Se sachant espionné, le Premier Ministre tiendrait ses conversations les plus importantes dans les bureaux du Mossad, là où il peut être sûr de ne pas être écouté. Netanyahu use de “gestes” et de “codes” pour les sujets sensibles…


Le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, Le Président Shimon Peres et le Chef du Mossad, Tamir Pardo, right, lors d’une cérémonie honorant des agents de renseignements exceptionnels duMossad intelligence, à la résidence du Président, le 5 Décembre 2013. (photo credit: Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu suppose qu’il est quotidiennement espionné et, par conséquent, est prêt à l’impossible pour éviter que son travail ne soit compromis par des agences de renseignements, a rapporté la TV israélienne, vendredi soir, à la suite des révélations que les services de renseignements américains et britanniques ont intercepté des emails en provenance de son bureau et de celui de son prédécesseur Article original Ehud Olmert et qu’ils ont aussi espionné l’ancien Ministre de la Défense Ehud Barak.

Netanyahu n’a pas d’ordinateur dans son bureau, n’utilise pas d’e-mail et ne dispose pas de téléphone privé, selon la 2ème chaîne.

De façon bien plus considérable, quand il discute de problèmes particulièrement sensibles, même à son domicile, Netanyahu et ses invités ont, parfois, recours à un langage « gestuel », plutôt qu’à la parole, à cause des inquiétudes qu’ils puissent être écoutés, selon la dixième chaîne.

Elle ajoute que Netanyahu mène ses discussions les plus sensibles dans les bureaux des services de renseignements du Mossad, parce qu’il n’y a que là qu’il puisse être sûr qu’il est à l’abri des dispositifs d’écoutes.

Les adjoints de Netanyahu disent qu’il “parle parfois en codes” au cours de ses discussions, selon la dixième chaîne, et que même lorsqu’il dit par le « code » employé pour nommer tel ou tel décideur n’est pas complètement clair, ils ne peuvent pas le lui demander, parce qu’il ne le leur dirait pas.

Concernant les communications qui ont été interceptées par les agences de renseignement américaines ou britanniques, le reportage dit que Netanyahu serait trop heureux que son compte e-mail relativement inoffensif puisse être l’unique centre d’intérêt de telles activités d’espionnage.

Netanyahu et son ancien Ministre de la Défense Barak ont toujours travaillé à partir de l’hypothèse qu’ils se trouvaient sous surveillance, révèle la TV hébraïque, décrivant Netanyahu comme extrêmement « prudent et suspicieux » et faisant remarqué qu’il était le pire (/ou le meilleur) dans l’art de garder des secrets, même pour des alliés comme les Etats-Unis qui espionnent des Etats amis. Les révélations de ce vendredi ne sont juste que le sommet de l’iceberg , signale la chaîne 10.

PAR LA REDACTION DE TIMES OF ISRAEL 20 Décembre 2013, 8:58 pm 0

timesofisrael.com Article original

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L’hôtel de Jérusalem, d’où la CIA observe un site secret israélien

De nombreux Israéliens ont été scandalisés d’apprendre, par Edward Snowden et les documents qu’il publie, que leur « meilleur meilleur » ami, l’Amérique, avait pris pour cibles de sa surveillance secrète un ancien Premier Ministre et un Ministre de la Défense.

Par contre, leurs dirigeants politiques n’ont pas paru surpris. Depuis des années, les Etats-Unis dirigent un réseau complexe d’écoutes et de surveillance, pour espionner aussi bien amis qu’ennemis, dont Israël. Les satellites recueillent et transmettent des données aux centres de commandement, des « informateurs » opèrent, sur le terrain et auprès des sources les plus fertiles d’entre toutes, qui ne sont pas les humains, mais des instruments d’usage aussi banal que les téléphones portables, les tablettes et les réseaux sociaux.

L’Agence à la Sécurité Nationale, la NSA, mise sur la sellette par l’ancien agent devenu donneur d’alerte, Edward Snowden, est en mesure d’observer ces systèmes, chaque fois qu’elle le veut, juste en concentrant ces outils en direction d’un pays, d’une localisation, d’un groupes de gens ou sur des sujets définis, en fonction de ses besoins.

Si, par exemple, la NSA obtient électroniquement une liste d’agents des services israéliens, grâce à leurs numéros de téléphone ou leur carte de crédit , les grandes oreilles qui les écoutent peuvent maintenir chacun d’eux sous surveillance constante.

La même chose s’applique au personnel des forces aériennes d’Israël, à l’Industrie aérospatiale et à d’autres fabricants de haute technologie militaire, tels qu’Elbit et Rafael. Ces listes peuvent supposer, avec une quasi-certitude, que les données émanant d’eux sont entre les mains de l’agence.

