Toutes les réactions à la libération de Gilat Shalit et des prisonniers palestiniens.Voici les principales réactions à la libération de Gilad Shalit, mardi 18 octobre 2011:

En France

Nicolas Sarkozy a affirmé que la libération de Gilad Shalit est « un très grand soulagement pour la France » et que le jeune homme serait « bientôt » reçu à Paris.

« Le fait que Gilad ait été reconnu Français depuis le début a beaucoup contribué, je pense, à le préserver en vie », a affirmé le chef de l’Etat. « Je veux croire que ça va permettre de reprendre des discussions » entre Israéliens et Palestiniens, a affirmé M. Sarkozy à la presse, en marge d’un déplacement. Il a souhaité « qu’il y ait également des détenus (en Israël) de Cisjordanie qui puissent rentrer en Cisjordanie ».

Europe Ecologie-Les Verts : Les libérations intervenues mardi au Proche Orient « ne peuvent que satisfaire tous les défenseurs des droits humains en Palestine, en Israël et dans le monde », écrit dans un communiqué le mouvement dirigé par Cécile Duflot.

Il « exprime son soutien aux centaines de prisonniers qui depuis le 27 septembre font une grève de la faim contre leurs conditions dégradantes de détention, les punitions collectives, les fouilles et violences en tout genre qu’ils subissent dans les prisons israéliennes ».

« A ce jour, 5.000 palestiniens sont encore emprisonnés en Israël parmi lesquels figurent 176 mineurs, dont certains âgés d’à peine 12 ans », poursuit EELV.

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë : « J’accueille avec un immense soulagement la nouvelle de la libération de notre compatriote Gilad Shalit. Ainsi s’achève une épreuve terrible d’inhumanité et d’injustice », a déclaré le maire dans un communiqué.

Enlevé à 19 ans, sur le territoire d’Israël, « ce jeune soldat franco-israélien a été, pendant plus de cinq années, soustrait au monde et au droit » a-t-il rappelé, souhaitant à « Gilad Shalit un retour serein à la vie et à la liberté ».

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) : se « félicite que la médiation égyptienne ait permis à ce jeune homme et à des centaines de Palestiniens de retrouver la liberté et « rappelle que la reprise du processus de paix est de l’intérêt de tous et qu’il passe nécessairement par un dialogue entre Israéliens et Palestiniens ».

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement de Paris, président du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée: « c’est avec une immense satisfaction que je viens d’apposer le bandeau « enfin libéré » sur le portrait de Gilad Shalit qui orne le fronton de la mairie du XVIe arrondissement ». « Un grand rassemblement sera organisé dimanche à 18h30 devant la mairie pour décrocher enfin le portrait du jeune homme ». Cette libération est aussi « un espoir de paix pour cette région du monde ».

Les députés UMP de Paris Jean-François Lamour et Philippe Goujon rappellent dans un communiqué qu’à leur initiative, « en décembre 2008, Gilad Shalit avait été fait citoyen d’honneur de la Ville de Paris » sur un vœu déposé » par eux en Conseil de Paris et « adopté à l’unanimité ». Ils remercient « tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette libération, notamment l’Egypte ».

Le Parti socialiste se « réjouit que Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis juin 2006, soit enfin libéré et puisse retrouver les siens. Nous pensons en ce moment à la joie des parents de Gilad Shalit, reçus à plusieurs reprises au Parti socialiste ». « De nombreux élus socialistes se sont mobilisés partout en France pour appuyer le combat digne et inlassable de sa famille », affirme le parti.

« Nous nous réjouissons de la libération dans le même temps de prisonniers palestiniens qui vont pouvoir retrouver leur famille », ajoute-t-il. Le PS « souhaite que cet accord entre le Hamas et Israël constitue un pas vers la paix qui sera suivi d’autres pour mettre fin durablement aux souffrances des deux peuples et assurer leur droit de vivre dans deux Etats qui se reconnaissent pleinement et dont la sécurité est garantie », conclut-il.

Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) : « Je pense très très fort à sa famille, j’ai envoyé un SMS à son père, a déclaré le président du Crif. C’est une très grande émotion qui a parcouru l’ensemble de la communauté juive en France, comme en Israël ». « Gilad Shalit est devenu l’enfant de tout le pays, en Israël. On peut aussi le dire pour nous, en France, puisqu’il est à la fois Français et Israélien ».

« Il faut penser à sa reconstruction qui sera longue, après cinq années passées dans des conditions d’incarcération intolérables puisqu’il n’a eu aucun contact avec sa famille », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Richard Prasquier « trouve choquants les amalgames » entre la « situation (de Shalit), celle d’un otage et celle des prisonniers palestiniens qui, eux, ont bénéficié de toute les assurances internationales en matière de détention, qui ont pu suivre des études ».

L’écrivain Bernard-Henri Lévy : « L’idée, la double idée, est simple – et elle fait honneur à Israël : (…) entre l’individu et l’Etat, toujours choisir l’individu; entre la souffrance d’un seul et les émois du « Grand Un », toujours laisser primer l’un seul », écrit-il sur le site de sa revue La Règle du Jeu.

