Un avocat a pour la première fois été autorisé à rendre visite à l’ingénieur palestinien qu’Israël a reconnu détenir après qu’il a mystérieusement disparu en Ukraine il y a un mois, a indiqué lundi le Palestinian Centre for Human Rights (PCHR).
Dans un communiqué publié à Gaza, cette ONG vouée à la défense des droits de l’Homme affirme qu’un avocat a pour la première fois été autorisé à rencontrer dimanche Dirar Abou Seesi, 42 ans, dans la prison d’Ashkelon, au sud de Tel-Aviv, où il est détenu.
Dans ce texte, le PCHR réclame « la libération immédiate » de M. Abou Seesi, Directeur technique de l’unique centrale électrique de la bande de Gaza, et accuse le Mossad, service israélien pour la sécurité extérieure, de l’avoir enlevé en Ukraine puis secrètement transféré en Israël.
Le tribunal de Petah Tiqva dans la banlieue de Tel-Aviv a partiellement levé dimanche le black-out imposé sur cette affaire et confirmé que cet ingénieur était détenu « pour enquête » en Israël.
Le tribunal a en revanche maintenu l’interdiction de rendre publiques les circonstances et les raisons de son arrestation pendant une période supplémentaire de 30 jours, selon les médias israéliens.
Père de six enfants et marié à une Ukrainienne, M. Abou Seesi a disparu alors qu’il se trouvait dans un train en Ukraine.
Selon son épouse Veronika, qui s’appuie sur le témoignage du personnel présent dans le wagon, M. Seesi a été emmené par des inconnus se présentant comme des agents des services secrets ukrainiens, avait précisé l’agence Interfax.
Selon un délégué en Ukraine de l’office des réfugiés des Nations unies (UNHCR), cité par la presse israélienne, Dirar Abu Seesi est détenu à la prison de Shikma à Ashkelon.
GAZA (Territoires palestiniens), 21 mars 2011 (AFP) –
![]() |
![]() |








