Pour collecter des vidéos et des images, les Agences d’espionnage américaines n’ont qu’à puiser dans ces mines d’or de données que sont YouTube, Instagram, Tumblr et Pinterest, dont le dernier en date a récemment été consacré sous le label de « Content Curation ». Cela parce que Pinterest accomplit, pour eux, l’essentiel du travail des collecteurs de renseignements, en raccordant le matériau selon le sujet et le domaine d’intérêt et leur fournit ainsi, subrepticement, un plein filet de données brutes.

WhatsApp, une application mobile de messagerie multiplateforme permettant d’échanger des messages sans avoir à payer pour les SMS, est un des réseaux qui permettent de prélever des brochettes d’infos, comme une traînée de poudre.

C’est aussi un favori des enfants des écoles élémentaires israéliennes, pour échanger leurs pensées et leurs informations. Un enfant peut expliquer qu’il ou elle ne rejoindra pas la bande, cet après-midi, parce que son père, colonel ou capitaine de la force aérienne sur un navire de la marine, vient juste de rentrer à la maison, en arrivant de Crète ou de Sardaigne. Cela indiquera à l’oreille indiscrète que les équipages israéliens ont opéré un turn-over dans ces bases.

Un officier israélien conduisant sa voiture n’a juste qu’à consulter Waze pour trouver un raccourci vers sa destination secrète, pour la révéler aussitôt à un observateur clandestin.

Aussi, la question est : qui contrôle ces armées d’espions et redirige leurs centres d’intérêt ?

On entre, là, en eaux troubles, virtuellement inexplorées, comme le Président Barack Obama l’a sous-entendu, en obliquant, dans les commentaires qu’il a faits, lors de sa conférence de fin d’année, vendredi 20 décembre. Pour dissiper le vacarme, concernant l’espionnage indiscriminé des citoyens américains, il a promis une révision menant, si possible, à une réforme de la NSA, ajoutant de façon explicite : « Ce n’est pas juste parce que nous pouvons faire des choses, que cela signifie que nous devrions nécessairement le faire ». .

Les révélations de Snowden, sur des espions tranquillement assis à écouter les appels de la Chancelière allemande Angela Merkel et de la Présidente brésilienne Dilma Roussef ont attiré bien des ennuis à Washington. Elles ont aussi révélé les négligences de ses propres services de sécurité .

Cependant, Israël, d’après ce qu’on peut savoir, vit sous cette attention indésirable depuis ses tous premiers jours. Dans les années 1980, quand le regretté Menahem Begin était Premier Ministre, un véhicule à l’aspect bizarre sur lequel flottait une forêt d’antennes, se garait en permanence et presque de façon ostensible au-dessous des fenêtres de ses bureaux, à Jérusalem.

Son équipe rapprochée l’avait franchement identifié comme une station d’écoute mobile américaine. Les mesures utilisées plus tard ont été beaucoup plus sophistiquées. Le Premier Ministre Ehud Olmert, le Ministre de la Défense Ehud Barak et d’autres responsables israéliens, à leurs tours, ont constaté que leurs e-mails étaient interceptés, de façon régulière.

Mais, après 2009, Washington a introduit des systèmes de recueil d’information à haute puissance, et d’approche à multiples niveaux – particulièrement contre Israël, auxquels ni Snowden ni les Israéliens ne s’attendaient. Ce système n’a qu’une seule et unique orientation très précise : relever le plus léger murmure ou indice suggérant qu’Israël serait sur le point de lancer une attaque contre les sites nucléaires iraniens, ce qu’il a menacés de faire sans envoyer de notification d’avance à Washington.

Ecouter les conversations laconiques du Premier Ministre Binyamin Netanyahu avec le Ministre de la Défense Ehud Barak n’était pas suffisant. On a demandé aux espions d’épier la moindre conduite sortant de l’ordinaire , telle qu’un ordre donné brusquement de mobiliser un gros volume de carburant pour des avions, ou l’importation d’une quantité inhabituelle d’équipement médical d’urgence.

Au plus fort de cette période de défiance, les officiers américains des plus hauts-rangs en sont venus à atterrir en Israël à une fréquence de plus en plus soutenue. De chaque semaine à dix jours, plusieurs généraux à étoiles innombrables ou un responsable baratineur du Pentagone, sont arrivés en visite. Ils ont pour mission de débusquer tout signe d’après lequel Israël s’apprêterait à mener une attaque contre l’Iran, juste à temps pour que Washington puisse la stopper.

