Le Canard Enchaîné a été condamné aujourd’hui pour diffamation à l’encontre de l’ancien directeur central du renseignement intérieur Bernard Squarcini, pour avoir affirmé que celui-ci avait piloté des opérations illégales de surveillance de journalistes.Ils devront solidairement verser 2000 euros de dommages et intérêts à Bernard Squarcini, et la même somme au titre des frais de justice.
Dans son édition du 3 novembre 2010, Le Canard Enchaîné affirmait que, « dès qu’un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens », le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy « demande » au patron de la DCRI (contre-espionnage) Bernard Squarcini de « le mettre sous surveillance ».
L’hebdomadaire, qui citait des sources anonymes au sein de la DCRI, affirmait qu' »un groupe » avait même été monté à cette fin, composé de « plusieurs anciens policiers des RG » (renseignements généraux), qui « se procurent les factures détaillées du poste fixe et du portable du journaliste à espionner ».
04-04-2013/AFP
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