Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

Après 50 jours de combats, Israël et le Hamas ont accepté, le 26 août 2014 (sous l’égide de l’Egypte), la mise en place d’un cessez-le-feu illimité.

Israël s’était fixé pour objectif de détruire les tunnels palestiniens construits sous sa frontière et de ramener le calme, ce qu’il a partiellement obtenu au prix terriblement lourd de si nombreuses vies humaines. Pour sa part, le Hamas n’a obtenu ni la levée du siège, ni l’autorisation de construire un port ou un aéroport, ni la libération des prisonniers palestiniens, juste un élargissement de sa zone de pêche. Les infrastructures et l’économie palestinienne sont en ruines, de nombreuses villes palestinienne sont réduites à l’état de cendres et l’organisation terroriste est fustigée par les organisations humanitaires pour ses tirs sur les populations civiles israéliennes et pour l’exécution, sans procès, de personnes accusées de collaboration avec Israël.


Image jaunie d’une réconciliation avortée.

Bien évidemment, il importe peu de savoir lequel des deux camps a remporté la bataille mais au contraire, de connaître les dispositions d’esprit des palestiniens dans la période qui s’ouvre, pour vérifier s’il est enfin possible d’envisager les perspectives d’une paix définitive. Les déclarations palestiniennes sur ce point, ne sont hélas pas encourageantes : le responsable du Hamas, Khaled Maachal (basé au Qatar), a affirmé, dès l’annonce de la trêve, que son mouvement continuerait à lancer ses attaques depuis la bande de gaza mais aussi depuis la Judée-Samarie où il entend étendre son influence. De même, le 29 août 2014, les membres du djihad islamique (autre organisation terroriste de la bande de gaza), ont paradé dans les rues de gaza, armes au poing, et munis de roquettes, affirmant (par la voix de leur porte parole) qu’Israël « est un pays voué à l’extinction et à la défaite face à n’importe quelle armée de la nation musulmane », et qu’il n’était donc pas question de renoncer aux armes avant la victoire finale.

Ce discours s’inscrit d’ailleurs dans les recommandations du Hezbollah (milice chiite libanaise) qui, dès le 15 août 2015, recommandait aux palestiniens de suivre la voix du combat dans un discours classique selon lequel Israël serait « une tumeur cancéreuse » qu’il convient d’éradiquer pour un motif avant tout religieux, et ce, indépendamment du problème palestinien.

Cette obstination palestinienne visant à éradiquer Israël trouve en réalité sa source dans le déni du monde arabo-musulman d’Israël qu’il ne reconnaît pas, et qu’il ne fait pas figurer sur les cartes géographiques. Dans le monde musulman, le mot « Palestine » est mentionné sur les cartes à l’emplacement d’Israël qui n’est que « l’entité sioniste » occupante de la Palestine, et qui doit naturellement disparaître (comme c’est le cas de toutes les forces d’occupation illégales qui sont chassées par la résistance). Or, le refus musulman d’admettre que cette région du monde est sous souveraineté israélienne installe la population palestinienne dans la conviction que l’Etat juif, illégitime, est voué à la disparition, quelque soit le temps que cela peut mettre.

Ainsi, et contrairement à une idée largement répandue, le conflit entre Israël et le Hamas n’est pas de nature territoriale, ni ne relève du point de savoir si tel centimètre carré doit revenir à Israël ou aux palestiniens : il est la conséquence exclusive du refus de la présence et de l’Existence de l’Etat d’Israël pour les musulmans. Il suffit pour s’en convaincre de lire la presse palestinienne qui distingue entre les territoire occupés en 1967 (en référence aux territoires sous souveraineté jordanienne occupés par Israël en 1967), et les territoire occupés en… 1948, dont fait partie notamment Tel Aviv (sic).

