Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.
Dans un article publié dans le quotidien Haaretz du 28 juillet 2014 sous le titre « le sang palestinien séchera et sera oublié », le romancier Yizhak Laor s’adresse aux palestiniens de la bande de Gaza en reprenant la thèse de leur discours victimaire selon lequel les israéliens sont insensibles, inhumains, et procèdent par la force alors que les habitants de la bande de Gaza assistent, impuissants, à toutes les violations de leurs droits élémentaires dans une existence niée. 
Son texte est composé de 6 paragraphes et empreinte le style de Voltaire ou de Montesquieu qui dénonçaient, en évitant la censure, les aberrations de la société française au 18ème siècle.
Dans le premier paragraphe, l’auteur donne immédiatement l’impression qu’Israël se livre à un jeu de massacre (en toute impunité), en suggérant aux palestiniens de laisser leurs « monceaux de cadavres », d’ « arrêter les jérémiades du deuil et de s’occuper des blessés de façon hystérique » ou de rechercher « les grands mères disparues dans les ruines », de « faire cesser les pleurs énervants des enfants de calmer les femmes qui n’ont pas décider quoi sauver de la maison qui brûle »… Le cadre est donc posé : Israël est le monstre, les palestiniens les victimes. Il leur propose alors d’être rationnels et de prêter quelque attention aux conseils qu’il leur livre dans le document.

Dans le second paragraphe, le critique littéraire du journal Haaretz fait comprendre aux palestiniens qu’il ne sert à rien de se lamenter puisque personne ne les écoute. Il débute donc par un ordre : « arrêtez de filmer des blessés et des morts » puisque de toute façon « nous ne regardons pas vos images de destruction ». Yistrak Lior diffament alors la presse israélienne et les journalistes juifs en indiquant que « les médias israéliens sont les plus responsables du monde » puisque les journalistes sont des « crieur sur le marché en gros de la viande », chaque annonceur étant un enseignant de l’enseignement spécial ». Pour Yizhak Lior, le « monde » se réduit à « l’occident », et que « quand il vous écoute, il ne vous entend pas ». Insistant, il assure que les palestiniens sont assimilés aux images de massacres » comme « le Pakistan », « l’Afghanistan », « l’Irak », « la Syrie » et le monde ne parle d’eux que « lorsqu’ils tirent sur Sdérot ou Ashkelon » (Il ne doit manifestement pas être informé des agressions du Hamas sur Tel Aviv et Jérusalem au moyen de missiles perfectionnés).
Dans Le troisième paragraphe, il assimile les israéliens à des meurtriers et débute son propos par un ordre : « pensez un instant ». « Nous avons tué des dizaines d’entre vous en Cisjordanie de janvier à juillet 2014 » avant de poser la question « est-on venu se plaindre à nous ?» Aussi, propose-t-il aux palestiniens d’imaginer ce qui se serait passé si ils avaient tué « dix civils, des juifs » (c’est à dire un nombre insignifiant au regard du carnage commis par les juifs). Il fait alors état de ce que l’indignation serait incommensurablement plus importante : « quels grands titres plein de soutien n’aurions nous pas ! », avant de fournir l’explication insensée : « vous êtes les autochtones et nous les installés (que l’on peut également traduire par colons) dans un monde qui n’a jamais abandonné cette hiérarchie et qui distingue le sang de l’un et le sang de l’autre ». Assimilant les israéliens à être cruels, il reprend « nous avons été un peu choqué par ce que nous avons fait à Chaldiya, et à vos hôpitaux, vos écoles, tous les enfants morts mais « votre sang séchera et sera oublié ». Pour l’auteur, les juifs ont le monopole du souvenir « se souvenir n’est permis qu’à nous. Votre mémoire à vous n’est que provocation.
Dans le quatrième paragraphe, il pose la question « n’avez vous pas compris ? Gaza est justement un excellent exemple ». Faisant fi des critères de sécurité visant à protéger les populations juives limitrophes, il laisse entendre qu’il est une formidable discrimination des palestiniens à l’égard des israéliens puisqu’il n’ont pas le droit de franchir la frontière alors que les israéliens si, qu’il leur est interdit de pécher « alors que nous pouvons aller jusqu’à vos plages », qu’il leur est interdit de travailler la terre à moins d’un kilomètre de la frontière alors que les israéliens travaille chaque centimètre jusque la frontière, qu’il« vous est interdit d’enlever des gens de chez nous alors que nous pouvons mettre en prison les gens de chez vous ». Le romancier met ici en parallèle l’enlèvement de personnes juives par le Hamas (c’est à dire un crime) et l’arrestation de délinquant et de criminels palestiniens poursuivis à ce titre. Il livre alors son explication qu’il présente comme étant la seule justification possible : « parce que nous sommes les plus forts ». Pour lui, les israéliens sont des personnes sans conscience : « nous pouvons violer n’importe quel accord y compris l’engagement d’une jonction terrestre entre gaza et la Cisjordanie ». (Yitzrak Lior ne doit pas tout à fait être informé des dispositions d’esprit du Hamas à l’égard des juifs qui interdit l’aménagement d’un tel tronçon et le principe de souveraineté).
