée américaine contre l’Etat Islamique. Leur programme comprend une augmentation du nombre de conseillers militaires, l‘intensification immédiate des frappes aériennes et surtout, la présence de soldats américains au combat dès 2015.

En revanche, les républicains s’opposent farouchement au retrait des troupes US d’Afghanistan. Ils pourraient la aussi forcer Barack Obama à utiliser son veto pour faire respecter son programme, voire réussir à passer outre en s’alliant avec les plus « faucons » des démocrates et obliger l’administration Obama à revoir son plan de retrait.

A l’Est, rien de nouveau ?

« Les faucons ont attendu une occasion de frapper leur poitrine et montrer leurs muscles géopolitiques, cela fait peu de doutes que la Russie sera au centre de cette démonstration de bravade. » Pour le Huffington Post, Daniel Wagner explique que l’arrivée d’un Congrès républicain pourrait tendre un peu plus les relations entre Etats-Unis et Russie.

Toutefois, Ria Novosti fait observer que l’administration américaine est déjà engagée dans une politique de sanctions face à la Russie suite à la crise ukrainienne et que les deux pays se rapprochent sur les dossiers du Moyen-Orient. Un « jeu d’échec » qu’il sera difficile de quitter, avec ou sans déclarations tonitruantes.

Un prélude à l’élection présidentielle

La capacité d’Obama et du Congrès républicain à s’entendre sur la politique étrangère pourrait présager de l’ampleur des changements qu’un éventuel successeur républicain apporterait. Si le compromis l’emporte, la position américaine pourrait rester stable.

Mais si les républicains tiennent absolument à faire appliquer leur programme à la lettre, les confrontations avec les démocrates vont beaucoup compliquer les deux dernières années d’Obama. Un avant goût de ce que pourrait donner la victoire d’un républicain en 2016 ?

[GEOPOLISArticle original

Le Sénat à majorité républicaine pourrait faire pression sur la Maison Blanche sur la diplomatie (ANALYSE)

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Les républicains ont remporté la majorité au Sénat mardi à l’issue d’une victoire écrasante, et si ce basculement du Sénat ne devrait pas bouleverser la politique étrangère du pays, le Congrès, désormais contrôlé par le parti républicain, devrait faire pression sur la Maison Blanche sur des dossiers tels que l’Iran, les coupes budgétaires de la défense et le terrorisme, selon des experts.

Cette victoire des républicains entraînera une restructuration d’un certain nombre de commissions du Sénat et le sénateur républicain Bob Corker devrait très probablement reprendre les rênes de la Commission des relations étrangères du Sénat. Parallèlement, le candidat républicain à la présidentielle de 2008 John McCain présidera la Commission du Sénat sur les armes et fera pression sur la Maison Blanche sur le dossier du programme nucléaire iranien.

Si Téhéran prétend que son programme est pacifique, Washington a en revanche estimé que le programme avait pour objet de créer des armes nucléaires, et les Républicains ont fustigé le président Barack Obama pour avoir exprimé le souhait d’assouplir les sanctions imposées à l’Iran au cours des négociations.

La revanche de Netanyahu

La priorité du Premier ministre israélien (Benjamin) Netanyahou après l’élection sera probablement de travailler étroitement avec le Congrès républicain pour faire avorter l’accord nucléaire qui est en train d’être élaboré par Washington, Bruxelles, Berlin et Téhéran, a déclaré à Xinhua Wayne White, ancien vice-directeur du Bureau des renseignements sur le Moyen-Orient du département d’Etat des Etats-Unis.

« Majoritaires dans les deux chambres du Congrès, les républicains peuvent désormais empêcher la levée des sanctions américaines nécessaire pour que l’accord entre en vigueur. Ironiquement, les représentants de la ligne dure iranienne s’en réjouiront également, car ils sont opposés à cet accord », a-t-il analysé.

M. McCain, dont les tendances bellicistes en matière de politique étrangère sont connues, a déclaré mercredi dans les médias américains qu’il reverrait la politique concernant le terrorisme au Moyen-Orient avec M. Corker.

Le sénateur a fustigé la « réponse faible » du gouvernement à l’Etat islamique (EI), un groupe extrémiste qui s’est emparé de vastes pans du territoire irakien et syrien et dont la progression a incité les Etats-Unis à lancer une campagne de raids aériens visant à le détruire.

À la suite de la victoire écrasante des républicains aux élections, les pressions sur le gouvernement vont s’intensifier pour qu’il prenne des mesures plus fermes contre l’EI, a indiqué M. White.

« En prenant la direction de la Commission des armes, M. McCain disposera d’une plate-forme qui lui permettra d’exiger des actions plus fermes en matière de politique étrangère et de tenir des audiences au cours desquelles des responsables du gouvernement devront justifier leurs actions », a confié à Xinhua Darrell West, membre du think tank Brookings Institution.

Tout cela sera couvert médiatiquement et augmentera la pression sur M. Obama pour qu’il agisse avec plus de fermeté, et cela devrait influencer la politique des Etats-Unis vis-à-vis de l’EI, de la Russie et d’autres pays dans le monde, a–t-il expliqué.

« Les sénateurs bellicistes ne peuvent pas forcer le gouvernement à faire ce qu’il ne veut pas faire, mais ils peuvent retarder la confirmation des nominations proposées par M. Obama et ajouter des annexes aux projets de loi de crédits. Ainsi, il sera plus difficile pour le gouvernement d’ignorer leurs revendications », a-t-il ajouté.

Le stratège républicain Ford O’Connell a indiqué que le Sénat pourrait retarder ou annuler des coupes budgétaires de la défense déjà prévues. « Cette équipe veut de toute évidence écraser l’EI », a-t-il déclaré, évoquant la position des dirigeants républicains du Sénat à l’égard des terroristes qui ravagent l’Irak.

« Ce que nous allons entendre de M. McCain et dans une certaine mesure de M. Corker, c’est qu’il faut que l’armée fasse le nécessaire pour contenir ou repousser l’EI », a-t-il ajouté.

Réseau international

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michel boissonneault

réparer les erreurs de obama ne sera pas dure a éffectuer car EI , le hamas , le hezbollah par les attaques
que ses terrorristes éffectue rend facile les décisions d’intervenir contre ses maniaques islamique …..
le seul problème des républicains est le manque d’un chef de parti rassembleur , jovial , clair et déterminé
je donne juste mon opinion constructive car je suis pro-républicain et pro-israel