Ces émissaires ont deux directives :

1. Maintenir fermement la bride au Premier Ministre, au Ministre de la Défense et au chef d’Etat-Major Benny Gantz et d’autres généraux de Tsahal et les garder à l’œil à tout moment.

2. Relever leur moindre nuance dans le discours ou leur comportement qui signalerait une activité dissimulée, trop subtile pour que des engins d’observation puissent les enregistrer.

Le tempo de ces visites a baissé quand Washington en a conclu qu’Israël renonçait à une frappe militaire contre l’Iran à ce stade .

Cela dit, l’espionnage n’a pas cessé pour autant.

Les sources des renseignements de Debkafile révèlent qu’au cours de ces derniers mois, Israël s’est plaint à l’Administration Obama, au sujet de suites d’hôtel que des agents sous couverture louent à Jérusalem, dans des endroits surplombant une installation militaire secrète, fréquentée par de hauts responsables israéliens, pour leurs consultations les plus privées. Le gouvernement Netanyahu a demandé à Washington de mettre un terme à cette surveillance en sous-main. Mais, au même moment, certaines autres agences d’espionnage occidentales – moins amicales- l’ont intercepté et loué des suites au même endroit .

La conclusion de ces incidents, c’est que la surveillance clandestine américaine en Israël n’est pas près de s’arrêter dans un avenir prévisible. – et pas seulement contre des personnalités de première importance et le personnel militaire, mais en impliquant aussi de l’espionnage économique et industriel.

Pour combattre le risque grandissant d’exposition de ses secrets, Israël a introduit des « espaces stériles » impénétrables aux infiltrations illicites, autant qu’il utilise d’innombrables ruses pour détourner l’attention. Cependant, les Américains et d’autres parties intéressées continuent de chercher des failles dans ces barrières sonores – et ainsi la compétition va-t-elle se poursuivre.

DEBKAfile Reportage Exclusif 23 Décembre 2013, 10:10 AM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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michel boissonneault

je ne suis pas scandalisé car tout les gouvernements font pareil et si la NSA peux attrapper
les membres de faction terrorrisme alors bravo mais c’est triste qu’un allié ce comporte de
cette façon

Me Michel CALVO

Ce n’est pas étonnant.
Déjà, du temps de Leonid Bejnev, qui avait l’habitude de parler dans sa voiture, par un telephone mobile, à sa maitresse, pensant qu’il pouvait le faire librement était écouté par les satellites américains. Les Américains savaient tout de ses relations amoureuses. Peut-être l’ont ils fait chanter.
Lors de la guerre du Golfe, j’avais l’habitude de transmettre des fax à un de mes amis à Los Angélès. Chaque fois que le mot missile, américains, armée, Saddam, Iraq était écrit le fax ne passait plus.
De même lorsque nous parlions par telephone. La ligne était interrompue dès qu’un mot que les américains avaient sélectionné était prononcé. Ou s’agissait-il des Israéliens.
C’est entre autres comme cela que les enregistrement commencent à marcher. Toutes les conversations sont écoutées et dès qu’un mot sélectionné est prononcé, l’enregistrement se met en marche. Et puis pour les ordinateurs, vous avez sans aucun doute Norton ou un autre produit de detection de virus. Ou Microsoft qui vous envoit des mises à jours de programmes. Sachez que nos ordinateurs peuvent être espionnés ainsi. Et puis sachez que pour cette même raison, de Gaulle a développé la filière informatique Honeywell Bull en France pour éviter que la France utilise pour developer sa bombe atomique des logiciels et des ordinateurs américains, craignant d’être espionné. Mais les Américains étaient au courrant de tout!! Presque en direct. Le Commissariat à l’Energie Atomique utilisait des machines à écrire IBM à boule et ruban plastique Un jour le service comptable s’est apperçu que les dépenses relatives aux machines à écrire (papier, rubans plastique, etc) était réduit. Un entreprise de nétoyage, controlée par des espions américains, remplacait frequemment les rubans plastiques par des neuf. La France a fait des economies mais les américains savaient tout pour un prix dérisoire. Il existe aussi des appareils d’écoute (son) directionnels depuis des dizaines d’années.
Ces moyens de surveillances sont appelés des Moyens Techniques Nationaux de Vérification. Ils ne violent pas la droit international sauf s’ils sont basés sur les territoire de l’état espionné. S’ils se trouvent dans l’espace extra atmosphérique, ils ne violent pas le droit international public.
Dr Michel CALVO
Co-auteur d’un livre publié en francais et en anglais en 1986. Les accords Salt – contenu – application -controle. La partie controle traite entre autre des Moyens Techniques Nationaux de Vérification.

Ratfucker