Dans le cinquième paragraphe, l’écrivain laisse entendre qu’il est une duplicité dans les agissements de l’Etat juif avec l’affirmation selon laquelle il est bien connu « qu’un accord conclu avec les arabes est quelque chose de temporaire ». Nous avions promis une quatrième phase de libération (de prisonniers palestiniens), confirmant « oui nous avions promis », avant de poser la question « qu’avez vous retiré de l’enlèvement et de l’assassinat de trois juifs ? Réponse de l’auteur « la falaise solide ». Une fois encore, Yizhak Lior minimise le meurtre « banal » de 3 juifs, pour essayer de démontrer une démesure dans la riposte d’Israël. Il réaffirme ironiquement les valeurs morales des juifs : « Croyez-nous : nous savons combien vous souffrez, nous sommes moraux, mais nous vivons au 21e siècle. Alors que vous ? À la traîne. Sinon, nous n’irions pas au niveau du sol et vous dans des tunnels. Ou plutôt : sinon vous ne demanderiez pas pourquoi cela nous est permis et pas à vous ». Montesquieu avait posé la question de savoir si les esclaves étaient des hommes, ce qui ne pouvait être le cas, sinon les français ne seraient pas chrétiens. En l’espèce, l’argumentation ne tient pas. Le problème n’est pas de savoir si tel peuple est du 21ème siècle et l’autre d’un autre temps, mais bien de canaliser une population nourrie de haine par ses dirigeants.
La conclusion dans le sixième paragraphe reprend la thèse du rapport de forces inégales : « cela nous est permis parce que nous sommes les plus forts » (comparant les chars, les missiles, la force navale israélienne et palestinienne). Il indique alors que titulaire de la force, les juifs ont le droit d’édicter la règle « c’est la Loi morale toute entière. Nous sommes la Loi et vous êtes en dehors d’elle ». Comme si l’Etat hébreu se livrait à un abus de pouvoir, « Vous êtes les détenus, et nous sommes les geôliers ». « Peu importe ce que vous ferez, vous ne serez pas libre », « vous n’aurez pas l’indépendance ». « Peu importe qui vous dirige… nous ne voulons simplement pas de vous, parce que ce que nous avons pris ne nous suffit pas. Votre existence nous dérange ». Et s’il est vrai que vous n’avez nulle part où aller, répétez notre slogan « ce n’est pas le char qui gagnera mais l’homme soutenu financièrement par les Etats Unis ».
Les palestiniens peuvent être convaincus du bien fondé de leur combat et de la poursuite des actions terroristes contre Israël. C’est un autre problème d’Israël : ces juifs qui, dans leur perception de la situation, s’approprient le discours de leurs ennemis.
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.
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Je sais cela fait très intellectuel d’être contre les Israéliens, et il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
J’aurai pensé, cher Maître, que vous auriez plutôt blamer le présient de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui est incompétent et qui n’a aucune notion de patriotisme à l’égard de son peuple.
Si Mahmoud Abbas avait gouverné comme il se doit, le Hamas n’aurait jamais existé ou alors si insignifiant qu’il aurait été rayé comme d’autres pays arabes procèdent.
Par contre, cher Maître, vous parler de MASSACRE ou de CARNAGE perpétré par les Juifs. C’est une guerre Maître ! un massacre ou un carnage c’est au Rwanda que cela s’est déroulé, vous confondez la région !
Intellectuel je veux bien, mais ridicule ???
Votre message n’aurait pas pu plus mal tombé.
1) Je suis Berber et non pas séfarade donc croyez moi, je reconnaît la dhimmitude quand je la vois. De plus, séfarade ou ashkénaze, la dhimmitude est un mécanisme qu’on ne vie pas seul, elle est imposée ou induite – Non pas par les Suédois – mais bien par les Arabes dont il est ici question. Non ??
Donc si je comprend bien votre commentaire, un Ashkénaze ne pourrait pas se comporter comme un dhimmi face aux Palestiniens ?? (Est-ce que c’est eux qui ne sont pas assez Arabes ou est-ce lui qui est trop blanc ??)
Je parle de dhimmitude, non pas parce que je suis ethnocentré, mais parce qu’il est bel et bien question de cela pour les propagandistes Islamo-Fascistes auxquels ce monsieur s’adresse en leur faisant la part belle.
2) La goulette ?? LOOL (vous ne pourriez pas plus vous tromper)
4) Vous voulez nous faire croire que le racisme serait le monopole des séfarades 🙂 Révisez bien votre histoire, jusque dans les années 50 les séfarades ne pouvaient même pas approcher d’un quartier ashkénaze.
Et de ce côté là, il n’y avait pas plus explicite que votre chère Golda Meïr.
