Les murs frontaliers, qui semblaient voués à la disparition après la chute de celui de Berlin, se portent bien et progressent depuis les attentats du 11 septembre 2001, ont indiqué mardi des chercheurs réunis à Montréal pour un colloque qui leur est consacré.
« De tout temps, le mur a été au coeur des relations internationales », a rappelé à l’ouverture du colloque une de ses organisatrices, Elisabeth Vallet, directrice de recherche à la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Malgré une légère baisse du nombre de barrières et de murs de séparation à l’issue de la guerre froide, de plus en plus de murs se sont construits depuis le tournant des années 2000 et plus précisément depuis septembre 2001, a noté Mme Vallet.
Actuellement, on peut dénombrer dans le monde une cinquantaine de murs de séparation, totalisant 30.000 kilomètres, car « les Etats ont éprouvé le besoin de se préserver des autres », a-t-elle commenté.
Pendant leurs travaux de deux jours, les chercheurs devaient discuter notamment des murs et autres barrières entre les Etats-Unis et le Mexique, entre Israël et les territoires palestiniens, entre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla et le Maroc, ou encore entre l’Inde et le Bangladesh.
Ce qui est nouveau, c’est que ce sont aussi des États démocratiques qui construisent de nos jours des barrières de séparation avec leurs pays limitrophes, ont relevé des participants au colloque.
MONTREAL, 17 mai 2011 (AFP) –
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