Huit personnes ont été blessées lundi soir par l’explosion d’une bombe placée dans un conteneur à déchets à Aïn Héloué, le plus grand camp de réfugiés palestiniens au Liban, a affirmé un responsable de sécurité palestinien à l’AFP.
« Une explosion s’est produite dans le camp d’Aïn Héloué (dans le sud du Liban) après 21H30 (18H30 GMT), blessant huit personnes, dont une grièvement », a affirmé Maher Chabayta, responsable du Fatah –le mouvement du président de l’Autorité palestinienne Mahmmoud Abbas– dans le camp.
Le blessé grave est un éboueur qui déplaçait un conteneur à déchets quand la bombe placée à l’intérieur a explosé, a-t-il précisé.
Les camps palestiniens du Liban sont considérés comme des poudrières.
Les assassinats et les règlements de compte sont fréquents dans le camp d’Aïn Heloué (plus de 45.000 habitants), qui se situe dans la banlieue de Saïda, la grande ville du Sud du Liban, et où des groupuscules extrémistes sont depuis des années installés à la faveur de la misère qui y règne.
BEYROUTH, 24 oct 2011 (AFP)
Washington condamne les incursions syriennes au Liban
Washington a condamné lundi les incursions de l’armée syrienne au Liban et s’est dit « profondément inquiet » que des opposants syriens aient pu être tués ou capturés à la frontière entre les deux pays.
« Au cours des dernières semaines, il est apparu que les forces syriennes sont entrées sur le territoire libanais », a déclaré à la presse un porte-parole du département d’Etat en dénonçant cet acte et en appelant la Syrie à respecter la souveraineté du Liban.
« Nous sommes aussi profondément inquiets des indications selon lesquelles des dissidents syriens ont pu être capturés et possiblement tués lors d’opérations près de la frontière » avec le Liban, a-t-il ajouté.
Des chars syriens sont entrés au cours des dernières semaines dans des zones frontalières non délimitées entre la Syrie et le Liban mais aussi sur le territoire libanais, tuant trois civils syriens.
Selon Beyrouth, près de 5.000 Syriens, y compris des soldats insoumis et des membres de l’opposition, se sont réfugiés au Liban depuis le début du mouvement de contestation contre le président Bachar al-Assad en mars.
La démarche américaine fait écho à celle du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, rendue publique la semaine dernière.
« Je condamne fermement les violentes incursions et raids des forces de sécurité syriennes dans les villes et les villages libanais qui ont provoqué des morts et des blessés », avait déclaré M. Ban.
« J’appelle le gouvernement de la République arabe syrienne à cesser immédiatement toutes ces incursions et à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban », avait-il ajouté.
La démarche américaine intervient également le jour où l’ambassadeur des Etats-Unis à Damas, critique sévère du régime de Bachar al-Assad, a quitté la Syrie en raison de « menaces crédibles pour sa sécurité personnelle », a indiqué lundi le département d’Etat américain.
WASHINGTON, 24 oct 2011 (AFP)
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