Bientôt vous allez nous dire que la vie en Israel est bien plus simple lorsque l’on s’appel Saïd au lieu de Goldenblum
Mon commentaire n’était pas raciste, les séfarades ont connut une histoire qui à forgée leurs relations avec le monde extérieur, il en est de même pour les ashkénaze, c’est un fait (et non pas un pré-jugé).
L’assimilation est bien plus répandue chez les Ashkénaze car les sociétés Européennes étaient beaucoup plus permissives (tout est relatif) que les sociétés Islamiques où les Juifs n’ont pu rêver d’une quelconque forme d’éducation qu’après la colonisation.
Quant à l’intégration, cela n’a jamais été possible pour les séfarades (nous n’avons jamais eu de Dreyfus ou de Leon Blum au Yemen, en Irak, ou ailleur).
Tout dans la vie a ses bons et ces mauvais côtés, l’histoire des Ashkénaze les a naturellement menés vers un mode de pensée qui certes favorise l’apparition de gens comme Mr Laor mais aussi celle de gens comme Begin, Ben Gurion, Meïr, Einstein, Freud ect…
Je regrette que vous ne voyez dans mon commentaire qu’un jugement de valeur, cela n’était pas le cas.
Vous voulez dénoncer mon pseudo racisme, en attendant, ce n’est pas moi qui érige des listes de noms pour établir la supériorité des uns sur les autres…
Il n’y a aucune notion supériorité dans mon commentaire, mais de là à dire que les séfarades et les ashkénaze ont la même mentalité est absurde, tout comme de ne pas reconnaître que la mentalité ashkénaze est beaucoup plus propice à l’apparition de ce genre de comportements.
Message typique d’un certain racisme sépharade, qui préfère remettre la »dhimmitude » sur le dos des Ashkénazes, quand ce terme ne les concernait que de loin, puisque ne vivant pas en monde arabe.
Ce racisme facile préfère oublier que parmi les grands chefs de guerre et dirigeants d’Israël, il y a eu un certain nombre d’Ashkés, qui n’ont pas été avec le dos dela cuillère quand nécessaire, comme Ariel Scheinermann, alias Sharon, dont le père était de Brześć Litewski, en polonais et Brest-Litovsk en russe, Menachem Begin, de son nom d’origine, Mieczysław Biegun, également de Brest-Litovsk, et on peut aligner comme ça, aussi bien les grands dirigeants et stratèges de droite, dont Jabotinsky, que de gauche, dont Ben Gurion, de Plonsk, en Pologne ou Golda Méir, connue sous le nom de Golda Meirson, née Golda Mabovitch, de Kiev, dans l’actuelle Ukraine…
Certaines mauvaises langues seraient bien avisées de la tourner 7 fois dans la bouche, plutôt que de se livrer à des généralisations ethnocentrées, affichant un petit air supérieur à la « j’ai tout compris au café de la Goulette », parce que, moi, les Arabes je les ai fréquenté… D’autres les ont réellement combattus, et c’est une autre pair de manche.
MDR, je suis fière d’être Juif parce que y’a vraiment que chez nous qu’on laisse les gens dire tout et SURTOUT n’importe quoi !!!
C’est typique du monde Ashkénaze, ils se sont tellement assimilés chez les Blancs qu’ils se prennent vraiment pour eux et iront jusqu’à s’identifier à une puissance « colonial ».
Si monsieur pense être un colon, qu’il fasse ses valises et parte d’Israel, on a pas besoin de psychopathes nourris au syndrome de Stockholm !!
Et que quelqu’un l’amène faire un tour en Europe parce qu’il faut vraiment être idiot pour croire que les morts Juifs font plus la couverture que les morts « Palestiniens »…
Quand on allume BFMTV on se croirait à Gaza; en Israel il y a des correspondant, à Gaza: des « Reporters » de terrain qui nous noient dans un océan de mensonges édités par le Hamas en collaboration avec les têtes « bien pensantes » de ce monde.
Tout ce que Mr Laor prouve, c’est qu’il vendrait son âme pour en faire partie et enfin se sentir aussi supérieur que ce qu’il accuse les autres de vouloir être:
BREAKING NEWS FOR YOU MR LAOR: YOU ARE A JEW WEATHER YOU LIKE IT OR NOT
Monsieur se veux ouvert et bien pensant mais il démontre par là même qu’il n’est qu’un stupide personnage tellement ethnocentré qu’il n’imagine le conflit Moyen-Oriental que par le prisme des Journaux de la droite Israélienne !!! (Jusqu’où la bêtise ira t-elle ?)
Il rejoindra un jour Stéphane Hessel au panthéon des parasites intellectuels !
Un masturbateur nourrit aux fantasmes de ces ennemis …
STUPIDE, STUPIDE, STUPIDE
Que quelqu’un lui donne son su-sucre, il a fait un bon travail le dhimmi !!