Pour l’Etat d’Israël et la société israélienne, l’année civile commence avec un redoutable défi : quelle décision prendre en ce qui concerne cet acharnement thérapeutique qui dure depuis plus de huit années, au cours desquelles le général Sharon a été maintenu en vie artificiellement ?
Je le dis d’entrée de jeu avant même la conclusion : je ne sais pas, je me demande simplement qui doit décider : est ce la famille du patient ou sont ce les médecins ? Et justement, comble de malchance, la famille opte pour le maintien en vie coûte que coûte, alors que les médecins de l’hôpital Tel ha-Shomer ne sont pas d’accord.
Pourquoi ce soudain regain d’intérêt pour la santé du général ? C’est qu’au bout de ces huit années, ses reins ne fonctionnent plus normalement et la question est de savoir s’il faut le dialyser ou non. Les médecins sont réticents alors que les fils d’Ariel Sharon ne veulent pas que leur père disparaisse ainsi… On peut les comprendre comme on peut comprendre les médecins. Mais par delà ce cas personnel, c’est une grave question d’éthique médicale qui se pose. Et ce dilemme est sérieusement compliqué par l’attitude de la tradition juive dans ce domaine. Permet elle de débrancher les machines d’assistance respiratoire et cardiaque ou l’interdit elle ? C’est toute la question.
Je sais que la société israélienne, véritable laboratoire des valeurs bonnes ou mauvaises de notre temps et de leur compatibilité avec l’évolution des mœurs, aime ce genre de confrontation qui la tiennent en haleine de temps en temps. Mais dans ce cas précis, il ne s’agit pas d’un citoyen lambda, il s’agit d’une des grandes figures de l’Israël contemporain, d’un ancien premier ministre, d’un officier de Tsahal le plus décoré, de l’homme qui est entré avec ses chars à Beyrouth, bref un homme dont la vie se confond avec celle de son pays et dont le sort aura nécessairement un impact sur l’Etat d’Israël…
On peut aussi se demander s’il est opportun que les lois religieuses s’immiscent dans un problème strictement médical. Ces questions ne se posaient pas en ces temps reculés en raison d’une médecine se trouvant dans ses premiers balbutiements. D’un autre côté, la médecine ou la science en général ne saurait tenir lieu de morale : la médecine ne domine pas l’éthique médicale. Au contraire, elle est lui est soumise et ne doit pas l’absorber. La question s’était déjà posée pour les fameux bébés-médicaments.
Franchement, je ne voudrais pas être à la place des médecins ni à celle de la famille. Mais moralement je les soutiens quelle que soit la décision prise.
Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du 2 janvier 2014
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J,admire Sharon car il avait commence a nettoyer Gaza mais pour une raison que je ne connais on l,a arrete en 1974…..Pour la question de couper sa vie personne a le droit de finir son existence j,ai ete dans la meme situation lorsque ma fille accidentee en mai 1988 en face de l,univ de jerusalem par une arabe,elle est restee dans le coma jusqu,en l,an 2009 alors que personne l,a croyait vivre plus de douze ans ,j,ai fait venir le meilleur neuroloque et amis de Bruxelles qui m,a dit de finir mais elle n,est pas decedee du coma mais sur la table d,opperation lors d,une intervention du rhein droit nous devons respecter notre religion ……..
J’ai pensé souvent à ce grand homme d’Israel d’un courage exceptionnel. Pourquoi ce calvaire de le maintenir en vie artificielle ?
« Arik », comme je l’entendais appeler , familièrement, en 73-74, par ses soldats, alors que je séjournais là-bas, qqs mois, est un héros d’Israël. De loin en loin, depuis que ce Général a été victime d’un AVC, je me suis demandé pourquoi sa famille —bien évidemment attachée à un tel père—, ne lui permettait pas de mourir , rapidement, dignement, comme l’un des grands chefs d’israël qu’il fut.
L’on ne peut mettre en parallèle ce que l’on souhaiterait pour soi-même, avec ce que l’on croit bon pour un grand soldat d’un grand pays!
Cet homme appartient à l’HISTOIRE de son pays. Le savoir maintenu, artificiellement, dans un état d’inconscience, de faiblesse, m’a toujours semblé inutilement humiliant, pour un héros, qui représentait pour les Israéliens, —et pour tous les pays, amis ou ennemis, —le symbole de la force et du courage d’Israël.
personnellement je ne veux pas que mes jours soient rallongees de cette facon Si je tombe dans un coma profond qu on me laisse mourir en paix
Il partira le moment venu. C’est comme ça pour tous les êtres vivants. il ne dépassera aucune seconde dans ce monde si ce moment fatidique arrive.