L’Union européenne compte saluer lundi la création du Conseil national syrien (CNS), organe regroupant la majorité des mouvements opposés au président Bachar al-Assad, y voyant « un pas positif » pour résoudre la crise en Syrie, a confié un diplomate européen.
L’UE « salue les efforts de la population syrienne pour établir une plateforme (de l’opposition) unie et appelle la communauté internationale à faire de même. La création du CNS constitue un pas positif », affirme un projet de document, vu par l’AFP, qui doit être approuvé par les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Luxembourg.
Les Européens se félicitent notamment de l’engagement du CNS à défendre la non-violence et les « valeurs démocratiques ».
Le document réaffirme la nécessité pour le président Assad de quitter le pouvoir « pour permettre la transition ».
Né fin septembre à Istanbul, le CNS réunit pour la première fois toutes les tendances politiques, comptant notamment dans ses rangs les Comités locaux de coordination (LCC) qui chapeautent les manifestations sur le terrain, les libéraux, la confrérie des Frères musulmans interdite de longue date en Syrie, ainsi que des partis kurdes et assyriens.
Le régime syrien a haussé le ton dimanche, avertissant qu’il prendra des mesures contre tous les pays qui reconnaîtront le Conseil national syrien. « Nous allons prendre des mesures importantes contre tout pays qui reconnaîtra ce Conseil illégitime », a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, lors d’une conférence de presse.
Le régime syrien, secoué depuis la mi-mars par un mouvement de contestation populaire sans précédent dont il ne reconnaît pas l’ampleur, accuse régulièrement des « bandes terroristes armées » de perpétrer des assassinats pour déstabiliser le pays.
BRUXELLES, 10 oct 2011 (AFP)
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