« Tout le monde pose déjà la question du prix que les Israéliens ont payé pour la libération de leur captif. Ainsi que celle, connexe, des centaines d’assassins potentiels qui se voient, de la sorte, élargis », poursuit BHL.

« Le problème ne date pas d’aujourd’hui. En 1982 déjà, Israël relâchait 4.700 combattants retenus dans le camp Ansar, en échange de 8 de ses soldats. En 1985, il en remettait dans la nature 1.150 (dont le futur fondateur du Hamas, Ahmed Yassine) pour prix de trois des siens », rappelle-t-il.

Ironisant sur « les dialecticiens de comptoir glosant à l’infini », BHL met en avant « ce principe d’incertitude qui est au cœur de la sagesse juive et que résume l’Ecclésiaste (III, 23) : ce qui va plus loin que tes œuvres, ne t’en mêle pas – dans l’ignorance où tu es du royaume des fins et de ses ruses, sauve déjà le soldat Shalit. C’est fait. Enfin ».

Me Patrick Klugman, avocat français de la famille de l’ex-otage : « C’est une nouvelle absolument extraordinaire », a-t-il déclaré, insistant sur la « triple » information du jour, selon lui. « Gilad Shalit est en vie, Gilad Shalit est libre et Gilad Shalit est en Israël », a-t-il dit. « Jamais je n’avais eu la certitude que je verrais ça un jour. »

« L’essentiel est acquis. Pour la première fois, la prudence n’est plus de mise », a-t-il poursuivi

Joël Mergui, président du Consistoire juif de France : « C’est un immense bonheur, a-t-il déclaré à l’AFP. Nous saluons le courage de l’Etat d’Israël qui a montré la réalité de la valeur de la vie dans la conscience juive, quel que soit le prix – très cher aujourd’hui – à payer ».

« Demain, nous célébrons la fête de la joie dans notre calendrier. Une fête qui aura plus de sens encore avec la libération de Gilad Shalit ».

Joël Mergui a toutefois souligné que « dans toute cette liesse, il y a un sentiment d’amertume, à la pensée de toutes les victimes qui sont tombées sous les coups des terroristes qui sont libérés aujourd’hui ».

En Israël

Benjamin Netanyahu, Premier ministre: « J’ai ramené votre enfant à la maison », a-t-il indiqué aux parents selon un communiqué de son bureau. Au moment où il a vu le sergent de 25 ans, « M. Netanyahu lui a dit: Bonjour Gilad, bienvenue pour ton retour en Israël. C’est bon de t’avoir à la maison », a poursuivi le communiqué, reprenant les paroles d’une célèbre chanson populaire.

Dans un discours sur la base de Tel Nof, M. Netanyahu a promis qu’Israël « continuerait à combattre le terrorisme ».

« Tout terroriste qui reprendra ses activités, que le sang lui retombe sur la tête », a averti le Premier ministre en citant la bible.

« Aujourd’hui, nous sommes tous unis dans la joie et la douleur. La mission de ramener chez lui Gilad Shalit sain et sauf a été menée à bien », s’est félicité le Premier ministre qui a évoqué une « décision très difficile », en parlant de l’échange de prisonniers.

« Là bas (dans les Territoires palestiniens), on fête le retour d’assassins alors qu’ici nous sanctifions au contraire la vie », a opiné Benjamin Netanyahu.

Dans le reste du monde

Franco Frattini, minister des Affaires étrangères italien : « Cette journée est marquée par l’issue positive d’une affaire humainement angoissante après plus de cinq ans de captivité ne trouvant aucun fondement dans le droit international », affirme le ministre. « L’accord sur l’échange de prisonniers (…) peut être lu comme un message de paix et peut servir d’encouragement à la reprise des négociations », a-t-il estimé.

Ramine Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères: « a félicité la nation palestinienne pour la libération des Palestiniens détenus par le régime illégitime sioniste », a rapporté le site de la télévision d’Etat.

« Nous espérons qu’un jour toute la terre de Palestine reviendra à ses vrais propriétaires », a-t-il ajouté.

David Cameron, Premier ministre britannique : « Je félicite le Premier ministre (israélien) Benjamin Netanyahu et tous les gens qui ont permis de le ramener sain et sauf chez lui et j’espère que cet échange de prisonniers sera un pas de plus vers la paix », a déclaré le Premier ministre dans un communiqué.

« Je sais que les Britanniques partageront la joie et le soulagement ressentis par Gilad Shalit et sa famille aujourd’hui », a ajouté David Cameron, se disant « plein d’admiration pour le courage et la détermination dont ont fait preuve le sergent Shalit et sa famille au long de cette captivité longue, cruelle et injustifiée ».

« Nous restons fermement engagés en faveur de la paix au Proche-Orient – avec Israël et un Etat palestinien vivant côte à côte en sécurité. Nous continuerons à œuvrer pour des négociations directes pour parvenir à cet objectif », a conclu le Premier ministre.

Angela Merkel, chancellière allemande : « La chancelière remercie tous ceux qui ont été impliqués dans la libération de Gilad Shalit. Elle adresse des remerciements particuliers au gouvernement égyptien dont le rôle a été primordial ces derniers mois », selon un communiqué de la chancellerie.