Autrement dit, ce que l’on nomme conflit israélo palestinien n’est autre qu’un combat, côté israélien, visant à faire admettre aux palestiniens sa reconnaissance par les institutions internationales et le droit international, alors que, côté palestinien, il s’agit d’administrer la preuve qu’Israël n’existe pas. Or c’est précisément le refus arabe de reconnaître Israël et de le faire figurer sur les cartes du monde qui les conforte dans cette thèse. Les palestiniens se trouvent même une utilité en essayant de conquérir la vieille ville de Jérusalem pour contrôler le Mont du temple, refaire basculer la mosquée Al Aqsa et le dôme du rocher sous souveraineté arabe, et être certain que les juifs ne construiront pas le troisième temple à cet emplacement.

Si donc les palestiniens se présentent devant les caméras internationales comme constituant un peuple opprimé, nié, massacré, par Israël, il ne s’agit que d’une présentation de type publicitaire pour susciter compassion et empathie, alors que les intentions sont toutes autres : mener une bataille plus importante qui est celle de la captation de la totalité des territoires de la Palestine historique.

Il ne faut donc pas se leurrer : pour les palestiniens, Israël n’est qu’une fiction. Il n’est donc pas possible de négocier la paix avec lui mais au contraire, de procéder par étapes (comme celle du désengagement de la bande de Gaza), et de prendre progressivement le contrôle des terres israéliennes.

Ce faisant, les palestiniens sont enfermés dans une culture du mensonge et du déni de la réalité. A titre de comparaison, c’est un peu si comme des personnes se présentaient en France comme étant les descendants des gaulois qui ont lutté contre la présence et la République romaine avant qu’elle ne s’effondre, et qui continuent cette lutte, non pas contre la France, mais contre « l’entité franque » installé dans la « Gaulle historique ». Les descendants des gaulois refuseraient de la même manière, la réalité géopolitique internationale, ce qui serait parfaitement absurde.

Israël n’a donc d’autre choix que de privilégier la carte modérée du Président de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, raison pour laquelle Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu l’a appelé, le 29 août 2014, à abandonner le partenariat avec le Hamas pour entamer un processus politique menant à un accord de paix. Le président de l’Autorité palestinienne est pourtant contesté non seulement dans la Bande de Gaza, mais également au sein du Fatah, comme l’illustre la tentative de renversement dont il a fait l’objet en août 2014, par un groupe dirigé par son ancien premier Ministre Salam Fayyad Article original.


Le prince Saoud Al Fayçal, ministre des Affaires étrangères

Pour autant : le Monde arabe est peut être sur le point d’entendre la voix de la raison. Lors de l’assemblée nationale des érudits musulmans, tenue le 21 août 2014, l’Arabie saoudite a appelé le monde islamique à reconnaître Israël Article original et à rejeter le Hamas comme représentant du peuple palestinien. Le Roi Abdallah d’Arabie Saoudite a même qualifié le Hamas d’organisation terroriste, trouvant scandaleux que ce mouvement agisse au nom de l’Islam en tuant et en mutilant les corps alors qu’un tel procédé est interdit dans le Coran, déformant ainsi l’image de la religion.

Cette déclaration, tout à fait extraordinaire, ouvre la voix, non pas à la paix entre le monde arabe et Israël mais bien à l’établissement de relations diplomatiques entre entités reconnues par le Droit international. Si tel était le cas, les palestiniens se rendraient compte que la destruction d’Israël n’était qu’un fantasme stupide dans lequel ils ont été bercés, et qui avait pour unique objet de les confiner dans une utilité existentielle sans véritable raison d’être. Le réveil risque d’être dur mais une fois réglé le problème de l’armée islamique en Iraq et en Syrie, l’ère messianique pourra enfin débuter.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

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jacqueline

De quelle Palestine historique parle t-on LA JUDEE SAMARIE, a été rebaptisée par les romains et appelée palaestina pour punir les juifs de s’être rebellé contre ROME donc les plus vieux palestiniens sont juifs et non arabes.

Il faut que les arabes fassent une remise en cause obligatoire et faire la paix avec les juifs qui sont les enfants de la terre d’Israël (Judée samarie du nom rebaptisé Palaestina connues de toutes les religions et surtout des chrétiens).

Israël doit continuer à exiger la reconnaissance qu’ISRAEL EST LE PAYS DES JUIFS et qu’il a tous les droits dans son pays. le hamas n’est qu’un envahisseur de plus.