Le Parti de la liberté et de la justice, issu des Frères musulmans égyptiens, a annoncé mercredi avoir choisi un intellectuel chrétien pour vice-président et compter près d’une centaine de Coptes parmi ses membres fondateurs.
Le parti compte aussi près d’un millier de femmes, a indiqué un responsable du parti, Saad al-Katatni, cité par le site internet de la confrérie.
« Le nombre des membres fondateurs a atteint 8.821 (…), dont 978 femmes et 93 Coptes. Le penseur copte Rafiq Habib a été choisi pour être le vice-président du parti », a-t-il déclaré après avoir soumis à la commission des partis politiques les papiers nécessaires à la reconnaissance officielle de la formation.
M. Habib « n’a pas seulement été choisi parce qu’il est chrétien, mais parce qu’il a une grande valeur intellectuelle et qu’il est une valeur ajoutée pour le parti. La présence de Coptes parmi les fondateurs du parti montre que les Frères musulmans font ce qu’ils disent, et que les frères coptes sont des partenaires dans la nation », a-t-il ajouté.
Les Coptes, ou chrétiens d’Egypte, représentent de 6 à 10% des 80 millions d’Egyptiens selon les estimations. Ils s’estiment discriminés dans un pays où la religion d’Etat est l’islam et nombreux sont parmi eux à craindre une montée des islamistes.
Les Frères musulmans ont à plusieurs reprises dit être contre la candidature d’un Copte ou d’une femme à la présidence, contrairement au Parti de la liberté et de la justice qui a assuré qu’il serait « indépendant » de la confrérie.
M. Katatni a répété que le parti n’était pas une formation religieuse, mais un parti « civil s’appuyant sur les principes de la charia islamique ».
D’après lui, le parti devait commencer ses activités le 17 juin, après la formation d’un bureau politique.
Créés en 1928, les Frères musulmans, interdits sous Hosni Moubarak qui a démissionné le 11 février sous la pression populaire, ont annoncé le 30 avril qu’ils lançaient leur propre parti avec l’ambition de briguer la moitié des sièges aux législatives prévues en septembre.
La confrérie a oscillé au cours de son histoire entre l’opposition violente au pouvoir et la collaboration, entre plaidoyers pour un Etat islamique et assurances de respecter le jeu démocratique.
LE CAIRE, 18 mai 2011 (AFP) –
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I note that you follow the Ikhwhan in calling Dr. Habib a « penseur copte. » But he is not a Copt or a coptic scholar – until 2010 Dr. Habib habitually identified himself and was identified by others as a Protestant Christian or an Evangelical Christian. His turgid writings on how Egypt’s minorities should all acknowledge themselves to be citizens of an Islamiic state were published when the Freres were a barely tolerated party. Now that they are interested in taking power, they have promoted Dr. Habib from simply a Christian to a member of the Coptic community. This is to the Brotherhood’s advantage – Dr. Habib certainly thinks it is to his own advantage – but it doesn’t seem to be true.