Le premier groupe pétrolier canadien Suncor a estimé jeudi que le maintien de son projet gazier en Syrie, en partenariat avec une société d’Etat syrienne, n’allait pas à l’encontre des nouvelles sanctions imposées par Ottawa contre la Syrie.
Le chef de la diplomatie canadienne John Baird a annoncé mardi un nouveau train de sanctions contre le régime du président syrien Bachar al-Assad et visant en particulier le secteur pétrolier.
Les nouvelles sanctions interdisent aux sociétés canadiennes « d’importer, acheter, acquérir, transporter ou expédier du pétrole ou des produits pétroliers de la Syrie », voire de « financer de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier », selon le ministère des Affaires étrangères.
Or le groupe canadien Suncor, exploite, en partenariat avec une société d’Etat syrienne, General Petroleum Corporation, un important site gazier dans le centre de la Syrie, un investissement d’environ 1,2 milliard de dollars.
« Suncor se conforme aux sanctions en vigueur à l’encontre de la Syrie et elle continuera à s’y conformer », a réagi jeudi la société pétrolière et gazière dans un communiqué transmis à l’AFP.
« Les nouvelles sanctions du Canada visent notre industrie, mais elles prévoient le maintien des activités et des ententes en vigueur, incluant les activités du projet Ebla qui produit principalement du gaz naturel pour la Syrie », a ajouté Suncor.
Le ministre Baird avait lui-même suggéré que les sanctions canadiennes contre le secteur pétrolier syrien n’impliquaient pas l’arrêt des opérations de Suncor car ce dernier n’exporte pas le gaz naturel produit en Syrie.
MONTREAL, 6 oct 2011 (AFP)
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