Le fait est assez remarquable pour être noté : généralement, les sites de lutte contre la désinformation en temps de guerre sont dans l’obligation de courir après les médias nationaux et leurs agences de presse (Reuters, AFP, AP…) pour rectifier de fausses informations, des images truquées grâce à Photoshop. Cette fois, la BBC, qui détient plusieurs records antisionistes dans son palmarès, analyse des images et démontre qu’elles sont fausses. #GazaUnderAttack : la désinformation en images

Photos qui circulent sur les réseaux sociaux avec le hashtag #GazaUnderAttack. En haut, deux photos prises à Alep, en Syrie, en juin 2014. En bas à gauche: Gaza en janvier 2009. En bas à droite: à Bagdad, en Irak, en septembre 2007. (Photos AFP)

DÉCRYPTAGEEn une semaine, près de 400 000 tweets ont été publiés pour dénoncer les frappes israéliennes, la plupart détournant des photos prises en Syrie, en Irak ou à Gaza il y a plusieurs années.

Tandis que les tirs de roquettes du Hamas et les frappes israéliennes sur Gaza s’intensifient, le hashtag #GazaUnderAttack se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Venant du monde entier, la plupart de ces tweets reprennent les mêmes photos choc, représentant des bombardements et des enfants morts ou ensanglantés.

A l’origine de ce message, Tyler Durden alias WasimAhmed89, qui se présente sur son profil comme un fan du Liverpool FC habitant dans la banlieue sud de Londres. Le jeune homme a jugé opportun de prendre position sur la situation dans la bande de Gaza entre deux tweets sur la Coupe du monde, et d’illustrer son message par un montage de photos prises en Syrie, en Irak, à Gaza en 2012, comme l’explique la BBC qui les a identifiées. Le tout a été retweeté dans la foulée, sans plus de précautions, par près de 8000 utilisateurs.

La tendance était lancée. Quatre cent mille tweets ont déjà été publiés en une semaine avec ce hashtag, la plupart illustrés des mêmes six images. Quand on remonte le fil, on s’aperçoit que très peu de leurs auteurs peuvent être assimilés à des fidèles du Hamas ou à des antisionistes. Ils ont des âges et des profils variés, sont originaires de toutes les parties du globe et ils se sentent poussés par une volonté d’alerte citoyenne. Certains d’entre eux se targuant de montrer au monde ce que les médias refusent de montrer.

«C’EST GAZA EN CE MOMENT»

C’est le cas d’une jeune fille de 16 ans qui a tweeté une photo de Gaza en flammes datant de novembre 2012 avec pour légende : «C’est Gaza en ce moment. Comme d’habitude, ce ne sera pas montré dans les journaux.» Interrogée par la BBC, elle raconte qu’elle ne savait pas que cette photo était ancienne mais que, de toute façon, «lorsqu’une bombe explose c’est toujours plus ou moins à cela que ça ressemble».

Ce n’est pas la première fois que ce genre de désinformation frappe Internet. Le conflit syrien, les troubles en Irak ou encore la mort de Ben Laden ont déjà donné lieu à la circulation massive de photographies détournées sur le Net.

Voici les principales photographies postées sur Twitter ces derniers jours, avec des légendes attribuant les scènes de désolation à l’opération israélienne sur Gaza :

Une mère irakienne serre son fils à la morgue de Baquba, dans le nord de Bagdad, le 16 septembre 2007. Photo AFP.

Photographie d’une mère irakienne qui serre son fils à la morgue de Babuqa, dans le nord de Bagdad, le 16 septembre 2007. Photo AFP

Photographie d’une école à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, lors d’un bombardement israélien, le 17 janvier 2009.Photo Mohamed Abaid. AFP


A Syrian girl with her face covered in blood walks away from the site of a reported barrel-bomb attack by Syrian government forces in the northern city of Aleppo on June 25, 2014. Syria’s war has killed more than 162,000 people and forced nearly half the population to flee their homes. AFP PHOTO /AMC / KHALED KHATIBUne jeune fille syrienne, le visage ensanglanté, après une attaque dans le nord d’Alep, le 25 juin 2014. Photo Khaled Khatib. AFP.

Une femme syrienne et de jeunes garçons fuient un bombardement à Alep avec un enfant blessé dans les bras, le 26 juin 2014. Photo Zein Al-Rifai. AFP. Une femme syrienne et de jeunes garçons fuient un bombardement à Alep avec un enfant blessé dans les bras, le 26 juin 2014. Photo Zein Al-Rifai. AFP

AUDREY DESTOUCHES 9 JUILLET 2014 À 17:41

liberation.fr Article original

Serait-ce un signe « collatéral » de l’engagement de David Cameron à combattre les filiales des Frères Musulmans engagées dans le terrorisme? Il ne faut, sans doute, pas rêver et, d’ici quelques temps, il faut s’attendre à une avalanche d’accusations déplacées, de la part des gouvernements et médias des pays occidentaux. Pour le coup, ne boudons pas notre satisfaction relative, tout en restant sur nos gardes…

De nombreuses images sont partagées sur les réseaux sociaux, pour montrer à quel point les gens sont affectés par les tensions renouvelées, entre Israël et les Palestiniens.

Le Hamas tire des roquettes de Gaza sur le Sud d’Israël, qui réplique par des frappes aériennes sur Gaza. Plusieurs terroristes (« militants » en novlangue) du Hamas et du Jihad islamique ont été tués, et, mardi, on rapportait que 17 Palestiniens avaient été blessés, lors des 50 frappes israéliennes de la nuit.

Au cours de la semaine dernière, le hashtag #GazaUnderAttack a été utilisé des centaines de milliers de fois, souvent en prétendant distribuer des photos censées montrer les effets dévastateurs des frappes aériennes.

Certaines de ces images proviennent de la situation actuelle, mais une analyse de #BBCtrending a découvert que bien d’autres datent d’aussi loin que 2009 et d’autres des conflits environnants de Syrie et d’Irak .

Produit par : Neil Meads

bbc.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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oxomars

La désinformation est une arme pire que leurs qassams foireuses.

Nous pouvons traquer ses images qui font des adeptes dans les rangs antisémites. Il leur en faut déjà pas beaucoup à ses anciens catho pour épancher leur trop plein de charité, mais là, ils en ont plein les yeux pour pas un rond.

Pour cela, il suffirait d’implanter une base de données dans laquelle seront stockées toutes les photos détournées accompagnées des dates et lieux d’événements. Une photo suspecte pourrait être vérifiée sur le site et en cas de recherche positive, l’internaute peut marquer le mensonge par un simple lien pré-formaté qui sera apposé dans la réponse du blog.

Faut peu de sous, une poignée d’informaticiens et surtout une équipe de veille qui pourrait être composée de beaucoup d’entre nous.

Je crois que l’effet arroseur arrosé fera son travail. Il est urgent de ne plus laisser le web dans les mains des truqueurs anti-juifs car c’est la démarche inavouée de ses salauds.