« Il faut espérer que cette collaboration fructueuse entre Israël et l’Egypte contribuera à renouer de bonnes relations de voisinage entre les deux pays après les tensions récentes ».

Bülent Arinc, vice-Premier ministre turc : « Dans cet échange… et dans la protection de la vie de Shalit jusqu’à aujourd’hui, la Turquie a apporté une contribution très importante », a-t-il déclaré. Israël « sait » le rôle qu’a joué la Turquie, et cela a été reconnu « au niveau de la présidence » israélienne, a ajouté M. Arinc devant la presse, lors d’une visite à Skopje.

« Tout ce que nous souhaitons c’est que les armes se taisent, que le sang cesse de couler, et que la Palestine (…) devienne un Etat plus libre, indépendant et en sécurité, dans ses propres frontières », a-t-il dit.

CL avec AFP – Le Nouvel Observateur

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Armand Maruani

Je suis navré de ce  » copier coller  » lu dans le  » Figaro  » . Mais cela montre à quel point l’ingratitude de la France . Israël n’hésite pas une seconde quand il s’agit de combattre le terrorisme , avec tous les risques que cela comporte . Par contre , pour défendre ses propres intérêts , la France n’hésite à assister des  » rebelles muzz  » et d’assassiner sous le couvert de l’OTAN un tyran jadis reçu en grande pompe qui devenait gênant . Un Juif ne pèse pas lourd dans tous ces calculs d’épiciers à l’odeur de pétrole

Voici ce que je souhaitais rappeler aux autorités françaises qui se gargarisent d’avoir participé à la libération de Gilat Shalit alors qu’il n’en est rien . Tandis que les israëliens aprés avoir participés à la libération d’Ingrid Bettencourt gardent le triomphe plus que modeste . J’aimerai remarquer aussi l’ingratitude d’Ingrid Bettencourt pour avoir garder le silence pendant que l’un des fils de ceux qui l’ont sauvée croupissait dans les geoles de cette pourriture du hamas . Il vaut mieux être chrétienne que juif , votre vie en dépend . Le pape ne s’est pas trompé en la recevant avec tous les honneurs d’une star .

 » Les Israéliens revendiquent leur rôle dans l’opération  » Marc Henry 04/07/2008 | Mise à jour : 21:37 | Le Figaro

Des spécialistes israéliens auraient préparé leurs collègues colombiens pour l’opération de libération.

Les experts israéliens en matière d’opérations spéciales auraient réussi un très beau coup, en supervisant l’entraînement des commandos colombiens qui ont libéré Ingrid Betancourt. Israël Ziv, patron d’une société de conseil en matière de sécurité, Global CST, et ancien chef des opérations à l’état-major, ainsi que Yossi Kupperwasser, ex-patron du service de recherche des renseignements militaires, ont été vus dans la base où le commando colombien s’est entraîné dans un environnement spécialement conçu pour ressembler à celui du lieu où était détenue Ingrid Betancourt.

Plusieurs dizaines de spécialistes du renseignement et autres missions spéciales ont participé à la formation de leurs collègues colombiens. Israël Ziv, cité par la presse à son retour de Bogota, a pour sa part qualifié ce fait d’armes d’ « Entebbe colombien », une allusion à l’opération menée il y a trente-deux ans, jour pour jour, à plusieurs milliers de kilomètres d’Israël, en Ouganda, pour sauver les 244 passagers d’un avion d’Air France détourné par des Palestiniens et des extrémistes allemands.

« Ingrid Betancourt était devenue au fil des ans un symbole de la lutte internationale contre le terrorisme, a affirmé Israël Ziv au quotidien Haaretz. L’opération qui a été menée pour la libérer est digne des unités spéciales de n’importe quelle armée dans le monde » , a ajouté ce général de réserve. Il a toutefois eu le triomphe modeste et n’a pas donné l’impression de tirer la couverture, en soulignant qu’il ne « faut pas exagérer notre part dans cette opération ». Un responsable de Global CST, cité par les médias, a expliqué que la société a aidé les Colombiens à s’organiser « comme il faut dans la lutte antiterroriste, à exploiter correctement les renseignements et à penser de façon efficace d’un point de vue opérationnel et stratégique ».

Coopération militaire L’intervention israélienne dans le drame d’Ingrid Betancourt date d’un an et demi, lorsque les autorités colombiennes ont demandé l’aide de l’État hébreu dans leur lutte contre les Farc. Cette démarche a été facilitée par les relations très étroites entretenues par les deux pays sur le plan militaire. Israël a ainsi vendu à Bogota des avions, des drones, avions de reconnaissance sans pilotes utilisés pour des missions de surveillance, ainsi que du matériel de renseignement. À la demande du ministère de la Défense, Global CST a répondu à la demande de la Colombie.

Cohen.evelyne

quoi sa majeste sarkozy 1 crois que c est grace a lui je reve ou va s arrete sa folie des grandeur

Armand Maruani

Sarkozy, « soulagé »

Nous aussi .