Le sénateur américain John McCain a déclaré dimanche que l’attention allait désormais « se concentrer » sur la Syrie, sans exclure des opérations militaires pour protéger les civils, après la mort jeudi de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
« Maintenant que les opérations militaires en Libye ont pris fin, l’attention va se concentrer à nouveau sur quelles opérations militaires pratiques pourraient être envisagées pour protéger la vie des civils en Syrie », a affirmé M. McCain lors d’une session du Forum économique mondial sur les rives jordaniennes de la mer Morte.
Selon l’ONU, la répression au mouvement hostile au président syrien Bachar al-Assad a fait plus de 3.000 morts depuis le début de la contestation mi-mars.
« La révolution syrienne semble être maintenant dans une nouvelle phase (…) il y a de plus en plus de défections dans les rangs de l’armée et de plus en plus de Syriens semblent avoir pris les armes contre le régime », a poursuivi M. McCain.
« Il y a de plus en plus d’appels de l’opposition en faveur d’une sorte d’intervention militaire étrangère. Nous les entendons. Nous collaborons avec le Conseil national syrien » qui réunit tous les courants de l’opposition, a-t-il ajouté.
L’ancien rival de Barack Obama à la présidentielle de 2008 a averti que « le régime d’Assad ne doit pas croire qu’il peut s’en tirer avec les assassinats en masse. Kadhafi a fait cette erreur et cela lui a tout coûté ».
« Les dirigeants iraniens seraient sages de tenir compte de ces conseils », a par ailleurs déclaré M. McCain. « Leur tentative d’assassiner l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington a rappelé aux Américains la menace que pose ce régime », a-t-il ajouté.
Le 11 octobre, la justice américaine a accusé l’Iran d’avoir planifié un attentat pour assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington, et annoncé l’arrestation d’un Américano-Iranien, Mansour Arbabsiar.
L’Iran a rejeté ces accusations, dénonçant un scénario monté de toutes pièces pour diviser les pays musulmans et faire oublier les problèmes politiques internes des Etats-Unis mais aussi leurs difficultés dans la région.
MER MORTE (Jordanie), 23 oct 2011 (AFP)
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