En juin dernier, un diplomate français en charge du dossier palestinien nous confiait qu’ « une libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit nous permettrait d’envisager de nouveau un dialogue avec le Hamas ».
Alors que le tankiste s’apprête à être libéré et qu’ailleurs dans le monde arabe, la France a engagé des contacts avec les chefs des formations islamistes, va-t-on assister à la fin de l’exception palestinienne sur ce point ?
Il est encore trop tôt pour répondre. Mais d’ores et déjà, Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, a fait une déclaration intéressante sur France Info: « Je connais la position du gouvernement israélien face au Hamas, mais j’ai l’habitude de dire qu’on fait toujours la paix avec ses adversaires et pas avec ses amis ».
Alain Juppé, qui connaît très bien le conflit israélo-palestinien, n’ignore pas qu’Israéliens et islamistes du Hamas se sont déjà parlés dans le passé, et que localement, ils continuent. Quand ce n’est pas tout simplement dans les prisons israéliennes…
La France avait fait de la libération de Gilad Shalit un critère « d’évolution positive du Hamas ». En 2008, Paris avait ouvert un discret canal de discussions avec le principal mouvement islamiste palestinien. Mais sa révélation dans Le Figaro avait mis fin à cette timide ouverture.
La France et les principaux pays occidentaux posent toujours trois conditions pour parler aux islamistes palestiniens: mettre fin au terrorisme, reconnaître l’État hébreu et entériner les accords passés entre Israël et l’Autorité palestinienne. Une position jugée, en privé, maximaliste par de nombreux diplomates.
Mais depuis, le « printemps arabe » est passé par là. L’ambassadeur de France au Caire rencontre ouvertement Mohammed Morsi, le chef du Parti Liberté et justice, émanation des Frères musulmans. Son collègue à Tunis, Boris Boillon, en fait de même avec Rachid Ghannouchi, le leader d’Ennhada. Et Paris n’hésite pas à dépêcher à Beyrouth un haut-responsable du Quai d’Orsay pour rencontrer un responsable du Hezbollah… lequel n’a pourtant pas renoncé à la violence contre Israël.
En avril, Alain Juppé, prenant acte des bouleversements induits par les révoltes arabes, avait demandé à ses ambassadeurs « d’élargir le spectre de leurs contacts » avec les islamistes qui acceptaient le jeu de la démocratie et renonçaient à la lutte armée. On n’y est pas encore avec le Hamas. Mais nul n’ignore que, comme dans l’affaire Shalit, plus « on attendra, plus la note sera salée », selon l’expression d’un autre diplomate français.
Georges Malbrunot
Le Figaro.fr
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Charte du Hamas : extraits
{{ARTICLE TREIZE}} Les initiatives et les soi-disant solutions de paix et conférences internationales sont en contradiction avec les principes de la Résistance Islamique. Violer n’importe quelle partie de la Palestine est une atteinte à la religion. Le nationalisme du Mouvement de la Résistance Islamique fait partie de la religion. Ses membres ont été nourris de cela. Pour hisser l’étendard d’Allah dans leur mère patrie, ils luttent. « Allah sera le vainqueur, mais la plupart ne le savent pas ». De temps en temps, des appels à la tenue de conférences internationales sont lancés pour résoudre la question palestinienne. Certains acceptent, d’autres rejettent l’idée pour une raison ou une autre, posant une ou plusieurs conditions à leur participation. En connaissance de cause, le Mouvement de la Résistance Islamique estime que ces conférences sont incapables d’exaucer les demandes, à savoir la restauration des droits, et la justice aux opprimés. Ces conférences visent uniquement à installer des mécréants comme arbitres en terre musulmane. Depuis quand les mécréants rendent-ils justice aux croyants ? « Les juifs et les chrétiens ne t’approuveront que quand tu auras embrassé leur religion. Dis leur : La direction qui vient d’Allah est seule véritable ; si tu te rendais à leurs désirs, après avoir reçu la révélation du Coran, tu ne trouverais en Allah ni protection ni secours » (Coran, II, 114).
{{Il n’existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales sont une perte de temps et des tentatives vaines. Le peuple palestinien refuse d’accepter que son avenir, ses droits, et son destin soient l’objet de spéculations.}} Comme il est écrit dans l’honorable Hadith : « Le peuple}} }} de Syrie constitue le fouet d’Allah sur la terre. Il se venge par leur intermédiaire de quiconque Il veut parmi Ses fidèles. Il est interdit aux hypocrites d’entre eux de vaincre le véritable croyant et ils mourront dans l’angoisse et la douleur ».
L’angélisme encore et encore. Le passé ne leur a pas servi de leçon.Des irresponsables.
Si le hamas ce parti d’ordures et de criminels veut parler à israêl , il n’a besoin de personne . Il a le numéro de notre premier Ministre . Et si c’est par timidité on pourrait leur donner celui de Lieberman , il les mettra tous à l’aise . Qu’on arrête de nous amuser !